EDITORIAL: Sales temps pour aller au gouvernement

Le Prd va-t-il au Gouvernement ? Peut-il aller ou doit-il aller au gouvernement ? Je reconnais qu’en réalité et en définitive, seuls Houngbédji, ses lieutenants et militants peuvent valablement répondre à ces interrogations. Seulement il est aisé de constater que dans la programmation de ce vol vers la destination “Refondation” annoncée par une certaine dame rumeur, la météo n’est pas favorable. Les observations faites par certains observateurs de la trempe des chrétiens catholiques, des avocats, du médiateur de la République et même de simple citoyens induisent raisonnablement à retarder le décollage du vol vers le royaume yayiste… si vol il y avait.

Avant d’aller plus loin, je voudrais ici marteler que le Prd, premier parti d’opposition déclaré, est libre d’aller ou non dans un gouvernement. Mais, afin que Me André Houngbédji et/ou ses lieutenants ne nous servent à leur tour le refrain “Je n‘étais pas au courant”, je voudrais ici rappeler les constats faits ces derniers jours sur l’état actuel de la gouvernance sous la refondation. Morceaux choisis !

« Toutes nos institutions sociales, politiques et juridiques devant servir de contre-pouvoir et de modération des pouvoirs semblent excessivement se murer dans un devoir de réserve augurant de la triste politique de l’autruche….Dépassant le cadre de ce constat, il va plus loin et enfonce le clou, tant le mal est poignant. « Le processus conflictuel interne dans lequel notre pays s’engage avec la complicité complaisante, voire bienveillante de tous ses citoyens, surtout de ses cadres qui en portent actuellement une haute responsabilité morale, nous propulse aujourd’hui, dans ce contexte politique et économique au Bénin, dans une terrible dictature de la démocratie ». », Abbé Raymond Goudjo ( Eglise catholique).

«…Les droits humains … se révèlent la cible des actes attentatoires du gouvernement ou de certains fonctionnaires de l’Etat qui se sont mis au service de causes particulières contraires à leurs devoirs citoyens. Ces actes qui sont posés avec une fréquence inquiétante depuis quelques mois, dans l’indifférence craintive des forces vives de la Nation et dans le silence complice de la société civile, des élus et des partenaires au développement, violent les fondamentaux de l’Etat de droit et portent gravement atteinte autant à la liberté des personnes qu’à la jouissance paisible de leurs biens »   Arthur A. BALLE P/S Guy-Lambert YEKPE,(Ordre des avocats ).

«…Le pouvoir se complait à se peindre en prédateur attitré de la cohésion sociale, opposant les cadres des mêmes localités à des fins politiques et s’illustrant par sa gestion calamiteuse des riches ressources humaines de la Nation. Du fait de sa tenue inadéquate du gouvernail, la stabilité politique du pays ne tient qu’à un cheveu. Jamais un régime aussi caractériellement instable dans ses décisions n’a occupé la scène politique aussi durablement depuis l’indépendance. Tout cela et plus encore fait reculer le pays à tout point de vue….On tente d’embellir la situation à travers le dialogue social. Mais en réalité, on vise plutôt trois objectifs fondamentaux : tromper l’opinion internationale, les bailleurs de fonds et les investisseurs étrangers sur la situation réelle dans le pays, rouler l’opposition dans la farine et enfin maintenir le cape sur la monarchie républicaine à l’aide d’armes indispensables que sont la révision opportuniste de la Constitution (actuellement en repli tactique) et le maintien en l’état de la LEPI. Il sied de tirer quelques leçons fondamentales de notre situation… » Dr. Jean Adébissi ODJO

Le constat est là : le patient Bénin souffre à l’heure actuelle de maux assez graves. Les extraits ci-dessus valent bien des résultats de visites et contre visite de ceux qu’on pourrait qualifier de médecins spécialistes de la vie publique nationale. Maintenant, s’il s’avérait que le ou les remèdes qui sont susceptibles de guérir le malade étaient dans l’antichambre du Prd, cela signifierait simplement que le K.O du 13 mars 2011 était contre nature comme le serait la cohabitation entre le premier parti de l’opposition et le bénéficiaire de ce K.O au pouvoir.

Francis Z.OKOYA

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OKOYA F.

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