1er août 2012: Pour la postérité, voici l’intégralité des déclarations du «Grand» aux « trop petits»

Les déclarations du Chef de l’Etat au soir du 1er août 2012 lors de l’entretien télévisé avec Malik Gomina ( Canal3), Charbel Aïhou ( Golfe Tv) et Stéphane Todomé ( Ortb) suscitent diverses réactions. Si certaines personnes apprécient et soutiennent le discours de Boni Yayi, d’autres y adhèrent en émettant des réserves sur la forme, le ton…D’autres encore s’en démarquent, condamnent bien de propos du Chef de l’Etat. Afin de permettre à tout chacun d’avoir une meilleure idée de que Boni Yayi a dit véritablement et surtout pour la postérité, voici l’intégralité de l’entretien télévisé transcrit avec l’aide d’autres confrères.

Francis Z. OKOYA

 

Excellence monsieur le président, quel est aujourd’hui l’état de notre pays le Bénin.   

Mes chers, je tiens à vous remercier et à vous présenter également mes vœux  de bonne fête d’indépendance de notre chère patrie et merci d’avoir accepté de jouer ce rôle qui n’est pas facile. Comment traduire mes pensées et faire en sorte que le langage que je vais emprunter soit bien compris par le peuple béninois. Ce n’est pas un exercice facile.  Vous me demander comment se porte notre nation. J’aurais aimé vous retourner la question. C’est vous qui vivez au sein du peuple et je suis enfermer dans cette maison qui nous est commune, toujours en train de penser à mon cher peuple. Au peuple béninois je veux dire. Quand je dis mon cher peuple, c’est le peuple à nous tous. J’en fais mien parce que j’ai un contrat social avec lui. Alors, lorsque je vais vous demander comment il se porte. Est-ce que vous pouvez me dire un mot ? Comment j’aurais votre source. J’ai la source de ceux là aujourd’hui qui jouent le rôle des gardiens des intérêts de la communauté internationale. Je pense aux institutions de bretonwood. J’aurai aussi la source des intoxications. J’ai plusieurs sources en ce moment. La votre, les intoxications, le Fond monétaire international et la banque mondiale. Alors, j’attends la votre. Comment ce porte le pays ? Une fois que je j’aurais toutes ses sources là, j’ai l’occasion peut être de dire ce que je pense. Mais j’ai besoin d’avoir votre source également. Si vous n’en avez pas, si vous êtes gênés, alors vous pouvez me rapporter ce que disent les intoxications.

Mr le Président, les béninois que nous avons rencontrés dans la rue pensent que au plan économique, le Bénin ne se porte pas tellement bien.

C’est ce que vous avez retenu. Je crois qu’ils ont raison. Et je vous félicite d’avoir le courage de traduite fidèlement. Je crois, dans votre note d’introduction, vous avez reconnu que la planète toute entière est confrontée à une crise sans précédente. Il y a de cela quelque moment on croyait qu’il y avait quelques indices de croissance dans le monde. C’est-à-dire les pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, etc. Vous savez très bien que quand on prend les pays comme l’Asie,  la Chine, nous est habitué à des croissances à deux chiffres ou tout au moins des croissances de 8 ou 9 %. C’est qu’aujourd’hui ce taux de croissance est ramené autour 5, 6%. Ça veut dire, vous devez avoir une idée sur l’ampleur de cette crise sur la prospérité dans le monde. Et par conséquent des questions connexes de chômage, de revenu, des populations etc. l’Allemagne aussi a été toujours considérée comme la locomotive. L’agence de notation Bivac a rétrogradé la note de l’Allemagne pour des raisons que vous connaissez, …, l’Europe, la zone Euro est totalement en crise. Est-ce que je puis vous rappelez la question de la Grèce, la question du Portugal, de l’Espagne, etc. accompagné d’une crise bancaire sans précédent. Les Etats-Unis n’échappent pas à cette situation non plus. Alors, revenons sur notre continent. Je veux reconnaître que notre continent, ces dernières années a tenu le cap d’une croissance moyenne de 5, 6%. Mais du fait du rôle jouer par les grands pays producteurs du pétrole : L’Angola, le Gabon, etc. le Nigéria aurait pu jouer le même rôle si ce pays n’était pas confronté à ce que nous savons. L’intolérance religieuse qui tue aveuglement au Nord-Nigéria. Cette croissance, c’est vrai, est entrainé par, les pays qui ont le pétrole mais d’une manière générale, les pays qui produisent du coton et autres ont joué leur partition. Ce qui m’amène à la situation de la Cedeao. Vous avez deux grandes catégories des pays producteurs du pétrole qui ont commencé par se réveiller. La côte d’ivoire qui pratiquement vous savez très bien, avait fait une croissance pour des raisons de guerre, d’instabilité politique parce que celui qui est là est un grand homme, est passé à 8%. La Côte d’ivoire a le pétrole. Le Niger est passé au tour de 11% en 2012 s’est retrouvé à 15 %, l’uranium, le pétrole. Peut être bientôt le gaz et le charbon. Vous prenez la Sierra Léone. Le diamant, la bauxite, le fer, le pétrole,  qui est allé à 35%. Si on exclut ce premier cas là, tous là, vous avez la catégorie des pays comme, le Burkina, le mali, le bénin. Encore que, il y a quelques remarques à faire à l’intention de notre peuple. Le bénin est aujourd’hui le seul pays de la sous région à compter sur ses ressources fiscales. Le seul. Il n’y a pas deux. Lorsqu’on parle de calcaire, de phosphate, il y avait le Togo, le Sénégal. Lorsqu’on parle de. Le pétrole en cotre d’ivoire, l’or au Burkina au mali. Le phosphate au Burkina au mali, le pétrole au Nigéria. Etc. le pétrole au Libéria, le pétrole en Sierra Léone. Le pétrole au Ghana. Le bénin est le seul à vivre de ses ressources fiscales. C’est-à-dire dépend du comportement vertueux de ses citoyens. Quand même, nous avons pu identifier ce premier pôle. Il y a eu deux pôles. Le port et le Coton. Si vous mettez le port de Côté. A supposer que les trois pays le mali le Burkina et le Bénin. C’est bien de rappeler que le Burkina  et le mali exportent de l’or, je suppose que ces ressources font jeu égal avec le port. On suppose d’abord. Nous nous retrouvons avec le Coton, le seul. Le coton est aujourd’hui le pole de croissance. Il y a une corrélation entre les recettes de la production cotonnière et la croissance économique dans notre pays. C’est-à-dire que si la production monte considérablement, la croissance économique monte considérablement. Si la production baisse, et bien, la croissance économique baisse. Vous pouvez faire une série historique, vous allez retrouvez. Sachant ce qui nous est arrivé au cours de cette campagne, en s’en ressort avec une campagne de 3% en 2011. Le Burkina 4,8%, le mali 4,7 %. Mais il y a un contentieux de 130 mille tonnes. Si on intégrait les 130 mille tonnes de coton, on serait autour de 4,2%. Les 130 mille tonne nous ont fait perdre environ 2% de croissance.  D’une manière générale, c’est un premier débat. Le débat est que, cette croissance, est-ce qu’elle est faible ? Est-ce qu’elle a été répartie équitablement ? C’est la question. Est-ce qu’il y a eu une croissance de qualité ? Mais a mon avis le débat n’est pas encore à ce niveau parce que le taux est faible parce à la croissance démographique qui est de 3,8% , ça veut dire qu’il n’y a rien a partager véritablement. D’une manière générale maintenant, je crois, au cours des trois dernières années, on sent une légère amélioration. Elle est légère. Vous avez en 2009 on était je crois, à une croissance e 2,7 %. En 2010, 2,6% en 2011 3%. Et avec les perceptives, la reprises du coton dans les conditions que vous connaissez, de précipitation, si réellement les prévisions étaient confirmées, nous remonterions certainement à 4,5%. Mais tout dépendra de ce que nous faisons maintenant avec le port. Si nous arrivons à avancer maintenant avec le port, nous pouvons arriver à une croissance de 5, 6 %. Nous avons je crois d’une manière générale, 1 : il faut que vous fassiez votre analyse de ce qui se passe aujourd’hui au Nigéria. Premier pôle qui affecte notre capacité à créer la richesse dans un premier temps. Deuxième pôle, l’analyse que je vous demande, c’est que le Niger aussi ne se porte pas bien. C’est fait, surtout aujourd’hui avec une possibilité, une potentielle énergétique énorme 2,7 millions de barime par jour. Je ne veux pas porter un jugement sur la gestion de ce pays frère mais du point de vue des interrelations entre les populations, lorsque le Nigéria arrive à mettre de l’ordre dans ses affaires de manière  générale, ou lorsque le Nigéria est affecté par une crise, et bien le bénin s’en ressent. C’est un facteur d’explication. Deuxième facteur, je veux désigner le port. Si notre port ne se porte pas bien, naturellement, le peuple béninois en ressentira en termes de prospérité. Si le coton ne se porte pas bien, le peuple béninois s’en ressentira en termes de prospérité. En fin, ce qui est fondamental que je dois ajouter, et c’est ça qu’il faut retenir pour moi, nous n’avons pas beaucoup progressé d’une manière générale.

Pour quelle raison ?

La question de la gouvernance. La mal gouvernance. Et quand je parle de mal gouvernance, parce que il faut que je profite de l’occasion pour le dire, je ne veux pas faire de l’intoxication et ceci relève de chaque béninois et chaque béninoise. Lorsque chaque béninois affiche un comportement vertueux dans sa maison, la nation béninoise sera vertueuse. Des répercutions sur ma la santé du bénin se fera sentir. Alors, quand je parle de la mal gouvernance, c’est des uns et des autres, de tout le monde, des institutions, de l’administration, justice, institutions société civile, les producteurs, etc. à tous les niveaux. Peut être que nous aurons à avancer sur cette question tout au long de ce débat. En tout cas, je que je peux vous dire, j’ai ce document laisser par le Fonds monétaire international. Cette mission, cette troisième revue qui est venue, je vous recommande de lire cela, pour vous faire une idée exacte. Ce n’est pas moi qui ai rédigé. L’assainissement financier se poursuit. Nous n’avons aucun problème de trésorerie aujourd’hui qui nous empêche de faire face au payement de salaires. Pour être plus clair, si aujourd’hui, la douane arrête de travailler, le Bénin arrête de travailler, nous sommes en mesure de payer les salaires pour plusieurs mois. Je veux rassurer les béninois. Je leur demande de ne pas se référer aux intoxications véhiculées naturellement par ce contexte qui découle de la méchanceté et de la haine. Il faut absolument nous en convaincre. Nous avons ce tableau. C’est les critères de convergence au niveau de l’Uemoa. Tous ces critères sont respectés en dehors des taxes. C’est-à-dire, sur 100 F de recette fiscale, nous ne devons pas affecter plus de 35 F. Nous devons être autour de 50% actuellement. C’est ce seul critère aujourd’hui qui  nous dédale. Il vaut mieux se référer à ces institutions internationales et maintenant que nous fassions la comparaison avec le quotidien des Béninois. Ça c’est un débat, nous allons nous expliquer. Vous prenez là également point de mission du Fonds monétaire au tour de l’article 4. Deux questions encore liées à cette troisième revue du Fonds monétaire. Quand vous prenez observation, poste par poste qu’est-ce que vous lisez ? Respecté, respecté. Est-ce que vous avez vu non respecté quelque part. Tous les critères sont respectés. Nous n’avons plus d’Op, de gré à gré je ne veux plus en entendre parler alors qu’il y a trois ans, c’était pratiquement la règle. Mais s’il y en a c’est que c’est purement d’ordre technique. Je crois que les Op, il y a trois ans, c’était 50 milliards ou 70 milliards. Aujourd’hui, j’ai demandé au ministre des finances, on me disait il y a quelques chose de 80 millions.  Le Fonds monétaire n’a vraiment pas tenu compte. Dernier point que je vais vous dire. Aucun arriéré salarial. Dans d’autres pays de la sous-région, vous avez, il y en a qui doivent qui trois mois, qui cinq mois, qui six mois, qui quatre mois. Il n’y en a pas. Je mets en défi quiconque va me dire qu’on a des arriérés salariés. Notre dette intérieure totale 21,28 % du Pib. Ratio du somme budgétaire, on est aujourd’hui autour de 2,8% contre 1,9 % en 2010, 2% en 2009. Je n’invente rien, la ratio de la dette intérieure rapportée au Pib je crois on est à 17,8%,  contre quoi ? Si c’est la dette extérieure seule, contre la norme au sein de l’Uemoa est de 70% du Pib, je crois extérieur plus intérieur. Nous sommes à 17,8%. Vous voyez la potentielle de marge qui nous reste. C’est-à-dire nous avons encore une marge pour nous endetter. Mais nous soyons ces ratios de manières à ce que l’endettement puisse absolument profiter à la nation béninoise. Voilà d’une manière générale ce que j’ai voulu vous dire en ce point. L’assainissement financier se poursuit et c’est à mon avis, l’introduction de ce document du point de vue des activités économiques, l’année dernière a été battu par la reprise de activités économique après deux années de ralentissement le taux de croissance en 2011 est estimé à 3,5 % conte 2,6% en 2010, 2,7% en 2009. Ceci dit, et ça continue sur les réflexions liées à l’assainissement financier, etc.  C’est une source de préoccupation pour moi. J’ai obligation de reddition de compte pour ce peuple. Je n’ai rein à lui donné. Il m’a confié cette nation pour dix ans. Bientôt 7 ans. J’ai pris l’engagement d’être collé à lui et de ne pas le trahir. Peut être que c’est ce faisant qui a créé des accros, on en parlera, et qui nous a amené aujourd’hui à ce contre performance, certainement pour l’année 2011.   Pour ce faire, je suis à votre disposition pour que nous puissions approfondir les débats au cours de cette rencontre.

