Des morts sur la conscience du Gouvernement et des agents de la santé

DECISION D’OCTROI DE PRIMES ET FIN DE LA GREVE DANS
LE SECTEUR DE LA SANTE :

 Des
morts sur la conscience du Gouvernement et des agents de la santé

Après
plusieurs mois de grèves, les agents de la santé pourront reprendre enfin le travail. C’est la conséquence de la dernière décision du Conseil des ministres où le gouvernement accepte finalement
donner satisfaction aux revendications des travailleurs de ce secteur. Le Gouvernement a fini par fléchir et dès le 01 avril 2011 donnera ce que les agents de la santé réclament depuis de longues
semaines. La question se pose alors de savoir à qui incombe tous ces patients morts, faute de soins dans les hôpitaux. A première vue, on dira que c’est la faute aux agents grévistes parce que
justement ceux sont eux qui n’ont pas travaillé pour que des gens meurent faute de soins. Mais à l’analyse, on se rend compte que si l’on concède ce point de vue, il faudra reconnaître la grande
part de responsabilité du gouvernement dans la survenance de ces morts. Késsilé Tchalla, ancien ministre de la santé limogé pour commencer à régler le problème des primes n’a-t-il pas déclaré le
20 janvier 2011 dernier sur les plateaux de la télévision Canal3 que c’est une note éliminatoire pour le pouvoir de Boni Yayi si pour seulement 3 milliards par an, un Etat souverain comme le
Bénin laisse mourir les citoyens dans les hôpitaux. La part de responsabilité du pouvoir du changement dans les morts, conséquences des grèves, est grande quand le ministre Pascal Irené Koupaki
reconnaît que l’ardoise des revendications tourne autour de 3 milliards et que dans le même temps pour un oui ou pour un non le même gouvernement auquel il appartient déclare des jours fériés
alors que « Le Bénin en congé pour un jour, ça coûte à la caisse de l’Etat à peu près 4 milliards de CFA » dixit André Dassoundo.

Par
ailleurs, de la dernière décision du conseil des ministres il se dégage que les primes à payer dès le 1er avril 2011 seront prélevées sur les ressources du budget de l’Etat exercice 2011. Mais
alors l’on est en droit de se demander si la chose était possible pourquoi n’avoir pas discuté avec les agents en grève dès la confection du projet de budget pour les remettre au travail en
attendant la mise en exécution de ce budget. Pour faire plus clair, pourquoi dès la prise du décret n° 2010-415 du 13 Octobre 2010 portant transmission à l’Assemblée Nationale du projet de loi de
finances exercice 2011, personne dans le Gouvernement de Boni Yayi n’a pu trouver que l’ardoise des 3 milliards des primes revendiquées par les agents du secteur de la santé pouvait être prélevée
des 1 099 375 000 000 Fcfa ?

Pour
mémoire, rappelons que la prime de risque objet de discorde entre des grévistes et le gouvernement, n’est pas payée de manière uniforme. Alors que les uns ( les médecins perçoivent 100 000 Frs
Cfa par mois les agents des autres catégories sont confinés à 6.000 F.cfa Estimant qu’il n’y a pas de catégorie en matière de risque dans le milieu sanitaire, les autres agents ont réclamé en
vain justice avant de se lancer dans une série de grèves perlées sans service minimum

En
dehors des primes de risque, les revendications portaient aussi sur le paiement des arriérés de primes de motivation au titre des années 2007, 2008 et 2009, la restitution des défalcations
opérées sur les salaires pour fait de grève et l’accélération des travaux de reversement dans la fonction publique d’agents occasionnels.

Francis Z.
OKOYA

 

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