Eau potable pour tous en 2021: Un combat presque gagné après 60 ans d’indépendance

 Eau potable pour tous en 2021: Un combat presque gagné après 60 ans d’indépendance
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La nouvelle vision des gouvernants est de faciliter l’accès à l’eau potable à la population d’ici 2021. Cette vision, incluse dans les programmes et politiques du gouvernement, se concrétise et l’on pourrait apprécier la mise en œuvre à l’horizon 2021.

« Notre horizon, c’est le 31 décembre 2021 et nous pensons pouvoir tenir le pari ». Cet extrait des propos du ministre de l’Eau et des Mines témoigne de l’engagement du gouvernement actuel à assurer l’accès à l’eau potable pour tous à l’échéance fixée. Cette volonté du gouvernement se traduit par la mise en œuvre de plusieurs projets, qui montrent à suffisance l’intérêt que le chef de l’Etat accorde à cette vision.
L’eau potable, jadis un luxe pour les populations des zones rurales, est désormais à portée de main si l’on s’en tient aux Adductions d’eau villageoises réalisées dans diverses localités du Bénin. Samou Séïdou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines, est ferme au sujet de ce projet cher au chef de l’Etat. « Aucune commune ne sera laissée pour compte dans le programme “L’eau pour tous à l’horizon 2021”. Nous avons décidé de commencer par les zones de concentration que sont Cotonou, Sèmè, Porto-Novo, Ouidah, Abomey-Calavi, le plateau d’Abomey, Bohicon, Agbangnizoun, Za-Kpota, Zogbodomey, Djidja, Parakou, Djougou », indique-t-il, faisant le point des actions dans son secteur dans le cadre de l’an quatre du gouvernement de la Rupture. « Dans ces zones, nous avons à peu près trois millions de personnes impactées. Ce sont aussi des zones qui sont commercialement rentables pour la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Et le reste qui est à moins de deux millions d’habitants verra les travaux démarrer », poursuit le ministre.
Le taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain était de 55 % indiqué avant l’arrivée du gouvernement de la Rupture, notamment avant 2017, contre 89 % aujourd’hui, d’après un point fait par les services du ministère de l’Eau et des Mines. Ainsi, quatre millions de personnes bénéficient de l’eau potable en milieu urbain. Le gouvernement entend en donner à 1,3 million de plus pour couvrir l’ensemble du territoire, selon nos sources.Dans cette perspective, le gouvernement de la Rupture a achevé, au dire de Samou Adambi, les travaux d’infrastructures de l’eau à Djougou en 2018, puis à Parakou avec la réception des ouvrages rentrant dans le cadre de la première phase du projet. Cette phase a réglé la question de la mobilisation de la ressource et une extension sur environ 300 km du réseau.Toujours au titre de la fourniture d’eau dans la commune de Parakou, le ministre de l’Eau et des Mines renseigne qu’une seconde phase va démarrer pour couvrir l’entièreté de la ville de Parakou et les environs pour 600 km de plus.
Dans le département des Collines, le Bénin a réussi, grâce au soutien du Japon, à résoudre un problème crucial, soulageant les populations de Glazoué, Dassa-Zoumè, Savè, Savalou … A en croire les autorités du ministère de l’Eau et des Mines, 70 % des problèmes de la commune de Glazoué sont réglés en matière d’accès à l’eau.Les différentes communes du département des Collines bénéficient, pour cause d’incapacité du barrage exploité par la Soneb à fournir la quantité d’eau qu’il faut pour satisfaire la population, de l’eau souterraine grâce aux forages réalisés pour mobiliser la quantité complémentaire d’eau dans cette zone. Le gouvernement prévoit, pour régler définitivement la question d’eau potable dans ce département, deux gros barrages dont un à Ayédjoko et le second à Lifo.

Le Zou n’est pas du reste dans les nombreux projets de raccordement au réseau de la Soneb. Les communes d’Abomey, Bohicon, Djidja, Agbangnizoun, Zogbodomey, Za-Kpota bénéficient également des projets du gouvernement. « Nous sommes allés chercher l’eau à
Zogbodomey pour construire des stations de pompage et de traitement, des châteaux, des bâches c’est-à-dire des réservoirs destinés à contenir l’eau d’alimentation à Bohicon et à Abomey qui aujourd’hui mobilisent environ 3700 m3 à l’heure, ce qui dépasse de loin les besoins du plateau d’Abomey aujourd’hui. D’ici 50 ans, c’est pour alimenter environ 500 000 personnes en permanence. Tout ce que nous faisons, nous ne le faisons pas pour 10 ans mais pour la postérité. La mobilisation en termes d’eau est complètement réglée. Notre dernière sortie, c’était pour lancer la seconde phase qui va permettre de faire l’extension. C’est-à-dire le réseau tertiaire qui pourra permettre aux populations d’avoir de l’eau devant leur portail. Tout ceci est fait pour régler le problème de l’accès à l’eau potable pour tous à l’horizon 2021 en milieu urbain et dans le plateau d’Abomey», a expliqué Samou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines.
Dans le département de l’Atlantique, la mobilisation des ressources en eau est effective au profit des populations. À Zinvié, le ministre de l’Eau et des Mines indique que la station de pompage et de traitement est achevée. Une satisfaction donc au regard des efforts de mobilisation de ressources pour donner de l’eau potable à la population, elle aussi reconnaissante au gouvernement.
A Porto-Novo et Cotonou, bien que ces villes soient raccordées, le constat laisse à désirer. Depuis plus de vingt ans comme le souligne le ministre Samou Adambi, les régimes qui se sont succédé n’ont pas fait les investissements qu’il faut pour pouvoir répondre au boom démographique de Cotonou.

Besoin en eau !

Le besoin en eau exprimé est de 110 000 m3 minimum pour ceux qui sont branchés contre une production de 85 000 m3 jour. Il est prévu la reprise de l’extension faite dans les zones de Fidjrossè, Agla… pour rendre plus dense et beaucoup plus fort le débit de l’eau. L’étude technique pour pouvoir maîtriser la ville de Cotonou est en cours avec le cabinet Merlin grâce au financement de la Banque européenne d’investissement (Bei). Selon des sources proches du ministère de l’Eau et des Mines, le rapport des travaux sera déposé en novembre 2020, et en février 2021, les travaux vont démarrer dans les quartiers périphériques de la ville. Il sera construit un château d’eau à Akpakpa pour régler la question de la baisse de tension. En cas de coupure électrique, la zone d’Akpakpa peut être alimentée, renseigne-t-on. Un autre château et une bâche seront construits à Godomey pour permettre également de régler la question de baisse de débit en cas de coupure de courant. Le gouvernement envisage également l’augmentation de la quantité d’eau destinée à alimenter Cotonou, et c’est à Ouèdo que le travail va être fait pour mobiliser la quantité supplémentaire nécessaire pour dépasser les 110 000 m3 de besoins journaliers. « Nous irons au moins à 200 000 m3 pour tenir compte des 50 ans de projection», fait savoir le ministre Samou Adambi. Visiblement, toutes les stratégies sont mises en œuvre pour tenir le pari, celui de l’accès à l’eau potable pour toute la population du Bénin à l’horizon 2021.

Alexis Meton, La Nation
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