Vous avez dit des vérités d’évidence. C’est vrai que la situation économique générale dans le monde en Afrique et même dans notre sous-région est assez difficile. Les Béninois ne vous tiendront pas rigueur. Mais là où le problème se pose monsieur le Président, c’est que vous avez promis pour votre second mandat, un mandat de réformes. Ces réformes pour la plupart sont plombées. Donc, les Béninois qui dans leur quotidien souffrent se disent, mais qu’est-ce qui se passe ?  Au-delà de ce cet embelli que les institutions internationales nous donnent, aujourd’hui, il y a problème au niveau du papier ménagère. Et c’est à cet exercice que les béninois veulent que vous essayiez de les convaincre pour savoir pour quoi de plus en plus les gens n’ont qu’un seul repas par jour.

L’homme propose, Dieu dispose.  Vous aurez posé cette question à Obama. La même question au président Sarkozi, la même question au.., etc. Ne minimisez pas les chocs extérieurs. Nous sommes absolument une économie vulnérable. Nous sommes plus faibles encore.  Si ces grands pays tombent, … Donc, je demande au peuple béninois d’en tenir compte dans l’appréciation qu’il doit faire dans ce que nous sommes en train de faire ici. Absolument, ce n’est pas par manque d’amour. On ne peut pas dire ça. Ce n’est pas méchanceté que je fais cela. Ma détermination à faire en sorte que les béninois soient satisfaits est tellement forte. Je m’adresse au peuple béninois. Je ne m’adresse pas à cette classe politique qui pratiquement à mon avis est en train de ruiner ailleurs. Ils le savent bien ces politiciens. J’ai du respect pour eux mais des fois, je suis tenté de croire que c’est une classe politique médiocre. Je les respecte beaucoup. Si nous mettons de côté les difficultés liés à l’environnement international, si nous mettons de côtés les facteurs fantoches et qui déterminent notre capacité à créer la richesse, j’ai parlé, du port, du Coton, du pétrole, etc. on met ça de Côté. Il faut que nous regardions un préalable. Imaginez-vous, lorsque je suis arrivé à Addis-Abeba, qu’il s’agissait d’élire le président de l’Union africaine, ce n’est pas du coq à l’âne. C’est très important pour que le peuple puisse suivre. Je n’ai pas demandé. Il y avait un grand pays qui était candidat. Il y avait un pays voisin qui à la veille envoi son ministre des affaires étrangères pour faire une conférence de presse en  relation avec tous les autres pays en disant que, c’est le Bénin, c’est le jeune là que nous voulons. Pour quoi ? C’est le pays là la stabilité. Si la stabilité, la question politique, la question de la paix semble être menacée ça a absolument une répercussion sur la création de la richesse. Il faut que vous compreniez ceci. Alors, je vais revenir sur cet aspect. Parce que c’est déterminant, je sui dans ma 7ème année. Et je regarde  Dieu le père Céleste comme Jésus l’a toujours regardé. Pourquoi, m’incombe cette corvée. Quand vous me dites, des réformes, écoutez. Les réformes sont là et les réformes seront poursuivies. Il n’y a rien à faire. Nous avons lancé en l’espace, il y a quelques années où on avait quelques difficultés en matière de ressources douanières. Je crois il y a trois ans. L’année 2008 ou 2009. Vers les 18 novembre lorsque j’ai reçu le représentant de l’Union européenne. Monsieur le président, nous avons un problème avec vous. Ce problème, vous avez l’évolution des recettes douanières est décevables. Les recettes douanières chutent et la masse salariale monte. Au point où nous en sommes, nous ne pouvons pas décaisser. C’était environ 48 milliards. Vous devez absolument aller pour la lettre de confort du Fonds mondiale, c’est-à-dire l’accord préalable. J’ai envoyé le ministre des fiances de l’époque, c’est comme si on nous disait merci repartez. J’ai du prendre l’avion moi-même. J’arrive, il y avait à l’époque, le directeur général Dsk, qui adit cher ami, pourquoi  tant de générosité à l’endroit du monde des travailleurs. La masse salariale évolue plus vite que vos capacités à tenir leurs ressources. Je dis c’est vrai.  C’est que je crois à la stabilité pour que la nation puisse être stable et puisse se mettre au travail. Parce que à l’époque  ce ratio, c’est-à-dire sur 100 francs de recette fiscale on était déjà à 48 F  au lieu de 38 F. Je dix ok je vais veiller. On a tenu la réunion, je dis nous allons pouvoir vous donner la lettre du confort, je suis retourné, on a décaissé. L’année qui a suivi, même scénarios. 35 milliard. C’est là je dis, ce n’est pas possible, il faut qu’ »on en finisse avec cette affaire. Donc j’avais commencé par les douaniers, etc. Nous avons dit nous allons lancer ce programme, le programme de vérification des importations. Nous l’avons lancé. Autre chose est que la reforme soit bien conçue et autre chose et que la reforme soit bien gouvernée et bien gérée.

Dans ce cas, qu’est-ce qui s’est passé.

