Au sujet de la crise sociale : Zossou prend Yayi en flagrant délit de parjure

 L’ancien ministre de la communication, Gaston Zossou est monté au  créneau pour  apprécier l’actualité nationale. C’était hier, sur Canal 3. Il a justifié l’existence du Front Citoyen Uni. Il n’a pas manqué de relever le Président de la République pris en flagrant délit  de complot contre la cohésion sociale. Il a affirmé que « ce qui nous est arrivé en 2006 est un malheur ». Gaston Zossou a trouvé que le Président de la République est un agent subversif pour lui-même.  En voici quelques morceaux choisis.

  LE FRONT CITOYEN UNI COMME UN INSTINCT DE SUIVI

Le Front Citoyen Uni a pour objectif de reconquérir tous les espaces de liberté garantis par la constitution et  confisqués de façon sournoise et impudique  par l’Etat-Fcbe. Face à cet engagement, il est improbable que les menaces et intimidations nous en dissuadent. Nous sommes résolus à reconquérir pan par pan, tout ce  qui est liberté publique. Le Front sera davantage renforcé par un recrutement de personnes saines d’esprit.  Rien ne nous fera reculer sauf la volonté divine. Le Front Citoyen Uni est davantage fondé dans la mesure où les libertés publiques sont caporalisées. Le service public d’information n’est pas ouvert à tous.  Lorsque l’Union fait la Nation  a planifié sa réunion en salle close, une meute d’individus est venue perturber la réunion en chantant à la gloire de Boni Yayi. Les grimaces du ministère de l’intérieur  ne nous impressionnent guère. Nous agirons toujours dans le cadre de la loi pour arrêter le mal tout de suite.  Et comment ? Tant que j’éprouverai le besoin de m’exprimer, je le ferai. Quand on m’en empêchera, je monterai d’un cran pour faire savoir ma rage contre la perfidie, la méchanceté,  la gourmandise et le manque de tempérance.

BONI YAYI A COMMIS UN PARJURE

Voyez-vous chers amis. Je vais vous lire une partie de la constitution et je tenterai de la comparer avec un autre discours.  « Avant son entrée en fonction, le Président de la République prête le serment suivant : « Devant Dieu, les Mânes de nos Ancêtres, la Nation et devant le Peuple béninois, ….jurons  de consacrer  toutes nos forces à la recherche et à la promotion …de la paix et de l’unité nationale (…). En cas de parjure que nous subissions les rigueurs de la loi. » Ensuite, le Président de la République  affirme ceci : « Je ferai venir les miens du Bénin profond…Et ils vont s’affronter ». Il le fait avec un grand geste …ils vont se cogner la tête ». Ce comportement n’est pas la paix. C’est du feu. Quand je  prête le serment que je viens de vous lire, je ne me pose pas comme un chef d’un clan contre un autre. Lorsque je clame que je suis Wassangari  et que je n’aime pas la honte, je laisse croire que d’autres ethnies pourraient aimer la honte.  On peut en  déduire qu’il a eu parjure. Le Président de la République a commis un parjure.

IL EST LUI-MEME SON PROPRE AGENT SUBVERSIF

C’est lui-même le bourreau qui est plus proche de sa victime.  Lorsque le Président de la République organise une émission  préenregistrée, cela suppose qu’on a eu le temps de nettoyer tout ce qui a d’immonde et d’excessif. Si malgré ça, on nous a donné l’occasion de suivre ce que nous avions écouté et entendu le premier août, c’est qu’il faut être cynique pour ne pas comprendre la gravité de la situation.  Pourquoi des chars dans une ville, mes Généraux ? Les chars sont faits pour raser une ville et non pour tuer un homme. On sécurise une ville avec la police, les renseignements généraux et dans le cas extrême, avec la gendarmerie.

