COMUNIQUE DU PCB: LE PEUPLE BENINOIS NE RECULERA PAS DEVANT LES PROVOCATIONS FASCISTES

Le vendredi 03 août 2012, une bande de badauds scandant des slogans pro-YAYI a pris d’assaut l’enceinte du Chant d’oiseau à Cotonou où devait se tenir la conférence de presse du parti UN, « l’Union fait la Nation » pour répliquer aux propos du président de la République en date du 1er aout 2012. «Menaçant vertement à visage découvert et face aux cameras des chaines de télévision venues pour la couverture médiatique … ils ont pris d’assaut la salle de Conférence pour entonner un vacarme assourdissant fait d’invectives à l’endroit des organisateurs de la Conférence » (Cf le journal la Nation n° 5548 du lundi 6 août 2012) et empêché effectivement sous violence physique et verbale la tenue de la dite conférence. Le samedi 04 Août 2012, ce fut encore le cas de la conférence publique d’un collectif des Jeunes d’Abomey que devaient animer Séraphin AGBAHOUGBATA et Thérèse WAOUWA à la maison des Jeunes de GOHO à Abomey. A Abomey, sur ordre du maire RB-SOGLO, la police a enlevé les banderoles, bloqué l’entrée de la salle de conférence et dispersé la masse des participants à une conférence en salle sous prétexte que les auteurs n’auraient pas demandé autorisation.
A Cotonou, un des éléments surexcités et endiablés, arrêté a été trouvé en possession d’une arme à feu. On est donc manifestement en face de milices fascistes en formation. Et alors résonnent fort aux oreilles, ces propos très significatifs tenus dans sa conférence de presse du 1er Août par le Chef de l’Etat, YAYI Boni : « « Je vais leur prouver que j’ai du monde derrière dans le Bénin profond, ils vont s’affronter. … Moi-même je vais réagir. Je suis Béninois, ils parlent comme si moi-même je n’ai pas mes gens. Je vais les rassembler ils vont s’affronter… Ils ne savent pas d’où viendra la riposte et comment la riposte va se faire… Ils sont trop petits, je vous jure »
Ces faits attentatoires à la liberté d’expression, même en lieu clos et privé, sont-ils le fait de hasard ? La déclaration politique du parti du Président de la République, les FCBE, en date du 05 août s’en prenant uniquement à la victime, l’UN accusé d’être l’instigateur « de situation insurrectionnelle et de violence » nous enlève tout doute. De même le communiqué du ministre de l’Intérieur, DEGLA, intervenant « au nom du chef de l’Etat » (sic) et accusant les organisateurs de la conférence publique de provocateurs et de semeurs de trouble vient confirmer ce qu’on soupçonne. Ces faits sont prémédités et répondent d’une logique : celle annoncée dans sa Conférence par YAYI Boni : « Je vais les rassembler, ils vont s’affronter…Ils ne savent pas d’où viendra la riposte… ». Il n’y a pas autre chose à comprendre. Car autrement, un Ministre de la République, chargé de l’Ordre intérieur, de la sécurité des personnes et des biens pouvait-il se taire sur cet incident grave où des badauds, dont certains sont arrêtés en possession d’arme à feu, dispersent une conférence de presse en lieu clos ?!
Boni YAYI, démasqué et dénoncé partout pour sa gestion chaotique et de pillage, comme il l’avait promis, organise des milices fascistes pour provoquer le peuple. Il espère ainsi conjurer « l’insurrection » populaire car dit-il « il n’y aura pas de Madagascar au Bénin » (sic). L’objectif recherché et clamé par ses suppôts est clair : Boni YAYI démasqué veut que le peuple le laisse continuer à voler tranquillement et ruiner le pays pendant 45 mois encore ! C’est pour cela qu’il organise des milices fascistes, car il sait bien que l’insurrection est aujourd’hui reconnue comme un droit fondamental et légitime des peuples et les dirigeants et ministres qui tentent de la réprimer par la force publique sont condamnés. Même des ministres de pays étrangers, qui ne soutiennent pas une insurrection populaire sont condamnés, comme cela a été le cas, de la ministre française de l’Intérieur, à l’époque de l’insurrection et de la révolution en Tunisie.
Les travailleurs, la jeunesse, et le peuple ont raison de ne laisser désormais aucun répit à un pouvoir dictatorial qui a ruiné leur présent et hypothèque leur avenir. Ils ont raison d’exiger et de lutter pour son départ immédiat.
YAYI Boni par sa politique ruineuse et affameuse, par la force brutale qu’il use en dépit du bon sens, pour faire taire le peuple, ne laisse à celui-ci qu’une seule issue : l’insurrection. C’est déjà sur toutes les lèvres au sein des masses populaires. Et pour cela, plus YAYI Boni organisera des milices fascistes pour tenter d’étouffer l’élan de libération populaire, plus le peuple cherchera les moyens de s’armer pour riposter en légitime défense.
Le Parti Communiste du Bénin condamne la furie fasciste de Boni YAYI, de son gouvernement et de son parti FCBE. Le Parti Communiste du Bénin soutient les organisations de toutes sortes, victimes de la répression de leur liberté d’expression. Il appelle les travailleurs et la Jeunesse à dire « non » à YAYI Boni et à son pouvoir et à prendre toutes les dispositions pour défaire et mettre hors d’état de nuire les milices fascistes à la solde du pouvoir failli et aux abois de Boni YAYI. Le peuple béninois, puisant dans ses ressources patriotiques, ne reculera pas ! A BAS LE DICTATEUR BONI YAYI ! VIVE LE POUVOIR POPULAIRE ! Cotonou, le 06 août 2012
Le Parti Communiste du Bénin

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Commentaire(s)

OKOYA F.

1 Comment

  • Fasciste! des gros mots, toujours des gros mots. Quand est ce que le PCB descendra sur terre? Cette rhétorique révolutionnaire d’un autre temps est fatiguant à la fin. 

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