Dans ce cas, je me souviens bien. Je revenais de la campagne. D’abord avant d’aller, c’était à la veille des présidentielles. J’avais besoin d’une majorité parlementaire compte tenu des souffrances que j’ai eu au cours des  trois dernières années du premier quinquennat où le parlement qui et le cœur de notre démocratie a été paralysé. J’ai eu à l’expliquer au peuple béninois à l’époque, rappelez-vous. Pour moi, je dis pour ce second quinquennat, la priorité des priorités, c’était la majorité parlementaire. Après les résultats présidentiels, je devais partir lorsqu’il était question de lancer un appel d’offre pour cette affaire de Pvi, c’est-à-dire le contrôle des importations, le scanning et le traking. Je ne vais pas revenir. Le contrôle des importations qui se faisait depuis sous le président Soglo avec Cotecna, Bivac, etc. Bivac a eu la responsabilité de gérer ça pendant plus de 15 ans dans notre pays. La différente est que pour cette fois ci, on a dit pour orienter notre détermination, on va coupler  avec le scanning, renforcer par le scanning  c’est-à-dire essayer, pour ceux qui viennent avec de la drogue, les empêcher de dire que c’est la farine de blé, ou il viennent avec une qualité de marchandise qui nécessite un certain taux de dédouanement et ils déclarent autre chose parce que le taux de dédouanement est plus faible. Le Bénin étant un pays de transit, 80% à 70%, peut être que j’exagère, des transactions  au port de Cotonou prennent le chemin du Niger, sont en transit vers le Niger. L’essentiel va au nord du Nigéria.  Parce que le Niger à la présence d’esprit de créer des couloirs, des routes, ce qui nous a manqué mais, je vais y revenir. Pour répondre à la question qu’il a posé, vous savez, on profite du fait que on a la possibilité d’aller en transit, certains concitoyens malveillants amènent leurs conteneurs et disent, je suis en transit alors que ces conteneurs sont destinés à la consommation locale. Ils arrivent à Allada, ils font demie tour. Donc la question du traking. La réforme était conçue, il n’y avait aucun doute. C’est en ce moment, il cherchait qui devait être candidat. Moi je partais parce que le code des marchés public ne connait pas le président de la république. Il dis pas que pour qu’un marché soit accordé, il faut passer par le Président de la république. C’est faux. C’est pour quoi j’ai été choqué lorsque cet affaire de Cnsad est arrivé on m’a impliqué dedans. La plupart de nos lois sont en droit. Lorsque un ministre veut faire du gré à gré par exemple, il n’est pas obligé de venir me voir. La Loi, c’est-à-dire les textes de la nation ne l’obligent pas. Qu’est-ce qu’il fait ? Il est tenu d’aller voir le ministre des finances qui lui donne la dérogation. Le ministre Lawani a exploité cela. Je suis dans mes prérogatives. Mes prérogatives, c’est de donner la dérogation s’agissant des gré-à-gré. Le code des marchés publics ne reconnait pas le président de la république. J’ai plié bagage, je suis parti cherché ma majorité dans la brousse. Pendant ce temps, ils ont travaillé. Je suis revenu, on m’a présenté un décret. D’abord le jour où je suis rentré, on m’a dit de venir fêter la victoire de la garde républicaine. En quittant la maison, j’avais appris que les douaniers s’organisaient pour mettre en périls ces réformes. J’étais tellement mal en point et lorsque je suis arrivé, les militaires, parce qu’ils constituent mon corps voici ce que nous avons gagné. Je dis, je vous félicite, et c’est là où en réalité je reconnais, j’ai commencé par faire des déclarations mais parce que j’avais une conviction que ces réformes là, il fallait les faire. Mais je n’avais pas l’autre dimension. Donc je disais que à mon retour, parce qu’ils ont commencé, on m’a fait signer le décret. Ce décret là, vous l’avez vu, le décret indique les principes généraux du traking, le scanning, le contrôle des importations. Et c’est là que ça a été accordé, je crois au groupe Sgs/BéninContrôle. C’est le secrétaire général qui m’envoie le document. Je dis qu’est-ce que les ministres ont dit. Il ne dit rien. Je peux signer ? Il dit oui. Je dis, s’il y a de problèmes tu es mort. Il me dit monsieur le président, on ne va pas arriver là. Donc j’ai signé. Mais le décret n’a pas spécifié qu’ils ont signé un contrat. Donc on en était là lorsque brusquement j’apprends que le port est bouché. De quoi s’agit-il ? Jusque là je croyais franchement, et mon collègue du Niger m’appelle. Mon ami, quel crime nous avons commis au Niger ? Les pharmacies sont vides, les marchés sont vides. C’est lui qui m’a alerté. Il me dit, pourquoi nos camions sont bloqués depuis un mois et demi au port?  C’est comme ça j’ai appelé le ministre qui me confirme que le port est bloqué. Pour quel motif ? Les transporteurs ne veulent pas payer la balise. Parce que la balise, il faut payer 97 000 pour démarrer. Ils ont fait pratiquement toutes les formalités, bâchés, ficelés, ils étaient là. Ils étaient près de 800. Mais j’étais dépassé. C’est dans mon pays. Le port était bouché. Aucun navire ne pouvait accoster parce qu’il n’y avait pas de place pour débarquer les marchandises. D’abord la veille j’ai pris la précaution de réunir les acteurs. Qu’est-ce qui se passe au port ? Ce port là, si on le tue, ça veut dire qu’on aura décidé autrement du sort de ce notre peuple. Et c’est là où Bénin Contrôle, mon cher ami patrice,  qui d’ailleurs a pris l’engagement, a fait les discussions en disant que c’est à cause des problèmes de balise. Les gens ne se sont pas entendus, les prix des balises étaient trop élevés. Et le jour là, il prend l’engagement, « je vais livrer la balise gratuitement pour que les camions partent. Je me réveille le matin, je dis à 7 h, 8 h, il faut que les choses bougent. 8h30, je temps de m’habiller, qu’est-ce qui se passe au port ? On me dit non rien ne bouge. Je dis passé moi Talon. On me dit qu’il est à Paris. Je dis comment ? Donc je suis au port. J’ai dit faites-moi venir les militaires au Port. Les balises, je ne connais. Si c’est comme ça, ça veut dire qu’on n’a pas finit nos problèmes. Près de 800 camions ont été évacués. Environ 400 ou 600 à Allada. Je dois vous dire une chose. Il faut que je fasse un rappel. Lorsque, le port a été engorgé complètement et qu’on ne peut pas faire quelque chose, Mr Talon, (à l’époque, créait la guerre entre lui et les douaniers, entre lui et les manutentionnés, entre lui et les transitaires, etc., personne ne voulait le voir, il est venu, Mr le président, puisque les navires ne peuvent pas venir, j’ai commandé du matériels pour Allada. Ce que je souhaite, c’est que vous preniez une décision pour qu’Allada soit le prolongement du port de Cotonou. «J’ai déjà commandé ». Je ne peux pas prendre cette décision seul. Ça doit aller au conseil des ministres. J’ai appelé effectivement le ministre, je lui ai dit d’introduire la communication. Il n’avait pas le choix. Lorsque ça été fait, c’est comme. Mes chers compatriotes, c’était le début de notre calvaire parce que les manutentionnaires s’opposaient. Mais comment transporter, faire venir leurs conteneurs là-bas, qui va assurer la sécurité de leurs conteneurs, l’assurance, la sécurité, etc. Le transport, on dit que c’est le train. Le train qui ne pouvait pas prendre plus de 90 conteneurs. Ça c’est des informations qui sont à chaud. Je vous les donne déjà à grand trait. Conclusion, Allada qui pouvait nous aider, ne pouvait plus. Mieux, là aussi, il y avait un front anti-Allada en disant que les choses sont chères. Donc lorsque je suis parti pour l’évacuation, je me suis rendu compte que «le barème est élevé monsieur le président, sauvez-nous monsieur le  président » Mais de quel barème ? On dit oui, le contrat là ?  Je dis, il ya un contrat ? je ne le savais pas. Mes chers compatriotes ! C’est comme ça que je suis revenu. J’ai du faire pression sur madame Adidjatou, elle était ministre des finances, c’est elle d’ailleurs  au Conseil, je faisais tellement de bruit, je dis mais quel document vous tenez là ? Elle me dit, c’est le contrat parce que en réalité, je m’en prenais à elle. Ça, je le reconnais. Je l’accusais. Je profite de cette occasion pour lui dire, c’est parce que qu’elle était butée. C’est comme çà, elle m’a dit non monsieur le président, je suis venu trouver le document. Lorsqu’on m’a montré le contrat, j’avais le vertige. Ils ont voulu tuer le port. Alors, conclusion, lorsqu’on en était là, puisque je savais qu’il devait aller avec Sgs, Sgs a dit, dans  notre convention, c’est moi qui lui ai fait les opérations. Lorsqu’on a voulu monter le contrat, je vois Bénin Contrôl seul. Il y a quelque chose qui ne va pas. J’ai appelé mon ambassadeur en Suisse, puisque le siège de Sgs est en Suisse. J’ai dit, où-est-ce que vous êtes. Il me dit Cotonou. Je dis quel Cotonou. Il sonnait 18 heures. J’ai dit « habillez-vous, vous allez prendre Air France cette nuit là, vous irez en Suisse pour me faire l’historique, qu’est-ce qui se passe entre groupe Sgs et Bénin Contrôl. Et vous me rendez compte immédiatement. C’est comme ça que de là-bas lui, il m’a dit que l’heure est grave. Déjà, ils ont fait du faux. Lorsqu’il m’a parlé au téléphone, j’ai dit écrit ça parce que les écrits demeurent pour que demain vous ne disiez pas que vous n’avez pas dit. Résumé ce qu’il m’a dit, c’est que lorsque Mr talon  a saisi Sgs, il dit votre pays est difficile, personne ne gagne de marché là-bas. Non, ce n’est pas difficile, ce marché sera gagné. Deuxième condition, c’est moi Sgs qui va organiser les choses. J’ai plus de chance, plus de 78.000 agents dans près de 40 pays dans le monde. Nous allons signer une convention entre vous et nous. Il leur a dit pas de problème. Et dans ce canon Talon a créé, je pense en janvier, BéninContrôl. Depuis lors, on met Sgs/BéninContrôl. C’est sur cette base d’ailleurs qu’ils sont allés à l’appel d’offre. Mais l’appel d’offre, je suis en train de faire une synthèse,  tel que ça a été parce que c’est le moteur et c’est comme ça qu’ils ont attribué le marché et la notification a été faite à Sgs (Société générale Suisse). La notification n’a pas été faite à BéninContrôl. Lorsqu’il s’est baigné à recevoir la notification, appel MR Talon, pour dire, venez nous allons signer la convention qui nous a permis de gagner. Entre-temps, il serait allé, selon le rapport de mon ambassadeur, dire, moi je suis un homme d’affaire, ma marge doit être tant. Et c’est vous qui allez encaisser et vous aller me payer tous les trois mois. Sgs lui aurait dit : Si nous on implique cette marge là, c’est comme si on surfacturait le Bénin. L’autre lui aurait dit : ou alors vous baissez votre part. Ils ne se sont pas entendus. Il a balancé Sgs. Sgs a perdu contacte avec lui. Il va, il rédige un contrat lui seul, il va signer avec les ministres, BéninContrôle. Est-ce qu’on lui a demandé, le marché a été notifié à Sgs, est-ce que vous avez une procuration de Sgs pour que vous signiez sous le non de BéninContrôle. Est-ce qu’on le lui a demandé, je ne sais pas. C’est comme ça qu’en réalité, le marché a été géré. Lorsqu’il a balancé Sgs, il est passé vers Bivac avec les mêmes principes. Bivac qui est en 3ème position a proposé 0,40% sur la valeur de l’importation. Et c’est l’Etat qui va payer, qui va puiser dans la trésorerie pour payer. Il est allé voire Bivac pour dire, il faut porter ça à 0,70%, donc lui il gagne 0,30% Ce que Sgs avait refusé. En conclusion, j’ai voulu vous dire quoi. Autre chose est la conception du projet, autre chose est la gouvernance. J’ai un problème de temps, je ne peux pas tout dire. Au cours de trois premiers mois, on était déjà autour de 20 milliards. Le port a commencé par s’essouffler. Les raisons sont évidentes. On a beaucoup de facteurs internes. D’abord, le fait que, je le reconnais, on ne s’est pas donné d’abord un temps de sensibilisation, sensibiliser la famille portuaire, les opérateurs économiques, les pays de la sous-région parce que une réforme de ce genre suppose que vous coordonniez les   politique portuaires tout au moins Cotonou-Lomé. Ce que nous avons fait, ça se traduit par un surcoût des importations. Je viens de vous parler par exemple du cas du contrôle des importations. Alors le scanning. Si vous venez avec mille conteneurs, il facture les mille. Prenez un homme d’affaires qui veut faire passer ses conteneurs en transit, il a le choix de passer par  Cotonou, ou il a le choix de passer par Lomé. Par Cotonou, que ses conteneurs soient scannés ou pas, il est soumis aux frais de scanning. Les conteneurs  arrivent au Niger, ses conteneurs sont scannés. Donc il paie deux fois le frais de scanning. Il décide de passer par Lomé. Lomé ne scanne pas les conteneurs en transit sur le Niger. Est-ce qu’on a besoin de réfléchir avant de connaître pour quoi il va préférer Lomé au Cotonou. En conclusion, je ne veux pas rentrer dans les détails de la gestion des histoires de traking, le fait que  l’on a des balises, soit c’est les chauffeurs même qui enlèvent, soit c’est les batteries qui lâchent. Nous avions confié un projet qui fait une hypothèse qui dit, les fraudes qui existaient vont cesser et ceci va nous amener près de 600 milliards en plus de ce que nous prenions avant. Voilà l’hypothèse. Mais si nous ratons le contrôle des évasions, alors le projet tombe. En réalité, les fraudes n’ont pas cessé. En conclusion, 1 : ne pas isoler notre port. On n’a pas atteint cet objectif pour la simple raison comme je viens de vous dire, quand je parle de Pvi, ce n’est pas seulement le Pvi. Les manutentionnaires, ils ne voulaient pas, je les ai reçu plus de vingt fois dans mon Bureau lorsque cette histoire a été introduite. Impossible de les convaincre, ça a été très dure pour les convaincre. Ils ne voulaient pas voire monsieur Talon. J’ai essayé de leur expliquer, nous voulons essayer de trouver une solution à la baisse de nos ressources douanières. Elles aussi, elles avaient leurs pratiques. Il semble, les transporteurs nigériens qui sont venus me voire. Ce facteur là, est un facteur déterminant sans compter naturellement les impairs au niveau des autres acteurs. Vous avez par exemple la famille des transitaires, Il y a les transitaires agréés et il ya les transitaires ambulants. Les transitaires ambulants, il sont près de 3.000 ils parait. Sur un seul dossier, vous avez un délai qu’il faut faire. Il y a un délai du côté des manutentionnaires,  plus la gestion, la gouvernance au sein de BéninContrôle, la gouvernance au sein de la douane, tout ça là confondus, notre port a pris le coup. Lorsque j’ai appelé le doyen de Maerks, je lui, dis, dit moi, quelle est la situation. Lui-même, Si vous maintenez le Pvi, le Bénin est mort monsieur le Président. Le Togo nous a pris 46% de notre trafic. Le Nigéria nous a pris 60%, le Ghana 26 %. Je n’ai jamais organisé autant de réunions avec tous les acteurs. Tout le monde était braqué. Chacun s’en tenait à ses intérêts personnels. Le Port est devenu isolé. C’est maintenant, avant de venir à cette émission, on a reçu un bateau. Donc la situation commence par s’améliorer en dépit des pratiques pour me punir, qui consistent à dire, à écrire à tout le monde pour refuser que les bateaux viennent dans mon pays. Mais je dis que les gens sont trop petits avec yayi Boni. Parce que je crois beaucoup en Dieu le père. Je ne suis pas là de moi-même, c’est dieu, qui m’a mis là. Tout ce qui sera fait contre le bénin échouera toujours. Il n’y a rien à faire parce que le peuple béninois ne ma’ rein fait de mauvais. Il y des jours où on se retrouve avec 2 batteur et 250 bateaux au Togo lorsque c’’était contraire avant l’introduction de la réforme. Deuxième chose, j’ai les statistiques ici, les ressources n’ont pas changé, avant et après le Pvi. Alors qu’on m’a dit que nous aurons 600 milliards en plus de ce que nous avions. C’est-à-dire que nous allons arrêter les évasions des ressources douanières et fiscales. Le dispositif n’est pas arrivé.

Malgré toute la confiance          que donnent les douaniers ?

