70 milliards détournés du PIP 2010, réclament responsables et/ou coupables

Exécution des Programmes Pip 2010 du Budget de l’Etat

 70 milliards détournés, réclament responsables et/ou
coupables

Encore une situation de malversation sans responsables ni coupables ? Telle est la question qui vient à l’esprit au regard du scandale enregistré  dans la réalisations des projets et programmes inscrits au Programmes d’Investissements Publics ( Pip) du Budget de l’Etat gestion 2010. Il s’agit de la
bagatelle somme de 70 milliards sortis des caisses de l’Etat mais dont les dépenses restent injustifiables.

 

Les faits

Une mission gouvernementale  dans les communes du Bénin a révélé la triste réalité : tous les Programmes
d’Investissements Publics ( Pip) ne sont soit pas suivis soit réalisé. Résultats, il y a dans l’ensemble des communes du Bénin près de 70 milliards de projets Pip fictifs.

Il y a quelques mois au cours d’un atelier organisé par la Fondation Friedrich Ebert, des spécialistes et experts en finances publiques ont dénoncé à travers des
communications l’inefficacité de la réalisation des  PIp. L’information a été confirmée mercredi 08 et jeudi 09 décembre 2010 lors d’un autre atelier
d’information et de formation sur les éléments d’analyse du Budget général de l’Etat gestion 2011. Il a été révélé que non seulement les Pip tel qu’appliqués depuis quelques années sont non
seulement inefficaces et en baisse mais aussi sont sources de mauvaise ainsi gouvernance. Informé, le Gouvernement selon les experts écoutés hier et avant hier, avait dépêché dans les communes
des missions de vérification des réalisations des Pip. C’était sous l’égide du ministre du Plan de la prospective et du développement, de l’évaluation des politiques publiques et de la
coordination de l’action gouvernementale. La mise en commun des rapports des différentes missions gouvernementales dans les communes a affiché près de 70 milliards de francs Cfa de projets
fictifs. Dans bien des cas, il s’agit de projets Pip complètement finis sur papier c’est-à-dire dans les rapports adressés aux Ministères concernés mais qui se révèlent des projets entamés et
abandonnés ou pire matériellement inexistants  sur le terrain. Qui sont les responsables ou les coupables de ce nouveau scandale ? C’est pour
répondre à cette interrogation que le Gouvernement, l’Inspection Générale de l’Etat ( Ige) et les mairies bénéficiaires des différents projets et programmes du Pip se trouvent interpellés.

 

 Quelques faits et chiffres sur la problématique de la mise en œuvre des Pip: gestion 2006-2010

Selon les informations fournis par les experts et les économistes sur les Pip, on retient par exemple que de 2007 au 30 juin 2010, le taux d’exécution des PIP est
passé de 63,8% à 11,3%. La situation de 2010 se justifierait par les travaux d’assainissement qui ont lieu au palais jusqu’en mai et au retard de l’avis de non objection des PTF.( Voir tableau I
). Il est ajouté aussi qu’au plan social, la situation n’est guère reluisante. Au 30 juin 2010, le taux d’exécution des dépenses d’investissements publics dans les secteurs sociaux avoisinait
16,8%. Il est de 7,8% dans la santé ; 23,4% dans l’éducation ; 19,6%  dans l’habitat et 28,8% dans l’environnement.  ( voir tableau II). Les experts et économistes ont aussi montré que dans le secteur productif, la situation est aussi alarmante. Les dépenses d’investissements
au 30 juin 2010 ont été exécutées à 8,2% dans l’agriculture ; 8,7% pour l’eau et l’électricité ; 9,2% pour les infrastructures dépit leur rôle prioritaire dans la mise en œuvre de la SCRP ( voir
tableau III ).

La part des dépenses ordinaires dans le BGE a baissé de 61,3% à 43,6% entre 2006 et 2009 au profit des dépenses d’investissements. Malheureusement, cette tendance
s’est inversée ces trois dernières années ; ce qui pose le problème de croissance durable. La part des dépenses ordinaires dans le BGE a baissé de 61,3% à 43,6% entre 2006 et 2009 au profit des
dépenses d’investissements. Malheureusement, cette tendance s’est inversée ces trois dernières années ; ce qui pose le problème de croissance durable. ( voir tableau IV). Le constat est
globalement le même pour les ressources intérieures et extérieures. le taux d’exécution des dépenses d’investissements est passé de 52,8% en 2006 à 14,6% en juin 2010.  Ce taux a varié de 60,1% à 18,4% pour les investissements sur ressources extérieures. ( voir tableaux V)

 

Le verdict des experts et économistes

Au regard de tout ce qui précède,  Le verdict des experts et économistes sur les Pip de 2006 à 2010  est sans appel : « L’exécution des dépenses en capital ces cinq dernières années a été moins satisfaisante que prévue. En dépit des problèmes de
mobilisation de ressources, les prévisions de dépenses en capital se sont accrues ; ce qui traduit un réel optimisme. Les dépenses ordinaires s’accroissent au détriment des dépenses
d’investissements. L’exécution des investissements sur ressources intérieures et extérieures est en déclin ainsi que les investissements publics dans les secteurs sociaux et productifs.

 

Francis Z. OKOYA

 

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