Concertation parlementaire sur la correction de la LEPI : Les députés Fcbe disent non

(Le sujet renvoyé en plénière )

– LIRE LES PROPOS DE QUELQUES DEPUTES

Jamais deux sans trois ! La concertation des députés pour la correction de la Lépi a été ce mardi 29 mai 2012, reportée une troisième et cette fois-ci définitivement puisque le sujet selon les élus Fcbe de la 6ème Législature ne pourrait être examinée qu’en plénière.

Le bouc émissaire n’est plus le groupe parlementaire Prd mais la qualité du moins la légalité du cadre de concertation. Pour les députés Fcbe à l’image de Candide Azannaï, Grégoire Laourou…, les résultats qui sortiront de la concertation souhaitée par l’Union fait la Nation ne peuvent être pris en compte par la plénière puisque n’étant pas un rapport d’une commission permanente de l’Assemblée nationale. Après discussion et échanges entre tous les députés présents y compris Kolawolé Idji de l’U.N et Augustin Ahouanvoébla du PRD, il est a été convenu, que le dossier soit transmis au Président de l’Assemblée qui conformément aux dispositions du Règlement Intérieur de l’Assemblée, qui se chargera de l’affecter à une ou plusieurs commission(s) afin qu’un rapport puisse être examiné et adopté en plénière.

Francis Z. OKOYA

 Propos de quelques députés

Candide AZANAI : député FCBE

D’abord, il faut reconnaître qu’il y avait un problème à l’issue de la dernière séance dû à l’absence du PRD. Ceci parce que, il y avait un problème de communication, un problème de calendrier. Les membres du PRD et ceux qui les avaient invité ne s’étaient pas entendus. Maintenant, nous avons abordé le débat même. Il faut reconnaître que le dialogue proposé par l’Union fait la Nation est une  discussion politique au sein de la classe politique pour des parlementaires et c’est ce que nous sommes entrain de faire. Quelle est l’issue, quelle est la valeur, quel est l’aboutissement  quelle est l’instance qui peut prendre les résultats ? Et là, nous avons fouillé dans les textes et nous avons  souhaité qu’une fois que nous venons de faire ces débats, nous allons prendre le second étage qui est l’étage parlementaire.  Comme il est de coutume fixé par le règlement intérieur, une affaire ne peut être débattue en plénière si l’affaire n’a fait l’objet d’un travail en commission  et  introduite en plénière par un rapport. Le dialogue politique que nous venons d’avoir a recommandé  qu’on demande au président de l’assemblée nationale de se saisir à la fois  de la déclaration  sur la LEPI de l’Union fait la Nation, et de tous les documents subséquents notamment le rapport de l’OIF, le PRD a aussi fait une intervention. Donc il appartiendrait au président de l’assemblée nationale de se saisir de ça et d’envoyer cela à la commission des lois. Et au niveau de la commission des lois qui est une commission permanente pour prendre tout le contour, tout le panorama va essayer de produire un rapport et en plénière, on continuera pour trouver les voies et moyens d’avoir un instrument de notation de suffrage le plus neutre possible. Ce que nous avons fait, je pense que c’est un progrès dans le dialogue. C’est aussi un progrès dans la recherche d’un climat apaisé. Nous avons souhaitons afin que les données techniques, les données juridiques,  les données administratives  puissent s’insérer  dans cette matrice politique où  l’ensemble de la classe politique se trouve et  s’entend et s’assure de la fiabilité, de la viabilité de ce qu’on veut mettre en place. Pour ce qui me concerne, je pense que nous pouvons aller un peu vite parce qu’il y a l’existant. Nous avons un existant.  Nous ne partons pas du zéro. Il y a quelque chose. Le débat, aujourd’hui, c’est que ce qui est là,  pendant que  certains  disent que c’est bon,  d’autres disent que c’est mauvais. C’est dangereux. L’intérêt est qu’aujourd’hui, est que ceux qui disent que c’est parfait et ceux disent que c’est mauvais s’entendent pour déboucher sur quelque chose qui puisse recueillir l’assentiment de tout le  monde. Nous avons les élections de 2013 qui sont incompressibles. Donc par rapport à cela, nous allons faire le décompte nécessaire pour permettre à chacun d’avoir un outil fiable. Le PRD a eu des avancées. Ils ont fait un séminaire ce week – end. Ils ont donné des résultats avec un calendrier. La commission permanente peut s’enrichir de toutes les expertises nécessaires d’arriver à un outil républicain neutre.