Quelle  confiance ? Les douaniers n’en voulaient pas. Et il y avait aussi un problème de cohabitation entre Bénincontrôle et la douane. La douane estime que, on lui 56.43 ** a imposé au point même de faire des activités douanières.  C’est en cela que j’estime que c’est suffisamment grave. Le dernier point. Il faut que je termine. Lorsque je dis, si quelqu’un vient, il supporte la hausse de l’exportation, il supporte la hausse des frais de scanning, s’il vient avec 500 conteneurs, même si c’est un seul conteneur qui est scanné il paie pour les 500. Supposons que le conteneur soit destiné pour le Bénin, tous ceci y compris les surcharges, autres composantes de la famille portuaires, les lenteurs administratives, la bureaucratie, les points qui viennent s’ajouter, tous ceci ont été répercuté sur les prix de la consommation. Lorsque je dis le taux d’infraction, on va en faire le débat pour comparer ça avec le quotidien des béninois. Moi aussi je suis allé au marché. Je dis bien, si un béninois soufre, si vous avez la possibilité de rentrer et de voir comment se comporte mon cœur. Je n’ai pas cette possibilité de vous en rendre compte. Au même moment, les partenaires, nous avons d’énormes difficultés. Le partenariat public privé, je pense à un cadre juridique approprié. Il y a un contact permanent pour faire le point. Tout ceci n’a jamais existé avec Bénincontrople. Les ministres invitent Mr Talon qui ne vient pas. A un moment donné, le premier choc que  nous avons eu, je pense que ça a des conséquences sur ce qui se passe au politique aujourd’hui. C’est très important que le peuple béninois le sache. Personne n’est dupe. Finalement, il a demandé et il a commencé à faire le contrôle de véhicules d’occasion. Il avait déjà installé. Je lui avais dit avant que je ne signe le décret le 22 mars 2011, il avait déjà passé commande de matériels et qu’il commencerait le 20 novembre. Dans cette affaire là, j’avais une confiance totale. Mais ma confiance est émoussée lorsque nous avons eu deux chocs. Le Choc cotonniers et le choc portuaire. Le mariage que j’avais souhaité, c’était pour enrichir, le bénin mon pays et éviter que les ne souffrent. C’était en fait ma vision. Qui du point de vue opérateur économique qui puisse vraiment aider à pousser ces réformes là pour que le Bénin puisse s’enrichir et qu’il sache s’oublier lui-même un temps soit peu. Il m’a prouvé le contraire. Il doit contrôler les véhicules d’occasions, je dis non ce n’est pas possible parce que à un moment donné des réformes, lorsque la douane faisait cette affaire, souvenez-vous, c’était défi emploie. La douane a commencé. On prenait 50 000 par véhicule avant la réforme. On avait des moyens qui permettaient à l’Etat de faire fiancer ces programmes qui ont permis a l’état à l’état de lancer son programme de micro crédit au plus pauvre et de gratuité de la césarienne. Lorsque j’ai vu le barème au dernier moment, j’ai dit qui se tourne de 50.000 qui appui l’action de l’état au profit des femmes. On lui a affecté ça, 47.000 F.  Ça ce n’est pas possible. C’est vrai il est venu demander qu’il veut sécuriser le corridor avec 500 militaires. Comme vous ne douter plus ça, avec 100.000 F par véhicule. 28 mille véhicule par mois, multiplier ça par 12. Au moment même, l’état ne recevrait plus rien. Mieux l’état puisait dans sa trésorerie pour la payer au niveau du contrôle des importations. C’est l’état qui paye le contrôle des importations, c’est les usagers qui payent le scanning et le traking. L’Etat souffre mais lui il reçoit ses ressources. J’ai estimé que ce partenariat ne pouvait pas se poursuivre. Je l’ai  invité. Ce n’est pas possible, il faut bien me regarder, ce que je dois à ce peuple là, c’est la fidélité, je ne peux pas continuer avec cette affaire. Lorsqu’on veut signer le contrat pour quoi vous n’êtes pas venir me dire voici le barème que je veux proposer. Quel est votre avis Mr le président ? Ce barème est élevé  pour le peuple béninois. Je ne peux pas accepter cela. Les véhicules d’occasion vous ne pouvez  plus gérer cela. Il dit, non ce n’est pas possible. Est-ce que dans le contrat, ils ont mis véhicules chargés plus véhicule libre ?. Je dis, il n’y est pas dit véhicule d’occasion. C’est vrai que c’est passé au conseil des ministres mais je suis obligé de remettre ça en cause. C’est un contrat administratif. L’état a décidé de confier un service à un opérateur qui offre des prestations de services. . Mais lorsque à un moment donné l’état a des difficultés,  mais il peut dire non, j’ai des difficultés, laisse tomber, je te retire cette mission que je t’ai confiée. C’est un contrat administratif alors, il n’a pas voulu accepter. J’ai du le retirer forcement, je le reconnais. Et je suis prêt à recommencer s’il faut le faire parce que si je n’avais pas fait ça, les ressources que nous avons gagné ne nous auraient pas permis de respecter les critères du Fonds monétaire international parce que notre programme était programmé pour mars 2011. Ce qui a permis à notre programme de passer. Si je n’avais pas fait ça, notre programme allait être rejeté. Et si le programme est rejeté, ça veut dire que les ressources extérieurs que j’attendais, près de 250 milliards, pour financer le budget, je ne peux pas récupérer. Je lui tout expliqué, il n’ »a pas voulu. N’écoutez pas ce que les gens disent, ce n’est pas un problème, il faut sauver la patrie. Si vous tenez à le faire, faites-le gratuitement alors. Il n’a pas réagi. Je vais à Paris, je reviens, je vais à paris je reviens, pendant un moi. Il faut que je prenne mes responsabilités. J’ai décidé cela. En conclusion,  la crise cotonnière, la crise des financiers, le programme de Pvi, je viens de dire, je constate que ce partenariat conduit le Bénin doit au mur. Sur cette base, je disais non il faut arrêter. Le dernier point que j’estimais plus grave, c’est de prendre les fonds d’une banque de la place, je ne vais pas salir cette banque là, il va dans une caisse de la douane, il prend 2 milliards 500 millions cache, en billet et s’en va avec. Trois jours après il écrit au ministre des finances copie au président de la république, pour dire que la douane lui a versé un fonds perçu. Quelle relation il y a entre lui et la douane. Les textes de la douane, c’est que l’argent de la douane quitte la caisse va directement dans les lignes du trésor béninois à la Bceao. L’Ige, allez me voire ça. L’Ige revient me dire, non, c’est lui qui a organisé ça. Il veut bousier mon programme ou qu’est-ce qui se passe. C’est là ou j’ai dit, il faut que cette affaire, il n’a qu’à aller à la justice. Les raisons sont là. Il y a cet acte qu’il a posé, la gestion, la gouvernance de la réforme qui fait que l’état béninois ne trouve pas son compte. C’est un contrat administratif. L’autre élément qui a violé le code des marché public, le code des marchés publics est là, c’est une des lois de la république, le fait de balancer Sgs a qui on a notifié le marché, Sgs, lui dit vient on va signer la convention entre nous. Il laisse Sgs, il va préparer un contrat à lui-même, il va avec Bivac. Ça veut dire qu’on a fait du gré-à-gré.  Dans l’esprit de notre code de marché,  l’article 156, vous verrez cela, c’est du faut et usage de faux. Parce que Sgs a notifié au ministre des finances trois fois : attention, je ne suis plus partie prenante de ce marché, il nous a balancé. Qu’est-ce qui me reste. Je suis garant de la mise en oeuvre du respect des lois de la république, garant du respect de la mise en œuvre des décisions de justices, garant de l’ordre public, garant de la prospérité des béninois. J’ai dû prendre mes responsabilités pour dire qu’il faut arrêter cette affaire, que nous réfléchissions. Nous avons commencé par quelques réflexions. La réforme que nous avons réussit, c’est le Guichet unique. Les gens n’en voulaient pas non plus. Je me souviens, mon cher papa, le président Kérékou, je me souviens avoir accompagné le président Tandja à l’époque, j’étais président de la Boad, on est venu ici vers 2002, 2003. Depuis, le président Soglo, on  voulait mettre le guichet unique. Ni les douaniers, ni les manutentionnaires aucun des acteurs de la famille portuaire n’en voulaient mais on a finit par réussir ça. Ce guichet unique pour l’avenir, nous permettra de voire ce que nous allons faire. L’autre question, c’est que à un moment donné, on disait, venez puisque on a des difficultés, nous allons contrer les ministres  présidés par le premier ministre. Le stranning dans le contrat. C’est vrai ce contrat en réalité n’est pas valable parce que le contrat que  que les miens ont examiné au conseil des ministres, ce n’est pas le contrat qui a été signé.

C’est qu’il y a eu une complicité à certains niveaux…

C’est à vous de tirer les conclusions.

Aujourd’hui vous êtres face à vos compatriotes. Avec toutes les explications que vous avez données, vous avez montré un certain nombre de dysfonctionnements, un certains nombre de choses. Premièrement, il n’y a pas eu de sanction, en suite l’administration n’a pas tiré sa part de responsabilité, aujourd’hui, telle que c’est fait, tout le tort revient aux partenaires. Par rapport à cet état de chose, les Béninois veulent savoir, au regard de tout ce que vous avez décrit, lorsque vous aviez pris connaissance de tout cela, quel a été votre réaction.

Ma réaction c’est ce que je vous ai dit. J’ai suspendu. Je vous ai dit tout à l’heure au moment où les ministres signaient le contrat, est-ce qu’on lui a demandé de présenter le pouvoir de Sgs, c’est à Sgs qu’on  a notifié le marché. Je suis en train de chercher. Apparemment, sur la base des informations qui me sont parvenues, les ministres disent qu’ils ne sont pas informés qu’il avait laissé tomber Sgs. Mais on pouvait leur reprocher que lorsqu’il a mis bénin Contrôle, lors de la signature, on pouvait lui_ demander, où se trouve Sgs.

Puisqu’il avait une autorisation du ministre des finances qui l’autorise à prendre un nouveau partenaire.

Non. C’est un dossier. Je ne peux pas dire que tu connais ce dossier lieux que moi. Tu es trop jeune.  En prenant cette lettre là, il a bien dit, Sgs continue d’être mon partenaire. Puisque dans certains compartiments, je préfère céder tel compartiment à Bivac avec l’accord de Sgs, est-ce que je peux le faire. Mais Sgs s’est montré attirant ignorant. C’est elle qui a reçu la lettre, elle n’a pas réagit, elle est partie. C’est cette sanction que j’ai prononcé dans un premier temps. Je ne savais pas que c’est pour ça.  Mais les autres disent qu’ils ne savaient même pas qu’il a laissé Sgs. Ils disent qu’ils ne savaient pas que Sgs a écrit au gouvernement parce que quand même, je respecte mes ministres. C’est qu’ »il y a eu des choses mais j’ai des ministres de qualité qui certainement voulaient être dans cette affaire là. C’est il y  a eu certains des ordres, il y en a qui me disent le président, vous étiez en brousse et nous étions pressés. Ils ne savent pas que Sgs a écrit au ministre des finances pour que moi je ne suis plus dans le coup. Ils me le disent. Mais quelle sanction vous voulez que je prenne.

Aujourd’hui Mr le Président. Est-ce que les ponts sont définitivement rompus avec votre partenaire sur ce projet ou alors il est possible demain que vous reveniez…

….pas inclusif. Je l’ai toujours dis. Lorsqu’on a lancé ce partenariat j’ai été déçu pas son comportement, que les ministres puissent inviter un citoyen avec un premier ministre, et qu’il ne se présente pas. Ce n’est pas citoyen comme comportement. C’est ça qui a compliqué les choses. Les scanners, où-est-ce  que vous les aviez acheté, à combien, l’origine, la marque, il se fâche il ne répond pas. Il balance, j’ai mis 7 milliards. Mais nous avons fait nos enquêtes, ce truc ne dépasse pas 2 ou 3 milliards. Il y en a qui disent que c’est une location, il y en a qui disent ancienne, en tout cas des informations qui me sont parvenues des concurrents. Ça veut dire que on lui a toujours dire venez, un partenariat stratégique. S’il m’avait écouté, il y aura cette table ronde là, où nous allons déterminer le cadre juridique fiscale qui va préserver les intérêts des uns et de autres et que la discipline soit respectée. Parce que faut pas accepter que l’état puisse confier un service à un citoyen et qui ne pense qu’à lui. Lui il pense à ses intérêts personnelle. Moi je pense à l’intérêt général. Voilà la pierre d’achoppement. Et ce qu’il ma’ dit naturellement, j’ai des acquis. Mais je dis il n’y a pas d’acquis. La question de coton, ça a été pareil. Au même moment, si vous étiez à ma place, lorsque la filière coton, je viens de vous dire, chaque fois nous améliorons notre performance cotonnière, la croissance économique augmente. C’est vari que la question sur la désertification, nous n’avons pas  tellement avancé. Je vais être honnête. je ne suis pas là en tant que politicien. C’est les politiciens qui mentent ou qui intoxiquent vis-à-vis de moi. La campagne 2011-2012, on a découvert cette crise entre les producteurs et Aic. Entre nous, Aic, c’est qui ?

