Concertation des Présidents d’Institutions hier au Parlement : Nago, Dossou, Holo, Batoko et Adagbé ressuscitent la révision de la Constitution

Le président du Conseil Economique et Social, Nicolas Adagbé, celui de la Haac, Théophile Nata, de la Cour Suprême, Ousmane Batoko, de la Haute Cour de Justice, Théodore Holo, de la Cour Constitutionnelle, Robert Dossou et de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago se sont retrouvés ce jeudi 13 septembre 2012 pour la troisième fois cette année dans le cadre de la conférence des présidents d’institutions. Au terme de la rencontre qui a duré plus de six heures d’horloge et à laquelle a participé le ministre Jonas Gbian en charge de l’Economie et des Finances le président s’est fait porte-parole du “club des présidents » pour faire le point de leurs travaux. Outre les questions relatives à la rentrée scolaire, la correction de la Lépi, fonctionnements des institutions constitutionnels, le dossier de la révision de la Constitution a été abordé. A ce sujet, Mathurin Nago a déclaré : « …Chacun à ses réflexions là-dessus et chacun aura certainement un rôle à jouer à ce niveau. Mais le problème est surtout au niveau du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Nous avons échangé pour voir ce qui peut être fait et ce qui est souhaité…. ». Voici l’intégralité de sa déclaration à al fin de leur concertation.

Francis Z. OKOYA  

« Je voudrais d’abord vous préciser le cadre de cette réunion. Il s’agit d’une réunion que la conférence des présidents des institutions de la République organise pour aborder un certain nombre de questions. Dans le cadre de cette réunion qui est la troisième de cette année 2012, je dois dire que l’Assemblée nationale est tout à fait heureuse de pouvoir l’organiser compte tenu de l’importance du cadre d’échanges et de la pertinence des sujets qui sont abordés à cette occasion. Dans le cas d’espèce, nous avons, au premier point, abordé des questions majeures d’intérêt national. Au nombre de ces questions, je peux citer le problème de la Lépi, tout simplement la réunion se passe à l’Assemblée nationale. Vous savez que c’est l’Assemblée nationale qui a reçu pour tâche d’aborder cette question. J’ai profité de cette question pour informer les autres présidents d’institutions de l’évolution de ce dossier au niveau de l’Assemblée nationale telles que les choses se passent. Je les ai rassuré que ce dossier va connaître certainement un heureux aboutissement. Nous en discutons et d’ici quelques jours, vous aurez le point précis de l’évolution de ce dossier. Toujours dans le cadre de ces questions d’intérêt national, nous avons réfléchi par rapport à la rentrée scolaire prochaine. Nous sommes des présidents d’institutions ; nous nous intéressons à la sociale et à la vie nationale et nous avons souhaité que cette rentrée se passe dans de bonnes conditions. Vous savez qu’on n’est plus très loin de cette rentrée scolaire. Nous avons souhaité vivement que le gouvernement fasse tout pour que, dans le cadre d’un dialogue apaisée, tout soit mis en œuvre pour que cette rentrée se passe dans de bonnes  conditions ; pour que nos populations et particulièrement nos enfants ne soient pas victimes d’un retard au cours de cette rentrée. Nous avons échangé sur le problème de la révision de la Constitution. Chacun à ses réflexions là-dessus et chacun aura certainement un rôle à jouer à ce niveau. Mais le problème est surtout au niveau du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Nous avons échangé pour voir ce qui peut être fait et ce qui est souhaite. C’est des échanges informels. Mais c’est important que les présidents d’institutions puissent s’en préoccupent. Maintenant, nous avons, en deuxième point, fait des échanges sur le fonctionnement de nos institutions. Vous savez que chaque institution a un fonctionnement bien précis et chaque institution a des règles bien précises prévus par la Constitution et les lois ordinaires. Il nous arrive au cours de nos rencontres, d’échanger sur le fonctionnement des institutions, les problèmes vécus par chacune de nos institutions et sur les relations qui existent entres les différentes institutions dans le cadre du fonctionnement harmonieux de l’Etat. Ça a été le deuxième grand point que nous avons abordé. Nous avons également échangé sur l’exécution des tâches que nous avions programmées. A l’issue de chaque réunion, nous programmons des tâches qui méritent d’être exécutées dans un délai bien déterminé et nous nous faisons toujours un plaisir et un devoir de faire le point d’exécution de ces tâches là. A l’issue de ce point, nous programmons de nouvelles tâches au regard de l’exécution partielle ou totale ; et évidemment des contingences qui nous apparaissent nouvelles et pour lesquels il faut prendre d’autres engagements. Voilà essentiellement les questions dont nous avons débattu… ».

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OKOYA F.

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