Gestion des affaires publiques :Yayi pense au coton, les enseignants, à leurs primes

Le Chef de l’Etat vient d’être soulagé du poids des élections à la Commission de l’Union Africaine. Mais ses soucis ne sont pas pour autant terminés. Alors que l’arrivée dans les champs de coton des engrais coïncide ave celle des insectes ravageurs de jeunes plants, Les enseignants ont décidé d’en ajouter aux soucis du Chef de l’Etat. Non seulement ils lui rappellent les douloureux souvenirs de Janvier-Avril 2012, mais ils mettent le gouvernement en garde contre la non satisfaction des revendications qui ont conduit aux débrayages de la période sus citée. A lire la lettre que ces enseignants ont adressée à Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Chargé de la Défense Nationale, l’on a de bonnes raisons de craindre pour la tenue effective de la rentrée scolaire 2012-2013. Les problèmes n’avaient pas trouvé solution parce que la santé des caisses de l’Etat n’était reluisante. Or le même Etat a fait déjà savoir encore il y a quelques jours seulement qu’il rencontre des problèmes financiers et que d’ailleurs les festivités de la fête de l’indépendance seraient très sobres. Où trouvera-t-il donc l’argent pour les enseignants quand la campagne cotonnière vire au gris et que les feux sont au rouge au Port Autonome de Cotonou ?

Francis Z. OKOYA

Lettre ouverte

Cotonou, le 16 Juillet 2012

A

Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Chargé de la Défense Nationale

Cotonou

Objet : A/S de la Satisfaction de nos revendications

Monsieur le Président de la République,

Les Enseignantes et Enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire ont déclenché une grève depuis le 24 Janvier 2012 au sujet de la Revalorisation des indices de traitement de 25% étendue à tous les Agents de l’Etat et dont les premiers bénéficiaires sont les Agents du Ministère des Finances. Cet avantage a été consacré par le décret n° 2011-505 du 05 Août 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des Agents de l’Etat. Malgré les multiples menaces et dénigrements de la part du gouvernement les enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire ont tenu à montrer à l’opinion publique qu’ils sont bel et bien pris en compte par ledit décret.

Dans un élan patriotique, nous avons, en toute responsabilité et tenant compte des cris de détresse des parents d’élèves, des élèves, des Confédérations et Centrales syndicales, décidé d’éviter à notre nation le spectre d’une année bâclée ou d’une année blanche. Aujourd’hui, les évaluations de fin d’année les devoirs surveillés de fin d’année, les examens nationaux ont eu lieu au grand bonheur de la population et des apprenants. Le Gouvernement béninois sous votre houlette a toujours fait de la reprise des cours la condition sine qua none pour l’ouverture des négociations notamment dans le cadre des négociations Gouvernement – Centrales Syndicales.

Force est de constater qu’à ce jour cet engagement n’a pas été tenu malgré la reprise effective des cours le 25 Mars 2012. Le Gouvernement s’est plutôt illustré dans un refus de dialogue social et de négociations en optant pour la mesure de défalcation sauvages et illégales sur les salaires des mois de Mars, d’Avril, de Mai et de Juin 2012.

Que faire devant cette situation de fuite en avant, de pourrissement et de mauvaise foi du Gouvernement ? Selon le calendrier scolaire réaménagé de façon consensuelle, les grandes vacances démarrent le 20 Juillet pour prendre fin le 30 Septembre 2012. Nous espérons que ce temps sera mis a profit par votre Gouvernement pour ouvrir les négociations en vue de la satisfaction de nos revendications notamment le bénéfice des 25%, la rétrocession des fonds illégalement défalqués, la formation des enseignants reversés ct le paiement des primes spécifiques aux enseignants en poste sédentaire. Si rien n’est fait pendant ces vacances, la rentrée scolaire 2012-2013 n’aura pas lieu.

Dans l’espoir d’une réaction favorable et responsable de la part de votre Gouvernement, vous voudriez bien recevoir Monsieur le Président de la république l’expression déférente de nos sincères cris de cœur.

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OKOYA F.

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