C’est l’Association interprofessionnelle de coton

Mon œil. Aic, c’est Talon. C’est mon cher ami Patrick. Pas plus. Lorsqu’il y à cette crise là entre Aic et les producteurs, j’étais à Gogounou pour l’électricité et des maires se sont approchés de moi pour dire, Mr le président Aic nous a volé. Nous avons fait 300 mille tonnes. Il est en train de déclarer 174 mille tonnes, sauvez nous. Ils sont venus me voir dans cette même salle. Je ne peux pas accepter ça. Près de 130 mille tonnes en l’air. Lorsqu’ils sont venus ramasser les cotons, les bascules ne sont pas des hommes, mais au moins il faut aller peser. Ils ont chassé les agents de conditionnement. Les gents de conditionnement ont accepté de partir mais notre pays est mort. C’est ça le désengagement de l’Etat ? La conclusion c’est qu’il y a cette crise entre les producteurs et l’Aic. Lorsque j’ai fait ma tournée, il y a à Sinendé, un producteur qui me dit qu’il a fait 60 hectares, je n’ai jamais fais une tonne et demi, le rendement qu’on devait lui attribuer, c’était au moins 75, 84 tonnes.  On lui a attribué 5 tonnes. Il a dit qu’il a juré ne plus faire du coton. Et ça a été un mouvement général. A un moment donné, Aic, ne pouvait se rapprocher des zones cotonnières Djija, Zogbodomey, Sinendé, Bembéréké, kandi Malanville Banikoara, Kouandé, Kobli, Matéri et notamment ce qu’est la colère est qu’on était au moi d’avril, mais qu’est ce qu’il me restait moi si le Bénin cesse de produire le Coton, on allait se retrouver à un taux de croissance négatif. Pour lui, je lui ai dit il faut que l’Etat sincère immédiatement quelque soit le coût. La nature ayant horreur du vide parce qui on ne le faisait pas, le Niger allait nous remplacer. Et les jeunes allaient  venir, qui à Cotonou, qui à Porto-Novo, qui à Parakou, se livrer à des actes de vandalisme ou des braquages en plus de la pauvreté qui est là. L’autre crise entre lui et l’Etat. Il y a également sur la base de leur propre lettre en janvier 2011 pour la campagne 2011-2012, ils envoient une lettre au ministre des finances pour dire que la superficie à emblaver sera de 350 milles hectares. En mai juin 2011 208 milles hectares ont été emblavés. Comment sur ce chiffre là, ils se sont entendus. En janvier lorsqu’ils ont dit qu’ils vont emblaver 350 milles hectares, ils ont dit que cela correspond à une quantité d’engrais d’hectare. Et la subvention correspond à l’engrais Et c’est eux même qui donnent. Personne ne contrôle, aucun ministre ne contrôle. En octobre ils savent la quantité exacte emblavée 208 mille hectares. Ça veut dire que la quantité annoncée en janvier qui devrait correspond à 350 milles hectares est inférieurs à la quantité d’engrais réellement utilisée. Par conséquent la subvention réclamée doit être révisée à la baisse. En octobre, ils ont réclamé le même montant, 11 milliards. En décembre, il a trouvé des ministres pour cosigner pour dire que c’est 11 milliards. Et le conseil des ministres dit de payer. Entre-temps,  est venu la première communication, j’ai dit de laisser tomber. Je ne sais pas quand est-ce qu’ils ont ramené la communication, au moment où je n’étais pas là. Donc c’est bien après que j’ai appris que la dame des finances a appelé Boa pour tenir des réunions dans l’éventualité de prendre les sous. J’ai appelé Boa. Entre-temps Boa, a déjà décaissé 12 milliards. 11 milliards de subvention et 1 milliard et quelque pour la relance du coton. Je l’appelle, qui vous a autorisé à payer, quand est-ce que c’est revenu encore au Conseil. «Je vais à Dakar, je reviens je vais vous expliquer.» Elle vient, elle dit c’est Boa qui a décaissé, ce n’est pas moi qui est donné l’ordre. J’appelle Boa à côté d’elle, Boa dit, Mr le Président, il y a eu bien réunion chez elle. C’est elle qui m’a dit de décaisser. Donc l’Etat doit payer. Face à tout ça, les services techniques du ministère de l’agriculture, les quatre dernières pages, il y a plus de 15 milliards de coopérations sans regarder même ce que contient chaque subvention. C’est-à-dire lorsqu’ils lui demandent qu’ils vont importer 2 mille tonnes d’engrais ce qui correspond à une subvention de tant, il importe en réalité 10 mille tonnes. Les dossiers sont sur ma table à ce moment. Le rapport qui m’a été fait. La conclusion que je tire dans cette affaire, je dis bien que cette réforme là n’est pas la mienne. C’est vrai j’aurais pu remettre ça en cause. En 1999, c’est le Président Amoussou qu’on a signé un décret pour dire qu’il faut transposer la filière coton au secteur privé. Je crois avec la même loi, ceux qui m’injurient aujourd’hui ont démantelé les caders en disant que les paysans peuvent discuter valablement avec les hommes d’affaires, les affairistes. Ce n’est pas possibles. Ils ne savent même pas quel produit utilisé à tel moment, on leur dépose même des produits périmés. Nous avons mis plus de 70 milliards dans la filière coton dans les 6 dernières années toujours pour soutenir cette vision de dire qu’il faut croire au miracle du secteur privé. Au même moment la production ne cesse de chuter entraînant dans sa course, la croissance économique. On nous a habitué à des croissances de 2% ; 2,5%, 3%, pour faire quoi. Au même moment le Burkina qui est moins arrosé, mais qui a adopté une autre politique de zonage a pris une partie à laisser une partie à dakar, c’est un groupe privé, une partie au français, mais tout en ayant l’œil sur tout. Les encadreurs sont là, encadrent les paysans. Le Burkina est allé à 900 mille tonnes il y a deux campagnes.  Si on fait l’hypothèse d’ »un rendement d’une tonne et demie, ça veut dire qu’ils ont emblavés près de 600 mille hectares. Pourquoi mon pays ne peut pas. Pourtant on a confié à un secteur privé. Si pour au tant, il ya un miracle pour le secteur privé. Sur ce plan là, ça veut dire qu’il faut savoir prendre ses responsabilités quelque soit le coût. Lorsque j’au vu dans un document, un des partis politique dire, il faut arrêter les réformes parce qu’ils sont des intérêts. Ceux-là qui ont livré le coton au privé, mais l’état béninois n’est pas dupe. Qui est élu ? C’est eux qui vont venir faire les réformes à ma place ? a quel titre ils me disent d’arrêter les réformes, ils sont qui et quoi pour me demander cela. J’ai un bilan à présenter d’ici trois ans et moi je m’en vais. Tous ce qu’ils sont en train de dire, ils n’ont qu’à proposer leur projet de société pour 2016. Leur chance, je ne serai pas là. Je serai l’ancien président. Ils n’ont qu’à me laisser travailler. Je demande au peuple béninois d’en tenir compte. Ce qui a été fait, l’amitié, pour moi, ne compte pas lorsqu’il s’agit de l’intérêt général. Le lien de parenté, pour moi ne compte pas lorsqu’il s’agit de l’intérêt général. On ne peut pas dire que je suis contre tel ou tel mais je peux rappeler les gens pour dire non, ne fais pas çà. Si vous le faites, vous allez détruire ce qui est dans mon cœur pour ce peuple béninois. La crise cotonnière, nous pensions à une privatisation. On a fait le débat. Les usines, ça a été pareils. Ça n’a pas été facile. J’ai le courage de lui dire non tu ne peux pas faire ça. A l’époque du Président kérékou, ils sont allés à la Banque mondiale pour en faire une conditionnalité, je ne veux pas donner le nom de ce ministre là. Et en contre partie, on va leur donner 35 %. C’est en ce moment qu’ils ont commencé par se chamailler, Kérékou n’a pas pu régler ce dossier là parce qu’il était contre. Lorsque moi je suis venu, j’ai dit moi je ne vends pas, je crée une société qui va gérer. Parce que c’est le patrimoine national. Je ne suis pas là pour brader le patrimoine national qui appartient à tous les Béninois y compris les béninois qui sont dans leurs ventres. On a créé Sodéco. Ils ont dit de lui donner 80%. J’ai dit non c’est trop. On lui a donné 34 % et 17% placé dans le secteur public. Un an plus tard, ils sont venus me dire, il faut lui donner les 17 % qui restent. Donc il a 51 %. A ce jour, la gouvernance dans cette société aujourd’hui n’est pas encore passée en revue. De même pour la Centrale des achats. Lorsque en 2008, je crois, il y avait une escalade sur les prix des produits pétroliers, le baril est allé à 150 dollars, il est venu dire qu’il ne peut pas importer l’engrais seul. Qu’est-ce que vous voulez ? On va créer une société  d’économie mixte. L’état va apporter  35%, lui-même 35% et les banques le reste. On l’a fait. Il assure la présidence du conseil d’administration. J’estime quoi, j’ai voulu aller jusqu’au bout pour croire au miracle du secteur privé. Ma conclusion, Maintenant, pour le coton, nous allons faire comme le            Burkina Faso. Nous irons au jaunage. Nous allons installer la concurrence.  L’Aic est un poul , elle reste telle, on ne passera plus par l’Aic seul pour faire les choses. Ce n’est pas possible. Il aura un groupe qui va se livrer à la concurrence pour faire comme le peuple burkinabè qui travaille. C’est la seule manière d’améliorer notre performance dans la relance économique et  le partage. Et le port, je vous l’avais dit, au départ pour des questions de sécurité, on a décidé de créer une société d’économie mixte avec lui pour le scanning, le scanning seul, Bénin control n’est pas dedans. Au départ des discussions, Il a refusé. Le contrat qu’il a rédigé, il dit que ce n’est pas dedans. Après il a accepté, il a accepté mais au même moment, il refuse de donner les informations sur les scanners, l’origine des scanners, comment il les a acquis. L’Etat peut rentrer dans cette affaire, comment déterminer la part du capital de l’Etat et de la société. Le blocage est aussi à son niveau. Alors la table ronde sera bientôt une réalité. J’ai demandé au Fmi, à la Bad, les partenaires américains, français, et les autres pour qu’ils viennent partager avec nous leurs expériences en terme de cadre juridique en fiscalité pour sauvegarder les intérêts de l’Etat et des privés pour qu’on ne tombe plus dans les  dérapages dans lesquels nous avons assez perdu.

Malik : c’est une bonne chose, Monsieur le président, parce que de par le monde, les hommes d’affaires se font au crochet d’un Etat brouillon, si aujourd’hui, vous prenez l’engagement devant le peuple béninois que tout sera corrigé.

