Editorial: Le pétrole béninois, un conte de fée qui ne finit pas


Le Nigéria grippé par la fronde sociale autour du prix de son pétrole, envoie le Bénin sur le lit d’hôpital et nous permet en 2012 de poser la question : Où est le
pétrole béninois ? « Il était une fois, le pétrole béninois… » ainsi pourrait commencer l’histoire du pétrole béninois, un pétrole dont on nous parlait depuis le cours primaire : « …l’or de
Perma, le ciment d’Onigbolo, le Pétrole de Sèmè-Kpodji… »  en parlant des richesses nationales. De cette richesse, je ne sais quoi retenir de son épopée  du temps de la révolution
puisque nul ne peut aujourd’hui dire où sont passés les milliards perçus par le Bénin du 29 mai 1979 au 31 décembre 1998 période pendant laquelle 21.463.655 barils de pétrole et vendu 21.433.655
barils pour une recette de 396.155.287,54 USD, soit 142.866.846.026 FCFA et l’Etat béninois a perçu au titre des taxes, redevances et autres intérêts, 24.674.061.100FCFA. Ces révélations faites
par  Suzanne Amélina dans son livre « Bénin, Le demi-verre de pétrole » montrent que le pétrole a existe ou a existé au Bénin. Mais sous le changement le président Boni Yayi dans ses
déclarations officielles sur la situation économique du Bénin n’a cessé de clamer que le Bénin n’a pas de pétrole jusqu’à ce que son ministre d’alors Barthélémy Kassa exhibe justement un demi
verre d’un produit noirâtre qu’il a présenté comme du pétrole. En janvier 2009, il a été dit que dans trois ans, le Bénin aura son pétrole. Cette déclaration faite suite à la découverte aux
larges des côtes béninois d’un bloc pétrolifère, par la société SAPETRO le mercredi 28 janvier de la même année. Mais depuis plus rien si ce n’est la succession des sociétés internationales au
Palais de la Présidence pour signature d’accords de recherche et/ou d’exploitation.

A l’heure où la France qui garde notre porte-monnaie a des problèmes de trésorerie et où le Nigéria qui nous permet des approvisionnements de tous genres
quotidiennement à bon marché et nous permet aussi de gagner un peu de sous avec ses dizaines de millions de consommateurs, tremble, il urge que ce conte de fée autour du pétrole béninois s’arrête
et qu’à défaut d’avoir directement le dérivé essence pour les centaines de milliers de consommateurs béninois, le Bénin sous la refondation exporte ses premiers barils pour que le dividende 
qui en découlerait permette de rehausser le pouvoir d’achat pour l’approvisionnement au bord de nos routes. Il ne s’agit point d’une campagne en faveur de l’essence “kpayo”, mais la vérité est
là, la Sonacop n’est pas préparée pour satisfaire tout le monde. Si les longues files qui patientent des jours entiers autours des stations de la Sonacop ne sont pas une preuve suffisante,
rappelons alors que dans les 14 communes des départements de l’Ouémé et du Plateau, seule Porto-Novo a quelques stations fonctionnelles. L’essence Kpayo, on l’aura beau ne pas l’aimée et
combattue, sa place et son importance sautent aux yeux depuis que le Nigéria est entré dans la tourmente. Pendant ce temps le conte de fée du pétrole béninois continue…


Francis Z. OKOYA

 

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