Le communiqué du ministre de l’intérieur est un prétexte pour la mise en œuvre de la planification du mal. Ecoutez, lorsqu’au lendemain  de la perturbation de la rencontre manquée avec la presse de l’Union fait la Nation, un responsable au niveau le plus élevé de la mouvance  dit par exemple, ce n’est rien, il assume.  Aussi, quand le Président de la République  dit aux jeunes gens de Canal III, je peux leur faire du mal, je peux leur faire du mal… On n’a pas élu quelqu’un pour qu’il nous fasse du mal. On n’a pas élu un roi. Et même si, il doit avoir du cœur. On n’a pas élu un Président de la République pour qu’il nous assassine.  Je ne sais pas dans quelle langue du pays, « Je peux leur faire du mal » est une blague, une tape amicale. On va devoir faire appel à nos linguistes pour qu’ils nous éclairent.

LE COUP D’ETAT IMAGINAIRE

[Le journaliste Brice Houssou a dit avoir assisté à des rencontres de groupes proches du Front où le mot  Coup d’Etat a été prononcé !]

Coup d’Etat, dites-vous !  Vous direz le moment venu, le groupe qui a prononcé ce mot. Au besoin celui qui l’a prononcé  Nous au Front Citoyen Uni, nous avançons à visage découvert.  Surtout, ne prenez pas le risque d’avancer des choses que vous ne pourrez pas prouver.

LE TRIBALISME ET LE REGIONALISME

Il y a des personnes qui sont fatigués et exaspérés  par le discours qui fait la promotion du tribalisme et du régionalisme. Qu’on nous permette de vivre en paix avec cette mosaïque ethnique que constitue notre pays.  Le Front s’est constitué d’instinct de survie. Les syndicalistes déclarent que les résultats des concours se retrouvent à la Présidence de la République. Quand le Président de la République dit qu’il est « Wasangari » et qu’il n’aime pas la honte, il met mal à l’aise les autres ethnies. Quelle est l’ethnie qui aime la honte ? De par la position qu’il occupe, il devrait avoir comme ancrage, les valeurs partagées.  Il est malsain  de constater que de part le comportement des gouvernants, on constate que des ethnies soient supérieures à d’autres. C’est inadmissible

LA LISTE ELECTORALE PERMANENTE INFORMATISEE

Le député Candide Azannaï a dit que le processus de correction de la  Lépi est du pipo. Mr Azannaï Candide  n’est pas n’importe qui. Il est, si ma mémoire est bonne, celui qui est chargé de la sécurisation du vote pour le camp présidentiel. Quand il dit que le processus de la correction de la Lépi est du « Pipo », cela revient à dire que la Liste elle-même est du « Pipo ».  Mieux, les institutions qui en sont sorties sont du « Pipo ». On a voulu que la liste soit fausse. On met cette liste de côté.  C’est bien de la liste électorale informatisée. Je vous donne un exemple. Si on dit qu’il y a du poison dans cette bouteille, et on dit qu’il y a un produit qui annihile ce poison-là, moi je ne prends pas cette boisson-là.

La lépi est un instrument faussé. Je  donne l’exemple du boucher qui utilise une balance faussée pour servir ses clients. Par exemple, s’il doit fournir mille grammes, grâce à sa balance faussée, il donne en réalité, 800grammes à son   client. De la même façon, la Lépi faussée a permis de rendre heureux le camp qui l’a faussé.

  AFFAIRE ICC-SERVICES.

C’est pour la première fois que les populations ont été grugées du fait de l’Etat. C’est un mariage incestueux entre l’Etat et la pègre. De par mon expérience d’ancien membre de gouvernement républicain, je puis dire qu’il est impossible qu’une telle activité de collecte d’épargne  soit effective sans que l’Etat ne soit au courant. C’est impossible. Il est aussi impossible que l’Etat ne soit pas au courant que les acteurs  sont gardés par notre police et notre gendarmerie. Ce qui nous est arrivé en 2006 est un malheur. On s’est trompé sur le discours et sur les gouvernants…. »

Jean-Marc Aurèle AGOSSOU

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OKOYA F.

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