Yayi : je le jure devant le peuple béninois. Je ne suis contre aucun opérateur économique. De quel opérateur s’agit-il ? Je viens de la Chine, la voie Akassato, on a eu  120 milliards. David Show, c’est les seuls qui construisent sur la mer. Il a déjà commencé par chassé la mer. Il a dit, monsieur le président, je vais investit dans votre pays. C’est un vrai opérateur économique. Mais quand je vois les comportements de certains de mes compatriotes opérateurs économiques. Comment je vais détruire celui qui apporte de ressources au pays. Celui qui continue avec eux, a décidé de tuer le Bénin. Mais moi, les trois ans qui me restent, je ne le ferai pas. Quelque soit le coût. Quand j’ai eu de problème avec Talon,  il m’a dit qu’il prépare son projet politique pour me punir moi. Le second jour, j’apprends qu’il a pris 50% du capital de canal3. Tous les matins, vous m’insulter, vous l’exulter.  Et le problème est que vous ressuscitez les hommes politiques morts mêmes et on dit aller l’insulter sur Canal3. Tant qu’il va remettre en cause mes acquis, il n’y a rien à faire, je vais organiser l’insurrection, alors on mouille pratiquement toutes les forces, les politiques, les syndicats, les magistrats, les valises circulent aux vues et aux su de tout le monde. C’est lui-même qui l’a dit. Lorsqu’un député a  commencé par m’insulter, je l’ai appelé et lui ai demandé, c’est toi qui m’injurie, il dit j’ai faim, c’est Talon qui nous a demandé d’organiser l’insurrection. Si vous organisez l’insurrection contre moi. Vous allez tuer le Bénin.  Et il sait très bien. Les 2/3 des journalistes de la presse écrite, émargent chez lui. 300.000fcfa ou 400.000fcfa, rien que pour insulter  le président. Le rapport du Fmi est là. Mêmes certains politiciens que je connais fatigués de faire la politique, certains politiciens du Prpb qui sont des espèces en voies de disparition m’insultent que j’instrumentalise l’impôt contre les hommes politiques. Quand je suis revenu de la Chine, j’ai convoqué l’impôt, je demande qu’est qui se passe, je demande pourquoi vous persécutez mes compatriotes. Je vous le jure, je ne savais rien. Lorsque je les ai invités. Je leur ai demandé ce qui se passe, vous voulez ternir mon image ? Qu’est ce que je vous ai fait. Parce que j’ai eu un tel président comme cela, Malick le sait, mon jeune frère. Parce que si je suis devant le peuple béninois comme cela, je dois dire la vérité, toute la vérité. Ils peuvent continuer de m’insulter,  ce n’est pas grave. Après mon départ, ils peuvent tout faire ce qu’ils veulent. Mais tant que je serai là, ce sera Difficile. En 2007, on a organisé les élections. Saley a décidé de venir vers moi. Qui ne fait pas la politique dans notre pays ?  Un des agents de l’impôt  veut redresser Saley, 1milliards 400millions. Il va le voir que c’est moi qui ai demandé cela et que le calcul a été fait dans mon bureau, selon ce que Saley m’a dit. Saley qui dit que je n’ai pas pu le sauver, il appelle les douze députés, il créé le g13 qu’il a fait venir. Cela fait trois ans que le parlement a été bloqué. Cela a couté très cher au pays, on a perdu  600milliards. C’est-à-dire la non ratification des contrats de prêts pour permettre aux institutions de tourner. Quand j’ai appris qu’il y a dix opérateurs ou douze, je les ai appelés  pour leur demander qui est derrière vous. Pour quoi voulez vous me faire mal. Ils ont dit que tel n’est pas le cas. Nous ne sommes mêmes pas allés dans la société de tel ou tel pour faire un redressement fiscal. Le redressement fiscal, c’est tout ce qui consiste même à fouiller jusqu’au même l’impôt sur le bénéfice fiscal, c’est Ajavon qui nous a provoqué. Je dis en quoi, il importe des dindons, dit-on, des dindons qu’il réexporte au Nigéria, confirmé par le ministre des finances. Et lorsque cela arrive, je m’explique car je parle aux compatriotes du Bénin profond. Je donne un exemple. On fait une hypothèse. Il achète par exemple de marchandises pour  70millions, il arrive il trouve un douanier et il dit faites moi la douane pour deux millions et on lui en faire. Il paye la Tva, 200.000 ou 300.000fcfaf environ. Il retourne chez lui à Ekpè. Il revend alors la marchandise à 100 millions. Et il calcule la Tva sur les 100 millions. Si c’est 20 millions, c’est ce qu’il faut verser à l’Etat Béninois. Il garde les 20 millions et il demande aux Nigérians de venir avec de faux papiers pour démontrer que c’est aux Nigéria qu’il a acheté la marchandise. Et il transforme la Tva en achat. Et c’est l’Etat qui perd. Il revient maintenant, les 200.000fcfa ou 300.000fcfa  qu’il a payé d’après le rapport qui m’est fait, il a regroupé cela en 13milliards et il demande à ce que l’Etat lui retourner çà comme une espèce de taxe. Alors qu’il y a  une décision qui dit que lorsque le dédouanement est   sur une base consensuelle, c’est-à-dire ce n’est pas sur la base des 70 million, c’est sur la base de 2 millions. Cela fait une subvention de 1million du contribuable béninois aux consommateurs nigérians. Puisque la douane n’a pas été faite sur la base de 70millions.  Ce qui pose un problème économique pour le pays.     Alors si tel est le cas, il revient à l’Etat, à l’administration de réagir, il assigne l’etat à la justice et demande de condamner l’Etat à 50 milliards de fcfa. Cela fait des puits et des routes en moins dans les communes du pays. Qui est l’Etat c’est chacun de nous. Vous nous assignez, j’appelle la douane, et je l’appelle. On va faire le point. Et c’est sur la base du rapport qui m’a été fait, c’est une affaire de fiscalité collectée. Et c’est le contrôle qui a révélé 30milliards. Et quand on lui dit cela. Il dit, je vais au Ghana, je vais au Togo. Mais au Togo, il doit payer les impôts. Et le problème, quand il introduisait cela, les 9 autres en ont fait autant. Ils sont une quarantaine dans le même secteur. Ils sont sur le même marché, il en a qui ne font pas çà. Les autres comme Sacthivi ont un comportement vertueux. Il ne fait pas comme eux. J’ai appelé le ministre des Finances et je lui ai parlé. Et on  a demandé qu’il retire la plainte   pour que l’Etat lui laisse les 30 milliards. Je lui ai donné 72 heures et il  a refusé en demandant de lui verser les 13milliards. Je ne peux pas dicter des choses aux administrateurs fiscaux qui sont des hauts cadres de la nation. Je ne sais rien de cette affaire. Cela fait dix ou douze qui sont concernés. Et on me dit que je tue les operateurs économiques. Ils ont fait leur reforme mais je n’ai pas à m’impliquer dedans. Je voudrais les rassurer. Il faut qu’on instaure la bonne gouvernance qui n’est pas une affaire seulement de l’état mais aussi du secteur privé. Je n’ai pas renoncé aux reformes.  La preuve, pour le coton, il fallait qu’on s’implique pour rapidement combler le vide sinon la misère va s’impose. On a un comité actuellement avec à la tête le premier ministre qui va réfléchir sur le partenariat stratégique  en plus de la table ronde qu’on va organiser avec le président Moïse Mensah qui est suffisamment en avance la dessus. Nous allons voir le cadre juridique fiscal judicaire qui sécurise les uns et les autres et qui discipline chacun, les deux doivent se voir et échanger pour   éviter que l’Etat perde ainsi que l’autre. Créer un cadre pour que le secteur privé et l’Etat se rencontrent. Voilà ce qu’on veut faire. La porte n’est pas fermée.  Mais c’est regrettable pour un cas d’intérêt général, qu’on veille me chasser et organiser l’insurrection contre le gouvernement en place avec l’argent qu’on a pris à l’Etat. On prend les télévisions, on paye tout le monde, les syndicats etc. pour m’insulter. Et je suis surpris de voir que l’Un veuille  créer un front uni pour me faire partir. La question du dialogue, j’ai tout fait, j’ai tendu la main.

 

Malik : cela nous amène à parler de la gouvernance politique. Vous avez parlé de la poursuite des reformes, vous les avez expliquées…

Yayi : oui, vous savez, les reformes qui nous restent aujourd’hui, il y a le port, le coton, la question sur la corruption et je félicite l’institution parlementaire pour l’avoir voté mais il fallait courir pour choisir les représentants de la structure qui allait siéger pour faire exécuter la loi. C’est incroyable, les gens trainaient. Il reste l’enquête de la moralité. La semaine dernière, j’ai appelé le président de la cour suprême pour qu’ils prêtent serment mais le président m’a dit qu’il restait l’enquête de moralité qui est la dernière étape. J’ai appelé toute suite le Sg pour relancer les choses. il y aura les moyens pour qu’ils travaillent dans l’indépendance totale. Parce qu’un pays peut émerger  sur la base de la meilleure gestion comme un pays très  riche dans son sous sol peut chuter sur la base de la mauvaise gestion. Cette loi là a été votée. la question de la parité, on attend aussi cette loi.  Le droit de grève  des douaniers qui est lié à la révision de la constitution mais j’ai été surpris…

Malik : nous allons revenir sur la question de la gouvernance politique. Êtes-vous découragé après votre geste de la main tendue et le comportement des autres. Vous avez reculé, on dirait

Yayi : comment vais-je  reculer ? Ce n’est pas moi. Encore, plus que jamais, c’est une question de conviction. J’ai appris qu’ils vont tenir une réunion et réunir les syndicats, les magistrats et les autres pour former un front uni pour me faire partir ? Moi Yayi ? Ils sont trop petits. C’est le peuple avec Dieu qui m’ont mis ici.  Je vais leur montrer que moi aussi, j’ai du monde derrière moi dans le nord profond et ils vont s’affronter. Parce que ce sont ces gens du front qui ont mis le pays dans cet état. Quand je venais en 2006, les 2/3 des populations étaient au dessous du seuil de la pauvreté. Aujourd’hui, ils sont 1/3  à être au dessous du seuil de la pauvreté.  Le taux de la pauvreté était à 46% j’ai diminué çà jusqu’à 33% et avec la crise pétrolière, c’est encore montée jusqu’à 38%, tous autant qu’ils sont, ils sont passés dans les institutions de l’Etat. Ils ne peuvent pas me donner la leçon de gouvernance, je les connais tous autant qu’ils sont. Ce qui nous uni, c’est le Bénin. J’ai plusieurs fois écris ainsi que mon Conseiller Elègbè. j’ai demandé qu’ils forment un comité pour travailler avec les miens sur les propositions de gouvernance politique et autres. Mais ils bloquent le dossier. Avec moi mes responsabilités continentales, comment faire ? quand j’ai rencontré Houngbédji, j’ai commis un crime de l’ex majesté. Houngbédji est un homme politique d’Etat préoccupé par l’avenir de ce pays. À chaque fois, il vient me voir, c’est fini. Çà c’est de la haine crachée. C’est quoi cette méchanceté. Moi même je vais réagir. Je suis béninois. Je ne suis pas étranger. Il parle comme si je n’ai pas mes partisans dans le nord profond. Ils n’ont qu’à réunir leurs gens, je vais fait autant et ils vont s’affronter. Je les attends.

Malik : quand la haine appelle la haine, monsieur le président…

Yayi : Franchement, je souffre. Vous avez raison, je m’énerve  mais parfois  je souris. Je m’excuse vraiment. Autant qu’ils sont, je les respecte. Je leur ai dit venez, mais ils refusent. Je ne comprends pas ce que je leur ai fait. Et je vois, Ils se réunissent sur le dialogue social sur condition avec des sanctions populaires. Il n’aura pas de Madagascar au Bénin. Si c’est cela le langage que  Talon a indiqué parce qu’il dit qu’il faut préserver ses acquis. Je sais que Malik toi tu es bien placé pour savoir ce qu’ils préparent mais dis leur que je n’ai pas peur d’eux car, pour moi la vie et la mort sont les mêmes choses. J’ai seulement peur de Dieu. Je n’aime pas la haine ni le régionalisme, nous sommes un et indivisible. Si c’est parce que lui il a dit qu’il va organiser l’insurrection contre moi et c’est son aile politique qui prend le mot d’ordre pour créer un front uni pour sortir les magistrats et la classe de la société civile, je les attends. Je verrai ce qu’ils vont faire du pays. J’ai été élu. Il me reste trois ans. S’ils ne veulent pas travailler avec moi, qu’ils me laissent travailler. Et ils n’ont pas besoin d’être au gouvernement pour être honnêtes. Ce n’est pas la peine de créer de la psychose dans le pays. J’ai toujours la main tendue. Je ne comprends pas cette manière de faire la politique. Depuis 2006, les voies de Dieu sont insondables. S’ils ont bien géré le pays comme ils me l’enseignent maintenant pourquoi quand je suis venu en 2006, les béninois m’ont préféré à eux. Ils ont dit que j’ai truqué les élections en 2011. Mais comment ? Je pars déjà et ils ont leur chance en 2016. Tous ceux qui parlent, je suis plus proche du peuple béninois qu’eux. Ce n’est pas au nom du peuple béninois qu’ils parlent. J’ai parlé au président Kérékou. Ce sont les cadres qui ont mis ce pays dans cette situation.

Et la question de la Lépi. Les opposants disent qu’il n’y a pas une Lépi !

