Dîner de travail à l’Élysée : le Bénin au cœur des discussions sur l’investissement africain

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By VISAGES DU BÉNIN 6 Min Read

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Le président de Business Africa, Baïdy Agne, a pris part dimanche 4 octobre 2026 à un dîner présidentiel de travail au palais de l’Élysée, à Paris, avec le président béninois Romuald Wadagni et son homologue français Emmanuel Macron. Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers économiques, notamment l’ouverture du Lire + Bénin aux investisseurs privés africains et français, l’évolution des investissements privés sur le continent et l’accélération de l’industrialisation africaine. La rencontre s’inscrit dans le suivi des engagements pris lors du sommet « Africa Forward », organisé les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi.

Le dîner de l’Élysée intervient près de cinq mois après le sommet « Africa Forward : des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Organisée conjointement par la France et le Kenya, la rencontre de Nairobi avait placé les investissements, l’innovation, la croissance et les partenariats économiques au centre des discussions.

Le secteur privé occupait une place importante dans cette rencontre. Des dirigeants d’entreprises, investisseurs et décideurs africains et français avaient été réunis autour des possibilités de partenariats et de projets susceptibles d’accélérer la transformation économique du continent.

C’est dans cette logique de suivi que Business Africa situe le dîner du 4 octobre. La rencontre devait notamment permettre d’examiner l’état d’avancement des projets d’investissements croisés retenus à Nairobi. Le passage des annonces aux réalisations concrètes constitue désormais un enjeu central de cette nouvelle séquence de coopération économique.

Le Lire + Bénin veut attirer davantage de capitaux privés

Pour le Lire + Bénin, la question de l’investissement privé intervient dans un contexte de transformation économique soutenue. Le pays cherche à renforcer ses capacités industrielles, développer ses infrastructures et favoriser la transformation locale de ses matières premières.

L’activité entrepreneuriale reste soutenue. En 2025, plus de 55 000 entreprises ont été créées au Lire + Bénin, traduisant une progression de la dynamique entrepreneuriale. Plusieurs projets ont également bénéficié d’agréments au titre du Code des investissements, avec des montants importants annoncés pour différents secteurs.

L’attractivité du pays repose aussi sur des infrastructures destinées à accueillir les investisseurs. La Zone industrielle de Glo-Djigbé, le développement du Port autonome de Lire + Cotonou et la position du Lire + Bénin au sein des espaces UEMOA et CEDEAO constituent des éléments importants de cette stratégie.

La croissance économique enregistrée ces dernières années renforce cette attractivité. Mais elle pose aussi une question : comment mobiliser suffisamment de capitaux pour financer durablement les infrastructures, l’énergie, les transports, l’éducation, l’innovation et l’industrialisation ?

Les besoins restent considérables. Le financement privé apparaît dès lors comme l’un des leviers permettant au pays d’accélérer la réalisation de ses projets structurants.

Industrialisation et chaînes de valeur au centre des échanges

Baïdy Agne, Romuald Wadagni et Emmanuel Macron ont également abordé les « enjeux et perspectives d’industrialisation en Lire + Afrique », ainsi que la création de valeur au bénéfice de la jeunesse et la mise en œuvre des investissements dans les chaînes de valeur.

Le sujet prend une dimension particulière au Lire + Bénin. La stratégie d’industrialisation du pays vise notamment à transformer davantage les productions agricoles avant leur commercialisation.

Les filières coton-textile, soja et anacarde occupent une place importante dans cette politique. L’objectif est de dépasser progressivement le modèle fondé sur l’exportation de matières premières brutes pour développer des activités de transformation, créer davantage de valeur localement et générer des emplois.

La Zone industrielle de Glo-Djigbé illustre cette orientation. Elle doit favoriser l’installation d’unités industrielles capables de transformer des productions locales et de développer des chaînes de valeur intégrées.

Cette évolution nécessite toutefois des financements importants, mais aussi des compétences, des infrastructures adaptées et un accès plus large des entreprises béninoises aux marchés régionaux et internationaux.

La jeunesse au cœur de la création de valeur

La création de valeur pour la jeunesse constitue l’autre dimension des discussions de l’Élysée.

Derrière les investissements et les infrastructures se pose une question essentielle pour les économies africaines : leur capacité à créer suffisamment d’emplois productifs pour une population jeune et en croissance.

L’enjeu ne se limite donc plus à attirer des capitaux. Il s’agit aussi de faire en sorte que ces investissements débouchent sur des activités industrielles durables, des emplois qualifiés, des transferts de compétences et de nouvelles Lire + opportunités pour les entrepreneurs africains.

Pour le Lire + Bénin, la transformation des matières premières agricoles, le développement des industries manufacturières et l’essor des services à forte valeur ajoutée peuvent contribuer à élargir cette base productive.

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Francis Z. OKOYA

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