Fête nationale des religions endogènes:Les 3 griefs des voudounons contre Boni Yayi

Fête nationale des religions endogènes:

Yayi s’attire encore la colère des adeptes vodouns

(Lire les 3 griefs portés contre le Chef de l’Etat)

Ce lundi 10 janvier 2011, sur l’ensemble du territoire national, les adeptes des religions endogènes ont fêté. A s’en tenir à l’éclat de la grande cérémonie
d’ouverture qui a connu la présence de nombreux ministres et surtout pour la première, une rediffusion en directe sur la chaîne de la télévision nationale. On est tenté de dire bravo à Boni Yayi
et son équipe. Mais malgré les grands moyens matériels, humains et financiers déployés, les adeptes des religions endogènes sont remontés contre le Chef de l’Etat. Ils l’ont fait savoir à nouveau
hier par le canal de la télévision nationale. Trois raisons ont été évoquées et qui soutendent la colère des adeptes vodoun.

Premièrement, les pratiquants des religions endogènes ont laissé entendre qu’ils sont des parias vis-à-vis de Boni Yayi. L’argument brandi est qu’en cinq (05) ans
de règne, le Chef de l’Etat a reçu au Palais de la Présidence tous les corps constitués de la nation sauf le collège des religions endogènes. «… Nous
sommes dans un pays de droit et le droit suppose la justice. Or nous sommes victimes d’injustice puisque en 5 ans le chef de l’Etat a reçu tout le monde sauf nous ce n’est pas normal…
 »
déclare un invité du confrère Nicaise Miguel interrogé pendant la cérémonie d’ouverture des festivités ce lundi 10 janvier 2011.

Ensuite, le deuxième grief est dans la même logique. Depuis qu’il est porté au pouvoir en mars 2006, il est reproché au Chef de l’Etat de n’être jamais présent à la
fête des religions endogènes. Pour les pratiquant de ces religions, Boni Yayi s’arrange toujours pour être à l’extérieur du Bénin le 10 janvier de chaque année et ce depuis 2007 alors que pour
les fêtes de Ramadan, de Tabaski, de Pâques, de Noël pour le pèlerinage à la grotte mariale de Dassa-Zoumè ou pour celui des Chrétiens Célestes à la plage de Sèmè-kpodji, il est toujours présent
sur le territoire national et parfois assiste à l’une ou l’autre de ces cérémonies religieuses. «… Voyez vous-mêmes est-ce-qu’il est là aujourd’hui ?
Non et c’est ce que nous déplorons… 
» dira un autre chef vodoun.

Le troisième grief justificatif de la colère des pratiquants des religions endogène porte sur le lendemain de leur fête. Pour il n’est pas normal que Boni Yayi
 en plus des jours traditionnellement fériés aux lendemains de certaines fêtes religieuses, décrète le lendemain de la fête de Tabaski férié et ne
fasse de même pour le 11 janvier.

Voilà les trois (03) raisons de la colère des adeptes des religions endogènes, et ils l’ont fait savoir à nouveau hier sur la
chaine de la télévision nationale.

Francis Z. OKOYA

 

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