Antoine Kolawolé Idji : député UN

J’aimerais vous rappelé que le 24 mais dernier, nous nous étions retrouvés mais malheureusement un de nos collègue, président de groupe  était en mission à l’étranger et pour cette raison, la rencontre a été reportée.  Ce jour je suis heureux de vous dire que tous les groupes étaient représentés et nous sommes entrés dans le vif du sujet. Le sujet, c’est reprendre rapidement la LEPI pour en faire un outil accepté par tous, un outil techniquement correct. Les députés ne sont pas des techniciens, les députés n’ont pas l’intention de faire les cartographes, faire les recensements porte à porte,  faire les enregistrements ou de faire les dédoublonnages. Mais tout le monde est d’accord qu’il y a des choses à corriger  pour que ça soit l’outil fiable. Tout le monde est d’accord qu’il y a des acquis, des points qui ont été acquis et que ces points acquis là soient enregistrés comme des points acquis et que les  points insuffisants qui méritent correction. Nous ne savons par exemple exactement les dédoublonnages qui ont été faits. Est- ce que c’est  absolument ce qu’il faut ? Il y a des milliers de béninois qui n’ont pas de cartes d’électeurs. La cartographie souffre d’insuffisances importantes. Que certains villages  enregistrés en dehors de leur cadre naturel. Pour des élections locales, ce sont là des questions très graves. C’est pour ça qu’au nom de mon groupe, j’ai dit qu’il s’agit d’une question de paix et de stabilité  dans notre pays. Les élections communales sont les élections les plus difficiles. Il faut que nous allions à ces élections là avec un outil sur lequel nous soyons tous d’accord. Je suis heureux de vous dire que les députés tous ensembles ont trouvé  les procédés par lesquels  ces questions doivent être étudiées et seront amenées sur la table du président de l’assemblée nationale qui en séance plénière l’affectera à une commission ou à toutes les commissions s’il lui plaît  et ces commissions qui sont ouvertes de toutes les façons à tous les députés débattront des voies et moyens, des procédés à mettre en place pour que le travail puisse être fait conformément à notre souhait  d’une manière transparente et autant que cela se peut de façon consensuelle.  Il faut étudier tous les procédés législatifs. Donc s’il faut corriger la loi, modifier la loi, je pense qu’il le faut. Mais nous en débattrons mais je pense qu’il le faut. Puisque nous sommes des législateurs je pense que nous sommes sur la voie de nous mettre tous ensemble  sur un texte que nous voterons, je pense, à l’unanimité. La question du financement est une question capitale. J’entends dire que  l’instrument que nous avons aujourd’hui a coûté 41 milliards  de francs CFA. C’est beaucoup d’argents. Combien nous en faudra-t-il pour que nous puissions avoir un instrument qui répond à nos vœux, je ne sais pas. Mais si nous nous mettons d’accord sur les manières, nous aurons à dépenser beaucoup moins d’argent. Je ne peux pas vous dire combien de milliards, nous aurons à dépenser. Mais ce que je peux vous dire  cela sera toujours   moins cher que d’avoir à régler des problèmes de paix, de stabilité parce que ça n’arrive pas qu’aux autres. Le feu, ce n’est pas seulement chez les autres. Vous voyez des pays qu’on croyait démocratiquement stabilisé, le Mali, vous voyez ! je ne veux pas peindre le diable sur le muraille mais avons raison de prendre à temps toutes les mesures nécessaires et je dis aussi que ce n’est pas la communauté internationale de nous doter de cet outil mais c’est à nous-mêmes et que en notre sein nous devons pouvoir les financements nécessaires sur la paix et la stabilité dans notre pays. Les partenaires techniques et financiers, s’ils veulent que  la démocratie s’installe au Bénin, de venir toujours financièrement et techniquement en aide. Nous ne rejetons pas leur assistance. Avec tout l’argent qu’ils ont déjà mis, ils en mettront encore un peu plus pour que nous puissions avoir un outil. Je ne sais pas de combien de temps, les techniciens disposeront pour apporter les corrections. Ils prendront le temps qu’il faut. Si le temps qu’ils prendront serait plus long que celui qui nous amène aux élections, de façon consensuelle,  nous nous mettrons d’accord sur ce qu’il y a lieu de faire parce qu’on ne peut pas reporter les élections si ce n’est pas de manière consensuelle. Et la minorité et la majorité se mettent d’accord pour le faire. Si cela est le cas pourquoi pas ? Mais la priorité, c’est d’abord corriger la LEPI et d’avoir un bon outil. Si nous pouvons le faire à temps, c’est mieux pour tout le monde.

Grégoire Laourou : député fcbe

 Etant donné que nous sommes au parlement, nous avons retenu d’utiliser les voies qui nous sont offertes par les textes législatifs pour régler les problèmes parce que même si c’est des questions politiques qui sont posées, il nous faut nécessairement les textes. Ce que les textes nous permettent de faire, c’est d’envoyer la déclaration du président Idji au niveau d’une commission permanente qui va examiner cela et faire des propositions pour la suite. C’est-à-dire que le travail se poursuivra soit dans le cadre d’une commission temporaire ou d’une commission spéciale ou encore d’une commission d’enquête. Donc toutes ces possibilités s’offrent à nous à travers notre règlement intérieur. Nous avons jugé utile de nous enfermer rigoureusement dans ce que prescrivent nos textes et non faire autre chose. Dans les prochains jours, le président de l’assemblée nationale va devoir affecter ce dossier à une commission ou à deux et la suite du travail se fera à ce niveau. Toute question évoquée à l’assemblée nationale peut être affectée à une commission.

 Augustin Ahouanvoébla, président du groupe parlementaire « Prd- Un »

 Nous avons suggéré que toute concertation qui doit se faire entre des parlementaires doit être une situation dans le formel. Tel que ça se passe, c’est dans le formel et toutes les forces politiques qui sont en mesure d’apporter un concours pour que véritablement on ait des moyens de façon impartiale pour corriger la Lépi doivent s’y atteler et dans un bref délai. Il ne faut pas qu’on attende deux mois, trois mois pour commencer cette correction. Vous savez, les propositions faites par le Prd est une base et je sais qu’il y aura d’autres propositions qui viendront parce que j’apprend déjà que la majorité présidentielle Fcbe se prépare pour faire un séminaire à l’instar du Prd. La déclaration qui est faite par le groupe parlementaire Union fait la nation, pour favoriser l’audit et la correction que nous souhaitons tous  afin que tous les béninois soient pris en compte. Une certaine classe de la société civile demande le report des élections municipales ! Vous savez très bien que le baromètre de la démocratie, c’est l’organisation en bonne date des différences échéances électorales. Mais je dis le Prd aura l’occasion de se prononcer par rapport à la situation.

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OKOYA F.

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