Affrontements entre éleveurs et agriculteurs à Dassa-Zoumè: Le gouvernement clarifie et annonce une batterie de mesures

 Affrontements entre éleveurs et agriculteurs à Dassa-Zoumè: Le gouvernement clarifie et annonce une batterie de mesures

Le Député Jean-Eudes Okoundé

Le ministre de la Défense nationale, Fortuné Nouatin, représentant son collègue chargé de l’Intérieur, a donné la version du gouvernement sur les faits liés aux affrontements survenus le mercredi 29 mai 2019 puis dans la nuit du vendredi 31 au samedi 1er juin 2019 entre éleveurs et agriculteurs dans la localité d’Ayiwidji, village de Bétécoucou dans la commune de Dassa-Zoumè.

Le Député Jean-Eudes Okoundé

Des explications du gouvernement, il ressort que les affrontements sont survenus suite aux dégâts causés par le passage des bœufs d’un bouvier dans les champs de maïs d’un cultivateur. La question a été posée par le député Jean-Eudes Okoundé dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Le dossier a été examiné par la plénière ce jeudi. Le ministre est revenu sur les faits qui ont coûté la vie à quatre habitants du village d’Ayiwidji dont une fillette de cinq ans. Il y a également le décès d’un bouvier dont la mort a été d’ailleurs à la base de tout le drame.
Fortunet Nouatin a fait aux députés le point des actions menées par le gouvernement lors de cet affrontement meurtrier pour faire revenir le calme et le sort des commanditaires de cet acte barbare dont deux ont été arrêtés. Les enquêtes se poursuivent, à en croire le ministre, pour l’interpellation de toutes les autres personnes impliquées dans ce crime odieux. Le ministre intérimaire a rappelé également les mesures prises par le gouvernement pour l’application de la loi n°2018-20 portant Code pastoral en République du Bénin. Selon lui, dès la promulgation de cette loi par le président de la République en avril 2019, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) a initié courant mai et juin 2019, une mission de vulgarisation et d’appropriation de la loi par les cadres et agents de ses structures déconcentrées sur toute l’étendue du territoire national. Ces structures ont été instruites à l’effet de poursuivre la communication autour de la nouvelle loi auprès des différentes cibles dans leurs zones respectives d’intervention avec l’appui de la direction de l’Elevage. Dans ce sens, des émissions radio et télévision sont en cours et se poursuivront, indique Fortunet Nouatin. De même, il est envisagé, selon lui, un certain nombre d’actions dans le cadre de la poursuite des efforts d’appropriation du contenu de la nouvelle loi par tous les acteurs.

Vulgarisation

Le ministre de la Défense nationale, Fortunet Nouatin

Il s’agit notamment, explique le ministre, du partage du contenu de la loi avec les agriculteurs, éleveurs, agro-éleveurs et pêcheurs ; l’édition de la loi pour servir de support à la vulgarisation intensive ; la traduction du code pastoral en langues locales les plus couramment parlées par les acteurs clés ; le partage du contenu de la loi avec les élus locaux, les comités locaux de transhumance, les agents des corps de sécurité et de défense ainsi que les acteurs de justice. Toujours au nombre des actions, le ministre annonce la traduction du code pastoral en anglais pour mieux le partager avec les pasteurs et autorités des pays anglophones voisins ou impliqués dans les mouvements du bétail de la sous-région et l’organisation de formations thématiques au profit des cibles spécifiques, notamment les producteurs, collectivités locales et acteurs de la justice. La loi promulguée a été envoyée pour large diffusion aux points focaux Transhumance des pays côtiers et sahéliens et à tous les réseaux régionaux de pasteurs, conclut-il.
Dans sa réaction, le député Jean-Eudes Okoundé a déploré que ce soit maintenant que sa question qu’il a déposée depuis le 15 juillet 2019 soit examinée en plénière. Il a condamné le phénomène de la transhumance pastorale avec son cortège d’affrontements sanglants entre les peuls transhumants et les paisibles populations. Plusieurs de ses collègues sont allés dans la même direction que lui avant de trouver que le phénomène de la transhumance pastorale est une question complexe, un sujet d’existence, de coexistence, de subsistance, de besoin d’eau et de ressources, de textes de lois et de leur application.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, La Nation Agence Régionale Ouémé-Plateau

Affrontement, #Bénin, #Eleveurs, #Agriculteurs, #Enquête, #Parlement, #Dassa, #Okunde #Wasexo

 

Laisser un commentaire

Commentaire(s)

VISAGES DU BÉNIN

Visages du Bénin est un média d’informations générales mis en ligne depuis 2009 et dirigé par le journaliste béninois Francis Z. OKOYA. La rédaction de Visages du Bénin animée par des professionnels et soutenue par ses différents correspondants, propose toute l'actualité sur le Bénin et ouvre une large fenêtre sur le reste du monde. Restez connecté avec nous, restez informé.

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Rejoignez notre liste de diffusion pour recevoir les dernières nouvelles et mises à jour de notre équipe.

You have Successfully Subscribed!

%d blogueurs aiment cette page :