Yayi : et il y a quoi alors ? Ils sont allés voir le Cnt oui ou non et ils ont vu ce qu’est fait. Mes chers amis, entre nous, si vous voyez ce qui s’est passé. Si nous prenons la partie méridionale du pays. Ils m’ont battu où ? Je les ai battus en pays à Agonlin, Mono, Toffo jusqu’à Godomey, Allada Cototomey. J’ai triché. Ils prennent le peuple Béninois pour qui ? La question de la Lépi, c’est moi qui l’ai voulue. Notre démocratie est insultée. On ne peut pas attendre les élections pour dire venez vous inscrire et mêmes les morts viennent s’inscrire. C’est comme cela que les partenaires ont pris le dossier en main. Depuis le secrétariat d’Etat américain.  Vous savez, je veux partir en réglant les vrais problèmes du pays. La question de la paix, la stabilité. Le fichier de la Lépi,  c’est moi qui ai demandé l’audit. Irais-je payer la francophonie pour venir truquer les résultats ? Mais quand même. Abdou Diouf est un grand homme qui a dirigé le Sénégal pendant 20ans. ce sont de grands experts qui étaient venus. A tout moment, même en France, aux Etats Unis et un peu partout dans le monder, La Lépi doit être toilettée parce qu’il y a des morts et des jeunes qui n’avaient-t pas l’âge de voter. En plus j’ai demandé d’afficher les noms dans les localités pour que ceux qui ne trouvent pas leur nom se déclarent. A chaque fois, je demande ce qui se passe. Et j’ai demandé au gouvernement de s’écarter. Le dossier est au parlement. Voulez vous que je dise quoi encore. Ils ont fait un groupe et ils m’ont remis une fiche. Je sais que le dossier vous préoccupe trop. D’après la fiche qui m’a été remise, j’ai décidé de laisser faire et de subir comme tout citoyen. L’essentiel c’est la sauvegarde des acquis. Au parlement, ils ont constitué un groupe au parlement.  Ils ont utilisé le document de l’Oif. Çà a été un support pour eux. Alors mon message, c’est la tolérance, la sérénité, c’est le message que je laisse et je remercie les partenaires qui ont mis 20 milliards dans la Lépi et dites moi comment je peux influencer cette Lépi dans laquelle le gouvernement béninois a mis aussi 20milliards. Houngbédji est le seul,  c’est pour quoi je dis qu’il est un grand homme. Il a inscrit son nom dans l’histoire de ce pays. Il en a qui sont battus là où ils sont allés voter et ils disent  que j’ai volé. Mais par quelle magie. Il a voulu contester  mais il a  compris. Quand il vient me rendre visite au palais, on discute des problèmes du pays et quand il sort on dit qu’il veut rentrer au gouvernement. Quelle est cette manière. Il n’aura pas de Madagascar au Bénin,  il faut leur dire cela,  ils sont trop petits, je vous jure.

Les journalistes : monsieur le président nous allons rapidement passer  à la jeunesse, tant la question de l’emploi vous tient au cœur

Yayi : il ne faut pas faire un coup d’état civil, on parle de conférence nationale pourquoi, je dis bien si la douane cesse de travailler aujourd’hui, les salaires seront payés pour plusieurs mois ce qui n’était pas le cas en 1990. Il y a quel problème, la faiblesse de la croissance économique est le fait de cette planète, tous les pays au monde, ils sont légions à afficher des taux de croissance négatifs. Je dis que nous avons tenté les deux reformes. Moi personnellement je le reconnais. Regarder quand j’ai fait le tour, j’ai demandé pardon aux producteurs. Pardon pourquoi, parce que cela a commencé depuis ce décret 1994, on dit qu’il faut faire confiance au miracle de secteur privé. Je l’ai fait parce que  J’avais certaines institutions derrière moi qui étaient convaincus mais qui croient  que quand ils seront en Afrique, c’est la même réalité qu’en Europe et aux usa. je leur ai dit que ce sont nos reformes. Regardez, vous, vous êtes producteurs du coton. Je produis et je laisse ça mais je ne connais pas la quantité. Quelle sera la rationalité. C’est de sortir moins d’argent quand Vous venez, vous allez payer moins parce que vous savez que je ne connais pas la quantité. Vous ramassez, vous envoyer dans votre usine. Il  y a deux situations, ou vous avez la morale vous me dites la vérité, monsieur cela fait 60 tonnes ou vous serez tenté de me dire, il ne connait pas la quantité, je vais lui attribuer 5 tonnes. Et soit vous me dites, ou vous ne le faites pas. Où est le fondement de tout cela, si non, que nous rapporte cette forme de privatisation. C’est ce qui est à la base de la crise de confiance entre les producteurs et l’Aic. Le Burkina qui a refusé ce schéma gagne toujours, le mali en dépit de sa crise, gagne toujours on a jamais fait la moitié, pourquoi, pourtant on a toutes les conditions réunies. Je crois que, dans cette affaire, il n’ ya aucune intention. J’ai de l’amour pour tout le monde mais celui qui veut faire de la pagaille, nous allons régler çà. Ce pays nous appartient tous. Je suis là pour l’intérêt général. Celui qui veut tisser un partenariat avec l’état, s’il tient à tout prix à ses intérêts personnels, cela ne pourra pas être possible. Et enfin, celui qui a la foi, peut servir l’autre mais celui qui croit en argent ignore  Dieu et vous ne pouvez pas servir l’autre.   C’est la situation que nous vivons aujourd’hui. Il n’y a rien de grave. Il y a qui ont fait 1% de taux de croissance mais ils continuent de survivre et de se réorganiser. Vous avez vu les marches de la vie chère partout. C’est cette crise qui secoue toute le monde. Nous allons nous réorganiser, je l’ai dis dans mon discours. Celui qui veut travailler avec moi, je suis là mais celui qui ne veut pas, qu’il fasse son projet de société pour 2016 car je ne serai pas là. C’est sa chance. Mais il ne faut pas qu’il m’empêche de travailler, çà ne se fait pas et je n’accepterai pas cela. Ce qu’ils m’ont fait les trois dernières années, j’aime la majorité, ces députés, mais ils sont responsables maintenant. On leur donne des choses et je dis prenez  et mettez çà dans la poche ils mettent dans la poche. Je leur ai demandé, vous aimez la république, et ils ont acceptés. Je parlais de Davide show qui prend les ressources et rentre dans son pays et il transforme le Macao, les opérateurs économiques, vous prenez l’Etat comme une vache à lait et vous prenez le lait mais il faut l’alimenter. Si vous ne l’alimentez pas, il maigrit et il tombe, n’est ce pas. Et le reste on transfert le reste au dehors, mille milliards, 2 mille milliards. S’il meurt, les béninois n’auront pas accès à cela. Vous voyez comment les musulmans enterrent leurs morts. Nous sommes poussières et nous retourneront à la poussière. Même si on met les billets à côté, qu’allez-vous en faire. C’est pourquoi j’ai pris la filière véhicule d’occasion et j’ai dis à monsieur Gatien Houngbédji,  organisez moi cette affaire, on va acheter du  riz Et du maïs et revendre à prix moitié. Peut être qu’on va encore réduire pour que ceux qui n’arrivent pas manger, en trouve un peu. Je suis là pour cela. Et la sécurité alimentaire, nous allons l’atteindre. Les trois ou quatre dernières années, notre production vivrière n’a cessé de s’accroitre. On parle de la pauvreté dans les communes, avec quoi allons modifier cela du jour au lendemain ? Avec une baguette  magique ? La production vivrière s’est accrue, les chiffres sont là, le riz, c’est à peine on produisait 20 mille tonne mais on est à 250 mille tonnes aujourd’hui. Avec 300 mille tonnes, on va  atteindre notre  sécurité alimentaire. Et  on peut aller plus loin parce qu’avec les reformes que nous avons à entreprendre dans le domaine de l’agriculture, il faut qu’on mette l’accent sur la mécanisation, la reforme foncière, l’accès à l’eau, les barrages. Le Burkina a fait des barrages partout sut toute l’étendue du territoire, je vous jure. Le président Kérékou avait voulu le faire et m’avait sollicité. J’étais à la Boad, il voulait  faire douze barrages, ils n’ont pas pu, les cadres ont détourné les fonds. Au Burkina, vous avez de barrages à but multiples partout c’est-à-dire qui donnent à boire aux hommes, aux animaux, l’irrigation, l’énergie etc. il faut qu’on passe par là. Les problèmes d’engrais, les insecticides, c’est fondamental aussi. Le Bénin est le seul aujourd’hui  à n’avoir pas d’usine. Vous trouver çà normal ? Le Togo a plus de trois, la côte d’ivoire a plus de sept etc. pourquoi pas le Bénin. Ce dont nous vivons tous les jours  et qui nous est facturé. On m’a di qu’il faut que le Bénin renaisse. Une renaissance agricole. C’est de cette manière ? Les producteurs ont des problèmes d’engrais, c’est maintenant on n’est entrain de les servir, si on n’avait nos usines ici. En tous cas Français, Chinois, américains, tous finiront pad s’installer dans notre zone franche, il n’ ya rien à faire. Nous serons exportateurs d’intrants. Et çà se fera, le Bénin aura son usine avant que je ne quitte  pour qu’on puisse régler les questions de mécanisation de Ouidah. Si nous agrégerons tout cela, on n’aura un nombre plus grand de tracteurs à mettre à la disposition des producteurs. voilà.

Charbel : Monsieur le président parlons à présent d’une autre crise. Celle qui fait l’actualité et qui est relative à la Fédération béninoise de Football. Votre gouvernement a pris une décision importante. Un mot dessus !

Yayi : vous avez raison, vous avez raison de dire un mot car c’est un Dossier, Tel qu’il m’a été rapporté, vous savez, la Fifa est une machine qui a sa méthode, ses voies sont insondables. Elle a sa propre législation, tribunal lorsqu’il y a un problème. C’est la Fifa qui a pris sa décision donc il faut la laisser aller au bout. Cela ne veut pas dire que je cautionne l’impunité. Je ne sais même pas ce qu’il reproche à Moucharaf ni à Attolou. Une fois l’affaire a été jugée par la Fifa, moi je ne comprends pas pourquoi, les juges béninois s’en ont saisi. Ils disent qu’ils vont en grève, s’ils continuent de grever, ils n’ont qu’à fermer les tribunaux.  Parce qu’ils veulent eux aussi adhérer au front unifié, je les attends, pourquoi la justice béninoise s’est saisi de ce dossier, je ne sais pas je suis le président du conseil suprême de la magistrature, je reconnais l’indépendance je n’y vais plus pour leur laisser la main c’est la garde des sceaux qu’y va à chaque fois je leur demande de faire attention aux textes, à l’éthique etc. la Fifa donne 72 heures pour suspendre le Bénin, vous voulez quoi, que je livre la jeunesse de mon pays ? Je n’ai pas les moyens de leur donner de l’emploi, il faut que je leur achète  des ballons pour qu’ils jouent et me collent la paix. Ils ne peuvent mêmes pas quitter Cotonou pour Lomé pour un match amical. On m’a aussi dit que la Fébéfoot n’a pas de tribunal arbitral et si tel est le cas d’après le ministre, c’est la Fifa qui s’en occupe quand il y a de problème. Où se trouve la vérité aujourd’hui, moi je n’en Sais rien mais toujours est-il qu’il faut prendre la menace dela Fifa au sérieux. La Fifa a fait plier la France, les Usa, le Japon, la Chine, le Nigéria etc. les exemples sont légions. Que voulons-nous ? Sacrifier toute une jeunesse à cause d’une seule personne ?  Le Brésil ayant appris déjà la décision de suspension menace déjà d’envoyer nos enfants au pays. Ou il y a-t-il une autre version des faits que vous connaissez, Malik, parlez moi.

Malick : monsieur le président, la question est un peu complexe et en tant que partie, je ne pourrais pas  me prononcer.

Yayi ; mais moi je joue mon camp  aujourd’hui devant vous, il faut avoir le courage de dire les choses.

Malick : je pense que le gouvernement ne devrait pas laisser la Fifa suspendre le Bénin. Mais aussi il ne peut pas laisser perdurer la situation actuelle que traverse le Foot Ball béninois.

