ALERTE A L’HOTEL PLM ALEDJO: Les travailleurs menacés de licenciement exigent justice !

C’est par une lettre ouverte adréssée à leur minitre de tutelle que les travailleurs de PLM Alédjo
crient au secours.

La VTB publie intégralement cette lettre et la CSTB apporte son soutien aux camarades de
l’Hôtel PLM Alédjo
.

 

ALERTE A L’HOTEL PLM ALEDJO!

   Les travailleurs menacés de licenciement exigent
justice
 !

Monsieur le Ministre,

P L M ALEDJO ! Tout le peuple béninois s’en souvient et en parle. C’est le haut lieu de la Conférence des Forces Vives de la Nation  de
février 1990. Nul n’ignore  les sacrifices consentis par les travailleurs de cet hôtel qui ont en son temps reçu les félicitations de Son Excellence feu Monseigneur Isidore de SOUZA alors
Président du Présidium de la dite Conférence. L’hôtel P L M Alédjo est donc un patrimoine historique et politique à sauvegarder tout .en préservant les emplois des travailleurs. 

Depuis le 3 Mars 2000 date de résiliation du contrat de gestion liant l’Etat béninois au groupe PLM/ACCOR, plusieurs directeurs se sont succédés
à la tête de l’hôtel Alédjo. C’est ainsi que le 31 Octobre 2006 Madame Olga da SILVA a été nommée en conseil des ministres Directrice dudit hôtel qu’elle continue de gérer à ce jour au
 mépris des règles de bonne gouvernance.

Nous étions là, travaillant quand le 1er Octobre 2009 est intervenu un évènement important. L’hôtel P L M Alédjo est réquisitionné par
la CPS /MIRENA dans le cadre de la LEPI. Depuis lors que de misère ! Les travailleurs sont restés sans salaire depuis le 1er Octobre  2009. Ce n’est qu’en fin du mois de Mai
2011 que 18 mois (Octobre 2009 à Mars 2011) d’arriérés de salaire amputés de primes ont été payés aux travailleurs par le trésor public sur les charges locatives de la CPS /LEPI et la MIRENA.
 Depuis fin Mai 2011, plus rien.  

Mais ce qui est plus grave encore c’est l’autorisation que vient de donner la Direction Départementale du Travail à Dame Olga da SILVA de mettre
le personnel en chômage technique. Le texte dit exactement ceci :

« Vous êtes donc autorisée à prononcer la mise en chômage technique dudit personnel à compter du 1er Août 2011 pour une
durée de 3 mois renouvelable une fois en cas de nécessité. »

        Nous, travailleurs de l’hôtel P L M Alédjo disons NON à la mise en chômage technique.
Nous disons NON à des tripatouillages criminels. Rappelons à ce propos que nous avons déjà enregistré dans nos rangs des morts dus à ce qui se passe et des malades grabataires.
Mettre en chômage technique c’est envoyer des pères et mères de famille à la maladie et à la mort.

         Est-ce cela la refondation, la lutte contre la pauvreté, la prospérité partagée
que l’on prône si tant ?

Quel crime les travailleurs de l’hôtel de la conférence Nationale ont commis pour mériter ce triste sort ?

Est-ce à nous, travailleurs de payer pour les crimes économiques commis par nos dirigeants ?

         En effet, l’extrait du relevé n°35 du conseil des ministres en sa séance du mercredi 22
Septembre 2010 n’a pas parlé  de « mise en chômage ». Ce texte dit exactement ceci : «Au Ministre du Travail et de la Fonction Publique et au Ministre de l’Artisanat
et du Tourisme, d’envisager le redéploiement du personnel existant et de définir un effectif minimum pour l’entretien courant de l’hôtel Alédjo. »

         “Le redéploiement du personnel” comme cela a été déjà fait aux travailleurs de l’ex hôtel Croix
du Sud signifie le redéploiement du personnel dans les structures sous tutelle du Ministère de l’artisanat et du Tourisme et non  mise en chômage technique.

         Nous rejetons par conséquent le relevé du conseil des ministres en date du 30 Septembre 2010
(donc seulement une semaine après celui du 22 Septembre) qui parle « de chômage technique ».

         Nous déclarons nulles et non avenues la demande par Madame Olga da SILVA de « mise en
chômage technique » et, l’autorisation donnée par la Direction Départementale du Travail. D’ailleurs dame Olga da SILVA qui a détruit en tant que Directrice de l’ex hôtel Croix du Sud et qui
a été condamnée en conseil des ministres à payer 15 (quinze) millions de francs (Cf. Journal la Nation du 20 Août 2007) est- elle encore qualifiée pour parler et gérer une quelconque entreprise
d’Etat ?

Au regard de tout cela.

 Nous,  travailleurs de l’Hôtel Alédjo,

1)      Demandons le maintien et la réhabilitation de l’Hôtel Alédjo comme patrimoine historique de
l’Etat ;

2)      Le paiement de tous les arriérés salariaux ;

3)      Le redéploiement – si  redéploiement il doit y avoir- de tout le personnel dans les structures du
Ministère de tutelle
.

   Nous vous remercions

Pour les représentants des  travailleurs de l’hôtel Alédjo

  Le Secrétaire Général du SYNTRHALÉ

Michel Pierre Mathieu   ZANKRAN

 Le Secrétaire Général du SYNTRA-H-ALEDJO      

  Cosme   AKOUEGNON

 

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OKOYA F.

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