21 septembre 2012 : Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer   a été décrite pour la première fois en 1906, par le neurologue allemand, Docteur Aloïs Alzheimer  d’où son nom. Il s’agit d’une dégénérescence des cellules du cerveau qui évolue vers une dépendance totale de sa victime.  C’est  la forme de démence la plus courante chez les personnes âgées de plus  de 60 ans. La prévalence est liée à l’âge et double tous les 5 ans de 65 à 85 ans. Les personnes atteintes de  la maladie d’Alzheimer subissent, de façon partielle puis totale, des troubles de plus en plus importants de la mémoire mettant en péril leur propre sécurité et, parfois aussi, celle de leur entourage:  le malade oublie où il habite et se perd, ne sait plus quel jour il est,  n’est plus en mesure d’exécuter les tâches quotidiennes les plus élémentaires,  devient incohérent , change de comportements, ne reconnait plus ses proches, ne s’intéresse plus à rien (y compris pour tout ce qui le passionnait avant), oublie le geste qu’il vient de faire (ouvre les boutons du gaz et part,…).Tous ces comportements  évoluent sur une période allant de trois  à vingt ans, en moyenne une dizaine d’années au cours desquelles d’autres troubles plus graves surgissent: crises d’ épilepsie, incontinence, amaigrissement … jusqu’à une complète grabatisation.

 Parmi les maladies facteurs de risques, citons en priorité l’ hypertension, le cholestérol, le diabète et l’obésité,  conséquence d’un surpoids dû à  un manque ou une insuffisance d’ activité physique (sport, marche…) mais surtout à de mauvaises habitudes alimentaires (nourriture trop grasse, sucreries, boissons de type soda…).Selon plusieurs études, les personnes obèses augmenteraient de 80%  leur risque de développer une maladie d’Alzheimer, particulièrement chez les femmes.

La solitude (au sens large) et tout autre facteur susceptible d’entraîner une dépression chez la personne âgée sont également une porte d’entrée pour cette maladie.

 A moyen terme, L’exode rural des jeunes aura pour effet  de diminuer la prise en charge  familiale fournie aux  anciens.  Ils resteront seuls dans des zones souvent reculées, loin des  structures de  santé à l’accès difficile, voire inaccessibles en période d’hivernage, sans  retraite ,  sans  sécurité sociale pour la majorité des vieux  agriculteurs  pour qui travailler  devient de plus en plus difficile.

 Tout le monde connait l’adage « mieux vaut prévenir que guérir… » mais on ne guérit pas de la maladie d’Alzheimer!!!  Quand elle vous touche, elle continue à progresser, plus ou moins vite, vers

la mort, atteignant  le malade  jusqu’au plus profond de sa dignité. Cette maladie génère des coûts difficiles à supporter pour un retraité ou pour sa famille,  impossibles pour  les populations démunies, particulièrement  celles du monde rural.

 Les Etats d’Afrique de l’Ouest  justifient d’une prise de conscience du devenir de leurs « aînés  »  et de leur santé  à travers diverses actions et associations mises en place. Toutefois, les programmes évoqués restent globaux et n’intègrent pas la prise en charge de leur  santé mentale .  Pourtant avec l’accroissement de l’espérance de vie, la maladie est de plus en plus présente comme l’attestait déjà en 1990 une étude réalisée par des médecins de Cotonou, sur les dix précédentes années.

 La maladie d’Alzheimer est un problème de santé publique dont l’incidence  familiale est élevée. Faute de programmes de prévention aujourd’hui,  la maladie d’Alzheimer sera l’URGENCE de demain au Bénin comme de tous  les pays d’Afrique.

Claude P. BARNIER

Directrice-gérante GSPD Sarl

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OKOYA F.

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