Du berger à la bergère : Morceaux choisis des réponses de Adjavon à Yayi

Ça n’a pas tardé ! Les réactions suscitées par les déclarations du Chef de l’Etat se succèdent par vagues avec différents remous. Le vendredi 03 août dernier c’est à la salle ” Béhanzin” de l’hôtel Azalaï que Sébastien Adjavon, Pdg du groupe Cadjaf-Comon et son staff ont donné la réplique aux déclarations tendancieuses faites à leur encontre par Boni Yayi quarante huit plus tôt. Pièces et chiffres en main, Adjavon et son équipe ont démonté une à une les accusations du Chef de l’Etat. Morceaux choisis.

Francis Z. OKOYA

A propos de l’affaire des 35 milliards

«…je me dois enfin de dire ma part de vérité… En ma qualité de président du patronat du Bénin, j’avais fait l’option de ne pas me prononcer sur  ce qui convient d’appeler l’affaire des trente cinq milliards en laissant le soin à mes collaborateurs de vous apporter les éclairages techniques nécessaires. Mais, au regard de la tournure donnée à ce dossier depuis le 1er Août passé, je me dois enfin de dire ma part de vérité. Le groupe Cajaf Camon et son premier responsable que je suis ont été présentés comme de vulgaires voyous sans aucune vertu, toute chose contraire à l’éducation familiale et religieuse que j’ai reçue. Et ceci venant du Chef de l’Etat est assez grave et porte atteinte à la crédibilité du groupe et de son administrateur général au plan international… Tous ceux qui parlent du dossier ne le maîtrisent pas du tout ou alors sont de mauvaise foi grave et porte atteinte à la crédibilité du groupe et de son administrateur général au plan international…c’est à croire que Cadjaf Comon a une valeur préférentielle qu’on lui fait lors du dédouanement. Et pourtant, la valeur qu’utilise aujourd’hui la société pour dédouaner les marchandises est de 622 franc le kilo net et ce n’est pas seulement Comon qui  est astreint à ce montant ; tous les membres de ce secteur payent la même chose. Cela veut dire que même celui qui importe un conteneur  l’année,  paie la même chose que Cajaf Comon…Je les défie de montrer une seule déclaration où j’ai payé un franc moins que les autres…On va dire au Chef de l’Etat que nous payons 200.000(deux cents mille francs) sur une marchandise de 70 millions… Ce seul secteur celui des produits congelés, représente 20 à 25% des recettes de l’Etat. ..Nous avons payé la Tva au cordon douanier et là-dedans nous avons réclamé environ 13 milliards depuis 2009 et personne n’a refusé. Or la loi en la matière dit que dès que la demande est faite vous avez trois mois pour être remboursé à 80% cash. Mais ça a traîné jusqu’à juin 2010 et on va interdire aux douaniers de nous faire des déclarations de réexportation, arbitrairement. Et quand l’affaire a été porté devant la justice qu’on dit «ah, il a osé, il faut lui coller quelque chose». Maintenant on veut annuler le redressement. Est-ce qu’on doit à l’Etat et il l’annule ?… »

 

A propos de Cajaf Comon à l’étranger

«…Monsieur le président de la République,  vos cadres vous ont mentis  et vous traînent dans la boue …vous avez le devoir de respecter les engagements que vous avez pris…Je suis à 40% de mes capacités au Bénin à cause de l’insécurité juridique ; je dis bien à cause de l’insécurité juridique…Il a dit que je vais fermer pour aller au Ghana ; ça fait huit ans que je suis au Ghana ; ça fait huit ans que je paie les impôts au Ghana et cela ne m’a pas empêché de faire les chiffres que je fais au Bénin. On dit que je m’installe au Togo ; je suis à Lomé pour faire le commerce de l’huile qu’on m’a empêché de faire ici…Dans les autres pays où j’exerce, on me respecte, c’est avec escorte qu’on vient me chercher quand j’arrive….

A propos des affrontements annoncés

« …Monsieur le président, de grâce, ne nous dites par que vous allez envoyer les gens du nord et du sud se combattre, c’est une parjure…Nous on serait où ? De grâce que les politiciens nous laissent travailler, nous on veut investir… Mr Le Président vous devez nous rassurer, vous ne pouvez pas dire que vos “partisans” vont s’affronter avec les “partisans” de votre opposition. Vous êtes en principe président de la République et vous ne devez plus raisonner en terme de “partisans” de X ou de Y mais en terme de père de la nation. Dès lors qu’un “père” fait une descente de piédestal aussi basse il discrédite lui même et n’a plus jamais aux yeux de ses “enfants” la même valeur, la hauteur qui devait être la sienne. Mr Le président revenez sur vos propos autrement il y a aura un après et un avant ces propos…»

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OKOYA F.

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