Après la décision de la Cour d’appel de Cotonou: Mise en garde de la Fifa contre un ” arrêt cardiaque” du foot béninois

(Lire la lettre d’avertissement )

Dans le différend qui oppose le bureau d’Anjorin Moucharaf au camp de Victorin Attolou, la Cour d’Appel du Tribunal de Cotonou a rendu ce mercredi 12 juillet 2012 une décision par laquelle elle reconnaît non seulement le bureau de Attolou mais ordonne à Moucharaf Anjorin de passer service à ce dernier. Mais comme on pouvait s’y attendre, cela n’est pas de l’avis de l’instance faîtière qu’est la Fifa. Dans une lettre/réponse faxée ce même mercredi 12 juillet à 16h32mn ( voir ci-dessous), la Fifa met clairement en garde contre une suspension du Bénin des activités internationales de cette instance. En d’autres termes, si la décision venait à être mise en application, Victorin Attolou sera président d’une fédération de football essentiellement vouée aux championnats à l’interne pas plus.

Il est souhaitable que l’on n’en arrive pas là car le football reste l’une des rares activités qui réunit sans distinctions de partis politiques, d’ethnies ou autres, le peuple béninois. Pour ce faire, l’intervention du Chef de l’Etat est attendue. En tant que 1er magistrat, Boni Yayi pourra, sans s’ingérer dans les affaires de la justice et surtout pour éviter que le pays à la tête duquel il est depuis 2006, ne soit balkanisé du monde footballistique international, agir pour que cette décision soit revue autrement.

Comme un prophète mal compris Augustin Ahouanvoébla avait sur les plateaux d’une télévision de la place, prédit cette réaction de la Fifa. Il a même émis des doutes sur le fait  que les juges indépendants ne maîtrisent pas la complexité et toute la portée du football béninois.

Revenant sur la décision de la Cour d’appel de Cotonou, il sera bienséant de se demander où se déroulera la passation de service ordonnée par la justice. En effet, le siège de la Fédération béninoise de football ( Fbf) qui reste une propriété privée de la Fifa, n’a jamais été octroyée comme don à l’Etat béninois et ne peuvent y accéder, que les personnes connues et reconnues par l’institution de Blatter. Parlant de l’Etat béninois, il est rappelé que c’est lui qui dispose de la force publique et peut donc éviter que l’épée de Damoclès ne tombe de manière irrémédiable sur le football béninois.

Pour mémoire, rappelons que cette décision de justice met en péril le 2ème tour des éliminatoires de la Can qui doit opposer les Ecureuils cadets à leurs homologues ivoiriens. Pour finir, cette décision une fois appliquée, le Brésil, une très grande nation de football, se verra dans la triste obligation de renvoyer par le premier avion, les Béninois en formation sur son sol à coût de centaines de millions…peut-être au bonheur du nouveau président désigné par la justice.

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OKOYA F.

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