Drame juridico-politique pour le maire Adounsiba: Sinistre autour du don aux sinistrés d’Adjohoun

Malversation, détournement ou simple mauvaise gestion ?

Sinistre autour du don aux sinistrés d’Adjohoun

  Un drame juridico-politique pour le maire Adounsiba

La commune d’Adjohoun dans le département de l’Ouémé, est depuis le vendredi 29 octobre 2010 sous les feux de la rampe et à l’origine de cette redirection des
projeteurs de l’actualité, un drame socio-politico juridique autour des dons fait aux sinistrés de l’inondation par le Gouvernement.

 

Les faits

Dans la nuit du jeudi 28 octobre autour de 23 heures, une frange de la population a arrêté une voiture bâchée rempli de vivres, de médicaments, de moustiquaires,
de nattes… toute choses faisant parti du don fait aux sinistrés de l’inondation par le Gouvernement. Le véhicule,  immatriculé  AN 5761 RB a été interceptée dans le village de Wadon,  à quelques mètres de la résidence du maire et de la
station  d’essence. Il a  quitté la résidence de fonction du maire Adjohoun  Gérald Adounsiba pour une destination inconnue. Selon le porte-parole des jeunes, M. Didace Assogba,  il s’agissait
d’un détournement par le maire Adounsiba d’une partie des dons aux sinistrés. Il ajoute qu’il s’agissait d’un troisième voyage et que les deux nuits précédentes, le véhicule toujours chargé de
vivres, médicaments… a déjà fait deux aller-retour. Des témoins retrouvés sur place ont juré que le maire face à la situation a tenté par tous les moyens d’apaiser les populations pour que
l’affaire soit étouffée. Adounsiba aurait demandé pardon, proposé cent mille francs à ses protagonistes sans succès. L’arrivée du Chef de brigade  de
d’Adjohoun accompagné de son adjoint, l’intervention de quelques  membres du Conseil Communal et même celle de sa Majesté Signon,  roi central de la Vallée  n’ont pas émoussé les ardeurs des populations qui étaient décidées à faire constater le
forfait par l’opinion publique. C’est pourquoi, elles ont dégonflé les quatre (04) pneus de la voiture bâchée pour l’immobiliser. «  Si les journalistes ne viennent pas constater ce qui se
passe à Adjohoun, la voiture ne va pas bouger ! » ont clamé toute la nuit les populations. Ce n’est qu’à l’arrivée des hommes et femmes des médias que le véhicule a pu être dirigé
vers  la brigade de gendarmerie d’Adjohoun. Son contenu y a été déversé, le point fait et les diverses déclarations ont été  enregistrées à toutes fin utiles.

La version du maire

Le maire Adounsiba interpellé et venu sur les lieux a donné une toute autre explication. Pour lui, ” il s’agit d’une toute petite mal compréhension qui fait qu’un
groupuscule s’agite…”. De ses explications, il ressort que le véhicule et son contenu avaient quitté la résidence pour les locaux de la mairie où les vivres et autres médicaments doivent être
déposés pour la suite de la répartition en faveur des populations sinistrées non encore servies. Gérald Adounsiba a expliqué que ce transfert s’est opéré la nuit parce que déjà la veille, il
n’était pas présent à Adjohoun et le lendemain, il n’y serait pas non plus parce que appelé à d’autres obligations. Pour le maire Gérard Adounsiba, il y a un comité de crise qui a été installé
pour la distribution des dons aux sinistrés. Ce comité qui représente la population, aux dires du maire, est composé de trois catégories de personnes à savoir, les élus locaux, les chefs
d’arrondissement et les agents de la mairie. Aussi a-t-il fait remarquer que c’est au cours de la réunion du 18 octobre 2010 dernier, que le conseil communal a décidé du transfert des vivres à la
résidence. Le maire Gérard Adounsiba a fait savoir que seulement 6 arrondissements sont sinistrés dans la commune d’Adjohoun (Gangban, Akpadamè, Kodé, Togbota, Adjohoun, Azowlissè et Dèmè),
contrairement à la déclaration de la population qui a fait état de 3 arrondissements (Gangban, Togbota et Kodé)

 Les autres informations recueillies

En marge des informations livrées par les populations et le maire Adounsiba, d’autres informations livrées par diverses sources ont été recueillies.

D’abord, il a été dit que les produits saisis constituent une partie du reliquat du don envoyé par le Gouvernement. Selon nos sources, après distribution aux
villages sinistrés, le conseil communal face au reliquat aurait décidé d’un partage entre élus communaux. Ce qui aurait été fait et le maire Adounsiba tentait cette nuit-là de convoyer sa part
vers son domicile privé. D’autres ont parlé d’un surplus réservé aux villages qui ne sont pas véritablement sinistrés mais vers qui le Conseil communal a décidé de jeter un regard bienveillant,
ce qui n’aurait pas été rencontré l’assentiment du maire Adounsiba qui derechef aurait décidé d’en disposer à sa manière.

 Leçon et conséquences pour la mairie d’Adjonojoun

Dans l’un ou l’autre des cas, une lecture croisée de ces diverses informations montre qu’il y a une mauvaise gestion des dons envoyés pour les sinistrés. Car
toutes choses égales par ailleurs, les bénéficiaires ayant été naturellement désignés par le sinistre de l’inondation et le Gouvernement donateur, en aucun cas, le maire ou toute autre personne
du conseil communal ou de l’administration communale ne devrait figurer es qualité parmi les bénéficiaires.

Aujourd’hui le sinistre autour du don aux sinistrés de la commune d’Adjohoun, un fait ordinaire de mauvaise gestion tourne à un drame juridico-politique pour le
maire et éventuellement pour certains conseillers. Il a été entendu qu’un constat d’huissier a été fait et que les populations d’Adjohoun sont convaincus d’un flagrant délit de détournement de
biens publics. C’est donc logiquement qu’on pourrait assister à l’ouverture d’une procédure judiciaire pour situer les responsabilités et à des sentences de tribunal. Le cas échéant, le maire et
ceux qui seront reconnus coupables de ce délit risqueraient la prison. Mais déjà, l’on entend dire que les adversaires politiques du maire Adounsiba ont trouvé une bonne opportunité pour lui
arracher son fauteuil. Il lui serait proposé une démission contre l’arrêt de toute poursuite de l’affaire. A ce sujet il est à souligner que les locaux de la mairie sont interdits d’accès depuis
le vendredi 29 octobre 2010 par les populations qui y ont disposé des attributs de défenses et d’interdiction des gardiens de nuit appelés Zangbétos.

Francis Z. OKOYA

 

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Malversation, détournement ou simple mauva …

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OKOYA F.

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