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Suite aux déclarations de la minorité parlementaire : Les clarifications du Ministre Wadagni sur les Budget 2017 et 2018

Les députés de la minorité parlementaire n’ont pas voté le projet de budget de l’Etat gestion 2018. Dans une déclaration faite avant le vote, ils ont énuméré un certain nombre de raisons relatives au budget 2017 au projet de celui de 2018 pour justifier leur position : « …Nulle part sur le territoire national, on a eu de salle de classe construite, pas un seul mètre de bitume sur nos routes, aucune infrastructure sanitaire, pour être plus clair, même pas une seule latrine estampillée “Nouveau Départ”. » ont ils affirmé a propos du budget 2017. Parlant du Budget 2018, ils ajoutent : « …Au vu de ce qui précède, est- il possible qu’un député qui porte la voix du peuple puisse donner à nouveau son quitus à  un tel projet de budget anti social, un projet de budget qui ne prend pas en compte les aspirations du peuple, un projet de budget conçu pour faire la part belle aux riches hommes d’affaires, un projet de budget dirigé contre les pauvres populations des zones les plus déshéritées de notre pays, un projet de budget qui participe à l’amenuisement du panier de la ménagère, un projet de budget de pression sur les opérateurs économiques… »

Les clarifications du ministre Romuald Wadagni

Mais les accusations portées par les députés de la minorité parlementaire ne sont pas fondées selon le ministre de l’Economie et des Finances qui, chiffres à l’appui, a apporté des clarifications que voici !

 ABK_0088 R«…Je souhaiterais avant tout, remercier pour la qualité des échanges que nous avons eue depuis le mois d’octobre, où le gouvernement est venu présenter la monture du projet de loi de budget gestion 2018. Nous avons eu deux mois d’intenses travaux. Nous avons assisté à des discussions constructives et comme vous avez pu constater lors de la présentation du rapport général, beaucoup de propositions d’amendements ont été intégrées dans ce qui sera la version originale du projet de loi des finances gestion 2018. J’avoue que j’ai été surpris par ce que j’ai entendu au début des débats tout à l’heure, des commentaires de la minorité parlementaire. J’en n’ai pas l’intention de répondre, mais je voudrais quand même apporter un certain nombre d’informations, parce que nous sommes en plénière et il y a  des caméras et toute la population nous écoute. J’ai toujours chaque fois quand je viens ici fait l’option de regarder  devant et de ne point parler de l’arrière parce que cela ne sert à rien. J’ai aussi toujours dit que si nous ne parlons pas, ce n’est pas parce que nous n’avons pas des choses à dire, mais parce que nous avons fait le choix de nous concentrer sur le travail. Ne nous obliger pas parfois à revenir sur des faits passés qui ne feront qu’enrichir les polémiques. Sans rentrer donc dans cette logique je voudrais apporter quand même quelques éléments de réponse. Le premier élément ici, c’est le fait qu’on nous reproche que c’est la première fois qu’on présente des documents budgétaires sans donner le rapport définitif (…) Je note dans la présentation qu’il est indiqué que le document est transmis le 5 octobre. Il est impossible de donner le niveau d’exécution budgétaire à fin septembre. Nous avons fait la présentation de notre budget ici le 13 octobre en même temps que le gouvernement français, présentation fait sur la base de l’exécution avant fin juin pour un pays qui a quand même un certain niveau d’avancement sur ces questions-là. Lors de la présentation le 13 septembre, nous avons exposé le niveau d’exécution à fin Juin et nous avons présenté les tendances à fin septembre. Lors des travaux pendant les deux mois, nous avons discuté de la réalisation à  mi-septembre  et nous avons transmis le rapport d’inscription à fin septembre. Ceci non seulement n’est pas nouveau, mais montre un stricte respect du calendrier budgétaire. Mais devant la presse indiqué que c’est un scandale qu’on n’est pas donné les chiffres et qu’on est transmis le 5 octobre des éléments sans l’exécution au 30 septembre, cela contraste avec le niveau de collaboration que nous avons eus pendant les commissions où j’ai indiqué ici la satisfaction qui était la nôtre d’avoir eu des contributions intrinsèque de la part de la minorité parlementaire qui avait proposé une vingtaine d’amendement que nous avons découvert ici et en séance,  nous en avons accepté plus de la moitié (…) Le budget 2017, c’est du 50/50 ; c’est-à-dire 1000 milliards Fcfa en ressources et 1000 milliards Fcfa en financement. Je voudrais noter que par le passé, c’était 60% du budget financé sur la dette et 40% sur les ressources propres. Pour 2018, nous avons un budget à 1800 milliards Fcfa  décomposé à 1100 milliards Fcfa de ressources propres, donc 60% du budget financé sur les ressources propres et 40% sur  financement extérieur (…) Il y a autre chose que je voudrais dire sur la dette. Quand nous annonçons les chiffres, vous savez qu’en 2017, nous avons dépensé plus de 100 milliards Fcfa pour régler des dettes qui existaient avant notre arrivée. Les élections de 2015 ont été organisées avec des dépassements de budget. Le montant des dépassements n’a été inscrit nulle part dans la comptabilité de l’Etat. Vous avez suivi la grève dans le secteur de la santé. Les travailleurs ont sorti un décret de 2006 par lequel le gouvernement d’alors avait octroyé une prime chiffré à 6 milliards Fcfa. Le Chef de l’Etat a dit que c’est un acquis et qu’on ne va pas la suspendre. Mais ces 6 milliards n’étaient nulle part dans la comptabilité de l’Etat. Ce mois-ci, nous avons payé 2 milliards Fcfa sur les 6 milliards Fcfa. Au niveau de la SBEE, nous sommes rentrés dans le Compact du Millénium Challenge Account et la conditionnalité pour pouvoir signer l’accord au 18 juin 2017 est que les Américains nous ont demandé de payer d’abord les dettes de la SBEE. Nous avons payé les dettes au titre de factures de consommation soit 32 milliards Fcfa (…)

J’entends dire que le gouvernement a un visage antisocial. Je voudrais que l’on me cite une seule mesure sociale existant avant le 6 avril 2016 et que nous avons supprimée. Non seulement nous les avons gardées, mais nous les avons renforcées. Je me permets de prendre quelques minutes pour vous apporter sur ce que nous avons fait. Je veux citer la gratuité de la césarienne. Le montant du budget de la gratuité de la césarienne était de 2 milliards Fcfa. Pour 2018, nous sommes passés à 3 milliards Fcfa. Nous avons mis en place le Fonds pour la prévention et la protection des populations en cas de catastrophe avec 1.320.000.000 Fcfa. Ça n’existait pas. Il y a la Caisse mutuelle de prévoyance porté à 450 milliards Fcfa en 2018. Le budget pour la prise en charge des dialysés porté à 2,9 milliards Fcfa… »

F.Z.OKOYA  www.visages-du-benin.com  Toute l’actualité du Bénin et d’ailleurs depuis 2009 ! Restez connecté avec nous,  restez informé!

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