Edito: Et les revendications de la Cstb de Gaston Azoua?

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Et les revendications de la Cstb de Gaston Azoua?

 

La crise entre le Gouvernement et les syndicats réunis au sein du Front des trois ordres d’enseignements est montée de plusieurs crans depuis
que le Président Boni Yayi a éconduit  la troupe de Raouf Affagnon avec comme mot d’au revoir “je n’ai plus rien à vous donner…”. Mais alors que tous
les regards se focalisent sur le dénouement de cette situation, il semble que les revendications d’un autre grand groupe syndical et pas des moindres ne préoccupent pas encore le Gouvernement. La
Confédération des Syndicats des travailleurs du Bénin ( Cstb) de Gaston Azoua –puisque c’est de cette centrale qu’il s’agit- est entrée en grève depuis le mardi 02 mars 2010. Je m’interroge. Je
me pose la question de savoir si Boni Yayi n’a rien donné aux syndicalistes du Front, quelle suite réserve-t-il aux nombreuses revendications de la Cstb. A cet effet et pour mémoire je voudrais
citer ce que notre feu confrère Mikéila Nondichao dit des revendications de la Cstb dans le Quotidien Nokoué du 02-mars 2010 :
« Les syndicalistes exigent du gouvernement la remise des défalcations à tous les travailleurs qui ont été spoliés de leur salaire pour avoir observé des mouvements de grève pour de
légitimes revendications, de renoncer aux censures par les médias d’Etat des activités des travailleurs. Les responsables de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) demandent
aux autorités la publication des résultats des audits et des commissions d’enquête entrepris tant par le gouvernement que par le parlement. Ils exigent un arrêt du processus de privatisation de
Bénin Télécom, du Port autonome de Cotonou, de l’Ocbn, de la Sonapra, de l’Onab, de la Sobemap et de la Soneb etc… et le retour des entreprises privatisées dans le giron de l’Etat. Pour les
travailleurs, le gouvernement doit prendre des mesures pour empêcher l’exportation des graines de Coton hors du territoire national. Ce qui permettra de fournir en quantité suffisante les
sociétés Fludor et Shb toutes productrices de l’huile végétale au Bénin. Quant à ce qui concerne l’éducation des enfants, la Cstb exigent la suppression des Nouveaux programmes d’études et le
démarrage de l’instruction dans langues maternelles au Bénin. Les travailleurs exigent le paiement des primes et le maintien des droits acquis. Ils demandent une révision immédiate du statut
général de la fonction publique et du code de la pension prenant en compte la retraite à 60 ans avec une adaptation de la pension de retraite au coût de vie. Ainsi, le gouvernement doit prendre
en compte les 25% d’allocation à la fonction enseignante pour calculer les pensions de retraite. Ce sont autant de préoccupation qui pousse les militants de la Cstb à protester vigoureusement
contre le régime de Boni Yayi à quelques jours de la fin du mandat… »

Yayi n’a non plus plus rien à donner à la troupe Azoua ? Si c’est le cas c’en  est fini de l’accalmie sociale.
Une solution s’impose. Boni Yayi doit la trouver pour que les syndicalistes lui  foutent la paix. A moins que lui-même s’en fout parce que candidat à
rien…
 
Francis Z. OKOYA 

 

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