Des vérités sur la Lépi en marge de la rencontre des Fcbe : Enfin Quenum parle…des experts aussi!

En marge de l’atelier d’internalisation du rapport d’évaluation de l’Organisation Internationale de la Francophonie(Oif) organisé par Les forces politiques soutenant le président Boni Yayi le vendredi 1er mai dernier, des langues se sont déliées sur les failles de la Lépi. L’honorable Epiphane Quenum tout premier Superviseur de la Commission Politique de Supervision de la Lépi a parlé. Il a d’abord et ce, pour la première fois, expliqué l’origine des défaillances constatées dans le processus ayant conduire à la Lépi et a fait des propositions. Avant lui, et au cours des travaux de l’atelier, le député Candide Azannaï a relevé dans les communications, des déclarations et affirmations qu’il juge très graves. Voici leurs déclarations.

Francis Z. OKOYA

Honorable Epiphane Quenum

« …Je rappelle qu’au niveau de la cartographie censitaire, s’il y a des lacunes, ces lacunes sont dues essentiellement au contexte. Pour que nous démarrions la cartographie, il nous faut avoir ce qu’on appelle les cartes de base. Et les 18 mois ne pouvaient pas permettre pour que nous réalisions une carte de base. Il fallait en chercher. Heureusement, il y avait le Recensement national agricole (Rna) au cours duquel il avait été procédé à la réalisation des cartes de base. Le gouvernement nous l’a promis mais quand nous nous sommes rendus au niveau du ministère, on ne pouvait pas disposer des cartes de base. Elles étaient au niveau du cabinet qui les avait réalisées. Il a exigé de nous dix millions avant qu’il nous donne ces cartes, une partie. C’est moi qui ai sorti cette somme pour que nous ayons ces cartes de base. Pour lancer la cartographie, on n’avait pas de fonds non plus. Le Pnud n’avait pas donné de l’argent aux techniciens. Il y avait des problèmes logistiques et financiers. Les cartes de bases qu’on nous a fournies étaient erronées. Elles n’étaient pas suffisamment exhaustives. C’est pourquoi, les techniciens sur le terrain étaient confrontés à des confusions de limite entre les villages. De plus, le recrutement des agents cartographes, au lieu d’être technique, le politique s’en est mêlé. Les partis politiques ont fourni finalement les agents cartographes qui n’étaient pas suffisamment compétents. Par ailleurs, On n’avait pas les Gps. On devrait aller en chercher au Burkina.

Propositions de Quenum

Les omis qui ont été dénoncés sont dus à l’inondation. Il va falloir identifier ces zones pour les intégrés. Au niveau de l’enregistrement des données nominatifs et biométriques il y a un problème que les techniciens doivent chercher. Ceux qui ont perdu leur attestation de recensement sont nombreux du fait de l’inondation. Ils n’ont pas pu se faire recenser. Les inondations ont fait aussi que des agents n’ont pas pu être déployés dans certaines localités. Pour les problèmes de manipulation technique, Il faut reprendre la formation des informaticiens et opérateurs et très tôt les recruter pour les amener à maîtriser les logiciels. Mais il faut que ce soit des gens qui s’y connaissent un peu dans les applications informatiques. Pour les kits qui sont tombés en panne, est-ce qu’on ne peut pas prendre langue avec les fournisseurs de kits pour qu’il puisse reprendre certains kits et les réparer. Mais il y a également un problème fondamental. Lorsqu’on parle de déportage électronique anthropique. Dans le déportage électronique ou la déportation électronique, moi je suis dans la localité « A » et je veux gagner les élections dans la localité A, il y a des manipulations. J’organise une déportation électronique de certains agents dans une autre localité. Et je mets ce groupement en minorité pour pouvoir gagner les élections. Cela peut être assorti de ce qu’on appelle fichier de transfert (rire dans la salle-Ndlr). Je ne dis pas que vous avez fait des choses comme ça (parlant du K.O du président Boni Yayi de 2011-Ndlr), mais c’est des choses qui existent. On a gagné les élections il n’ y pas débat la dessus. Comment faire maintenant pour que les élections qui viennent qui sont des élections localisées puissent se faire avec beaucoup d’apaisement ? Voilà mon interrogation. Je prie ceux à qui j’ai déplu par mon intervention.»

Honorable Candide Azannai

« Je pense que nous devons avoir l’humilité de remercier ceux qui avaient porté ce débat sur la place public avant nous. Cette humilité devrait nous emmener à être beaucoup plus prudent dans certains de nos assurances pour ce qui concerne la Lépi. Lorsque nous écoutons les trois communications de ce matin, et lorsqu’on a été attentif à certaines parties des communications, on doit se dire que quelle soient les assurances, les résultats, nous devons être prudents. J’ai lu sur la projection une phrase un peu inquiétante. On a dit « lorsque nous avons envoyé les coordonnées et que nous les avons paramètrés, des villages se sont retrouvés dans la mer et d’autres sont perdus. » On a dit aussi que pour corriger cela, on a pris des logiciels avec définitions, mais il a été impossible de faire suivre le discours d’images concrètes. J’étais obligé de poser la question à une éminente personnalité dans la salle pour lui demander s’il a compris quelque chose de cette communication. Il m’a répondu par la négative. Il y a un autre communicateur qui, en concluant sa communication, a sorti une phrase qui est aussi grave. « Nous avons des problèmes du lecteur du langage, du programme informatique. » On ne dit pas ces choses. C’est grave. Nous ne sommes pas qualifiés à cette assemblée pour parler de la technicité de la Lépi. Nous sommes qualifiés pour parler des conditions politiques pour sa réalisation apaisée, consensuelle, acceptée par tous. Et l’une des conditions c’est la parité dans le dispositif humain chargé de conduire l’actualisation de la Lépi. Il faut que toute la classe politique accepte de jouer selon les règles démocratiques. Il faut que l’opposition reste l’opposition et la majorité reste la majorité. Et lorsque que quelqu’un atteint une position d’arbitrage de toilettage de la Lépi en tant qu’opposant, et quitte sa sphère d’opposant pour rejoindre la majorité, qu’il perde sa place. Et que l’opposition désigne quelqu’un d’autre pour le remplacer. Si non il aura une hypertrophie en faveur ou en défaveur de quelqu’un. Or toute hypertrophie lorsqu’on veut contrôler l’outil de notation est dangereuse.»

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Commentaire(s)

OKOYA F.

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