Yayi : dans notre communiqué, on n’a même pas touché à la décision de la cour constitutionnelle pour qu’on me dise que je viole les lois de la république. On a tout fait pour éviter cela. On leur a même laissé s’installer si non c’est le président de la République qui est responsable de l’application des décisions de la justice. On va voir du côté de la cour suprême, on n’a parlé, le président de la cour me dit qu’il n’a pas le dossier. I’on lui a transmis le dossier, il dit qu’il ne peut rien faire avant trois mois. Je dis mon frère, la Fifa nous donne 72 heures. Qu’est qu’il faut faire ? C’était une marinière de dire, Monsieur le président, prenez vos responsabilités. Ce que j’ai fait.

Vous avez parlé de la jeunesse, est ce qu’on peut dire que vous êtes un président qui prépare la relève de qualité en  matière de l’emploi

Yayi : la question de l’emploi  doit être une question inscrite au fronton de nos priorités, autrement c’est une bombe qui se prépare c’set pourquoi quand je vois ces partis, ils s’amusent, la bombe est là et il faut être uni pour l’éviter. Quand je dis venez, ils refusent parce qu’ils veulent me faire partir, ils ne veulent pas voir. Quand vous mettez un pays dans l’instabilité, c’est l’avenir de la jeunesse que vous mettez en péril, parce que nous sommes un grand pays de démocratie même si la pratique de la démocratie telle qu’elle est faite aujourd’hui ici on va dans le mûr. Parce qu’elle est faite du désordre de la haine, du refus de l’autre, du régionalisme, du viol, de la corruption, mensonge, paresse etc. elle même d’origine culturelle. Comment allons-nous faire pour résoudre cette situation, j’ai pensé  qu’on peut faire un pas vers les confessions religieuses mais ils ont pris d’assaut les confessions religieuses. Cela veut dire quoi, il faut qu’on amène chacun à prendre son destin en main. Car l’état ne peut tout faire. Nous avons déjà identifié des pôles de croissances, l’ananas, le coton et autres. Il faut préparer le mental de la jeunesse à aller vers le travail.  Quand j’ai demandé à la jeunesse de Tchaorou de cultiver le coton, ils n’ont rien fait. Exprès, moi, même j’ai décidé de prendre un site pour cultiver moi aussi le coton, vous savez ce qu’ils m’ont dit ? Ils m’ont dit qu’au lieu de venir leur construire des usines ou des bureaux, je leur ai demandé d’aller cultiver la terre. A mon avis la question culturelle doit être prise au sérieux. Dans l’exhortation du pape, on y trouve tout. Notre problème est spirituel. Si on refuse de ne pas rester ensemble, on ne peut pas résoudre nos problèmes. Malgré cela, moi je  suis confiant. Je suis déterminé à ce qu’on termine avec des taux de croissances si faibles. Si on va à 400 mille tonnes, on peut se retrouver à un taux de croissance de 5, et même 6% cette année.  Bien qu’on soit surpris par cette crise qui a éclaté en Avril. Si on arrive à le faire, on peut sortir des 3 ou 4 % pour commencer par côtoyer les 7 ou 8%. Pour cette affaire de pétrole,  nous continuons par courir et les Brésiliens nous aident beaucoup à cela car on ne peut pas comprendre qu’il ait du pétrole au Congo, Gabon, Nigéria, Ghana, la côte d’ivoire et qu’il n’y ait pas cela au Bénin et au Togo. Quel crime, avons-nous commis. Si on arrive à avoir cette  ressource supplémentaire, on peut améliorer la situation, la flambée des prix dans les marchés. Tout est lié. Vous avez vu depuis le port, les prix se sont répercutés sur le marché. Mais curieusement, ce sont ces mêmes dames qui criaient qu’il y la flambée des prix et autres qui marchent aujourd’hui parce que j’ai supprimé le Pvi. Vous voyez cette dame, Chodaton, que comprend t’elle de cette situation pour m’insulter? Je suis animé de patience, on ne peut pas prendre tout un pays en otage en lui faisant peur. On n’a pas besoin d’être au gouvernement avant de travailler. Et je le dis. S’ils ne veulent pas travailler avec moi, qu’ils fassent leurs valises pour 2016 mais si c’est pour me faire partir, ils sont petits car c’est par la volonté du peuple béninois que je suis là.

Malik : Monsieur le président, est ce que vous pouvez expliquer aux compatriotes, la politique de la dictature du développement ?

Yayi : c’est de cela que je parlais. Il faut une culture qui nous imprime la culture du développement. Notre problème, il faut régner cette pauvreté. C’est un vice et il faut en finir et c’est possible. Mais notre comportement nous éloigne du développement. La haine, le vol, l’injure etc. ne sont pas des crimes.  Si on n’est pas ensemble, comment on peut gagner ? Moi je veux le développement pour chacun. Si quelqu’un vole, je ferai tout pour qu’il ne s’échappe pas des mailles du gouvernement, c’est un acte de développement. Où que nous soyons, il faut que chacun changer de vêtements, les vêtements de mal gouvernance.  Il faut naitre de nouveau pour régler le problème de la Pauvreté.

Malik : et que faites vous de la liberté publique ?

Yayi : la liberté publique, est-ce l’anarchie et le désordre ? Si c’est le cas, je prends acte de part ma responsabilité. Vous savez, si vous tuez l’Etat, le pays tombe. Il faut que le président de la République en soit conscient. L’Etat, c’est une institution. Il faut que l’Etat soit fort comme toutes les autres institutions d’ailleurs. Elles doivent être animées par des hommes de qualité. On me parle des reformes politiques. J’ai parlé des reformes de la haute cour de justice, pourquoi on bloque cela ? Elle est faite pour me juger. …Tous les ans vous avez des structures indépendantes  qui rende compte de comment  la gestion financière d’un pays est faite à l’Etat Français, Chinois, Américains etc. je suis en train de me battre pour qu’on intègre cette cour dans la constitution du Bénin. La Céna, on met trois mois pour l’installer. Je suis allé en Inde. Je suis tombé à un moment où les consultations électorales s’approchaient. Le président de leur Cena, c’est un monsieur totalement  indépendant. Il convoque le corps électoral et lorsqu’il décide, tout le monde se plie.  Les élections commencent à 7h, à 18heures, les résultats  sont connus et tout le monde est d’accord. Lorsque j’ai pris cette décision, maitre Robert Dossou et les autres étaient là. Et ils me disent que c’est parce que je ne veux pas partir. Et pourquoi ? La constitution a déjà fait son temps. Elle a fait déjà vingt ans.la France, les états unis, ils réunissent le congrès et disent, revoyez la constitution. Ce sont ceux qui s’étaient exilés qui ont rédigé la constitution. Aujourd’hui des problèmes politiques se posent. A mon avis les questions économiques et de bonnes gouvernances sont absentes dans notre constitution. On dit quelqu’un qui a commis un crime ne peut pas accéder à une institution quoi de plus normale. Nous avons les prescriptions économiques. Une fois qu’on  accepte que le gouvernement revoie et qu’on mène un débat sur la jeunesse, les femmes, l’économie, un débat national pour qu’ensemble, on toilette notre constitution.  Vous pouvez comprendre pourquoi, il n’ya pas un chapitre consacré à la décentralisation  parce que quand on parle de la mondialisation, pour palier aux effets néfastes de la mondialisation, il faut aller à la base, donner le pouvoir à la population à la base. Et ce sont des juristes de hauts niveaux qui s’en chargeront. Je mets quiconque en défi, de me dire qu’il ya mieux que les professeurs Théodore  Holo et  Robert Dossou.  Et je l’ai dit dans mon discours, le discours est là, qu’en dehors des propositions sur la cour des comptes, la Céna et les crimes économiques, de ne pas toucher aux articles relatifs à la limitation de l’âge et autres.  Ce débat est terminé pour moi au Bénin. L’article sur la limitation de l’âge a été appliqué à mes chers papas, Kérékou, Soglo et Zinsou,  il s’appliquera à moi et à tous les béninois. Là où je suis, je ne fais que compter le nombre de jours qui me restent pour partir. Les gens vont payer  pour qu’on dise que c’est parce que je ne veux pas partis que je suis en train de vouloir réviser. Et ceux qui ont volé ce pays viennent me donner des leçons à la télé. Je les regarde. Je ne les néglige pas. Je les ai appelés, ils refusent parce qu’ils veulent me voir partir et ils se disent démocrates,  Vous n’êtes plus  démocrates alors. Si vous êtes comme cela, si moi-même, je vais soulever les miens, cela va donner quoi. Ils vont même dire, il faut arrêter les reformes au port, au commerce. c’est quoi cela, c’est au nom de quoi le font-ils ? Je ne comprends plus rien. C’est de la provocation. J’estime que je veux de la paix. Et il faut que j’exprime ce que je ressens. Il laisse le vrai débat qui est le développement du Bénin de côté. Ce qui nous unis,  c’est l’avenir du pays. Ce n’est pas, c’est lui qui est là, il faut le faire partir, il faut semer du désordre dans le pays. C’est quoi cet esprit de méchanceté. Il y a deux reformes que nous avons entreprises. Il y a le problème de la gouvernance et de la gestion de ces deux reformes que j’ai expliqué. Si je laissais faire, l’Etat va couler et j’en ai l’obligation de rendre compte. C’est pourquoi j’ai dit il faut arrêter. Je ne suis contre personne, je veux un développement inclusif. La porte n’est fermée à personne. Nous allons organiser une table ronde et quand nous allons le faire, ceux qui seront intéressés viendront. Par exemple pour le coton,  nous allons organiser trois à quatre fois pour qu’il y ait la concurrence. Il ne faut pas laisser les poumons dans les bras d’une seule personne. C’est comme si le Bénin est pour un seul homme. Je ne fais pas plier. Quelque soit le lien d’amitié, même si cela doit me valoir toutes ces injures, mêmes de ces enfants de Canal3, ils n’ont pas l’âge de mes enfants et tous les matins, ils m’injurient. On les paye et ils m’injurient. Je suis peut être leur père, j’ai 62 ans et je suis le président de la République du Bénin. Même mes pauvres enfants les écoutent.  N’ai-je pas les moyens de leur ai faire du mal ? Mais je ne ferai pas, j’ai dépassé çà. C’est quoi cette éducation ? Il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut régler cela. Aujourd’hui l’argent est roi dans notre pays. On prend de l’argent pour m’insulter et on me parle de Démocratie.

 Malik : c’est triste monsieur le président mais aujourd’hui, c’est le 1er Août, la fête de l’indépendance de notre pays et vous allez dire un mot de fête aux compatriotes !

Yayi : Bonne fêtes naturellement ! Vous savez qui aime bien, châtie bien. Je ne me suis pas fâché. Jai seulement dit ce que je pense. C’est un amour profond pour moi que de défendre l’intérêt de ce pays. Ce qui me reste maintenant c’est de défendre cette nation et mourir même l’arme à la main. Il ne me reste plus rien. C’est à dire l’arme contre la pauvreté. La question de la lutte contre la corruption, l’obligation du résultat, du partage. Et il faut qu’on accepte d’être ensemble pour être plus fort afin de contrer les  affres de la crise économique que nous projette l’extérieur. L’avenir que je prédis pour mon pays, il n’y a pas péril en la demeure. Il n’y a pas de crise de  trésorerie. Même si la douane cesse de travailler pendant six mois, nous continuerons de payer les salaires. Le rapport du Fmi est clair. On leur a dit, actuellement, c’est le port et le coton qui nous rapportent  de l’argent et ils ont demandé de trouver des reformes appropriées. L’Aic aujourd’hui à son expérience. Ce qui reste est qu’ils se baignent dans  la bonne gouvernance pourque ni l’Etat ni les producteurs ne perdent plus. Nous allons récupérer le port.  Même s’ils font le tour du monde pour demander aux bateaux  de ne plus venir ici comme c’est le cas des intrants. Je répète ils sont trop petits. Je le dis en tant que président de la République. Comme c’est le jour de l’indépendance, je souhaite une bonne fête à tous les Béninois et béninoises. Que l’unité nationale soit plus renforcée et que la classe politique soit plus responsable. Parce qu’ en posant des actes de ce genre, en salissant le nom du pays et le nom du président, ils ne savent pas d’où viendra la riposte ni comment la riposte va se faire. Aimons tous la paix et rien que la paix.

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OKOYA F.

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