Depuis 2016, avant même l’accession de Patrice TALON au pouvoir d’État, Martin RODRIGUEZ, Hommes d’Affaires béninois ayant prospéré entre autres dans le Coton et l’hôtellerie, a déclaré la guerre au successeur de Boni YAYI.
Il n’a manqué depuis lors, aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur le Chef de l’État, son Gouvernement et ses réalisations.
C’est sa dernière sortie médiatique suite à l’arrestation de Steve AMOUSSOU alias Frère HOUNVI qui a finalement poussé le patriarche Karim Urbain da SILVA à lui adresser un poignant message pour lui dit : “ Il est temps de fumer le calumet de la paix”.
Voici l’intégralité du message du Doyen da SILVA !
Monsieur Martin RODRIGUEZ,
Je vous salue.
A l’annonce de la victoire de notre frère Patrice TALON, je suis allé vous voir, accompagné de feu Hospice ANTONIO, ex-ministre des Finances, au Lire + Bénin Marina Hôtel, ex-Sheraton Hôtel où, à l’entrée, nous avons rencontré, un ex-député-maire.
J’étais venu, de ma propre initiative, vous supplier de vider votre contentieux avec notre compatriote et frère, Aguda, Patrice TALON, chef de l’État, nouveau Président de la République du Lire + Bénin. Je n’étais pas en mission, le Président TALON ne m’avait rien demandé. Je ne l’avais pas vu de près.
L’origine de ma démarche se trouvait dans la conception que j’ai dû devoir d’abnégation obligatoire dont il nous faut avoir le sens et faire preuve, par esprit de solidarité, en soutenant, vaille que vaille celui d’entre nous qui accède à une telle fonction. Président du syndicat des commerçants, j’avais été désigné pour participer aux élections présidentielles de 1968. Il ne fallait pas voter ni faire voter pour le candidat musulman, même s’il est AGOUDA.
Il importe donc à tous les autres de le supporter afin qu’il réussisse sa mission et, la meilleure façon de le faire est de commencer par taire toutes nos dissensions, tout ce qui avait pu nous diviser.
Vous vous êtes longuement étendu sur les ondes pour expliquer tout ce qu’on a entendu et qui, selon vous, justifie votre position d’opposant farouche à notre compatriote et frère Patrice TALON.
Après environ deux décennies de séjour aux États-Unis où vous vous êtes expatrié, vous demeurez un farouche opposant de Talon et donc de son gouvernement, de tout ce qu’il a réalisé et qu’il poursuit tous azimuts dans notre pays, et à grande échelle, comme les marchés, les stades, les routes, l’hôpital international de Calavi, la zone industrielle de Golo-Djigbé et j’en passe, toutes choses qui nous honorent tant et crèvent les yeux.
Et puis, comment, en prenant en compte toutes ces réalisations extraordinaires et bienfaisantes, de Patrice TALON, peut-on, de bonne foi, être si virulent et, contre le Président qui a créé la cantine scolaire, pour tous les enfants de ce pays ? Cette initiative qui est une première innovation en Lire + Afrique consiste à offrir un repas chaud aux élèves ; aux enfants.
Vous n’avez pourtant pas manqué d’apprendre le retour au bercail d’un compatriote, ex-opposant en exil qui, après tout ce qu’il avait répandu à travers les réseaux sociaux en vociférant sur TALON et son régime pendant des années, s’est fait pardonner et, depuis, vit, parmi nous, chez lui, et librement…
Martin RODRIGUEZ, votre récente réaction, au sujet de cette dernière arrestation d’un autre béninois réfugié à Lomé, interpelle le vieillard que je suis.
Martin, je renouvelle ma demande en t’invitant à revenir en toi-même pour vider ce contentieux qui va déjà très loin et qui n’a que trop durer. Car, tu auras à le regretter, quand il sera trop tard. Et, il est déjà très tard…
Beaucoup sont morts. Que leurs cendres reposent en paix et que nous retrouvions la concorde en tirant un trait sur le passé.
Que le passé, désormais, ne se conjugue qu’au passé, toute chose devenant nouvelle.
Il est temps de fumer le calumet de la paix.
Que le Seigneur bénisse le Lire + Bénin et son Président, notre Président.
Votre Doyen Urbain Karim Elisio da SILVA
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