Jacques Migan à l’occasion de la session de formation continue de Lomé :  « …Le Conseil pédagogique du CIFAF programme les différents modules en fonction des besoins en termes de formation des Barreaux… »

 Jacques Migan à l’occasion de la session de formation continue de Lomé :  « …Le Conseil pédagogique du CIFAF programme les différents modules en fonction des besoins en termes de formation des Barreaux… »

Jacques MIGAN

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Comment s’organise le CIFAF pour poursuivre les sessions de formation continue par ces temps de pandémie de la COVID 19 ? Pourquoi pratiquement les mêmes thématiques lors de ces formations ?  Quelle place occupe la session de formation continue qui se déroule actuellement à Lomé dans l’agenda des activités du Cifaf ? Voilà autant de questions auxquelles le Bâtonnier Jacques Migan, Directeur du Cifaf, a bien voulu apporter des réponses. (Lire l’entretien ci-dessous).

C’est en marge de l’ouverture des travaux de la session de formation continue qui se tient à Lomé (Togo) les 19 et 20 novembre 2020 que le Directeur du Cifaf s’est prêté à nos questions. Mais avant, dans son allocution, il s’est adressé aux participants de ladite session de formation en ces termes :

« … Mes chers confrères, seule la formation continue nous permet de progresser, de mieux appréhender les difficultés rencontrées quotidiennement dans l’exercice de notre profession. Elle nous permet, aussi, de mieux maîtriser l’évolution législative, jurisprudentielle et doctrinale qui caractérise le droit aujourd’hui.  En effet, ce mouvement évolutif que connaît le droit exige de nous des efforts constants afin de nous adapter aux réalités professionnelles de notre époque et de faire face à la concurrence sans merci que nous livrent les grands groupes d’avocats étrangers.

Nous devons être capables de répondre avec efficacité et compétence aux demandes de nos clients : qu’il s’agisse des entreprises, des Institutions ou des particuliers.  Cette nouvelle session de formation répond à ces exigences. Elle est certes axée, sur des modules relatifs au droit et à la procédure OHADA. Mais cette thématique est renforcée par la programmation de modules dictés par les innovations dans notre pratique professionnelle et la nécessité de maitriser des grands contrats publics et la gestion de leur contentieux. C’est ainsi qu’en bonne intelligence avec le Barreau du Togo, le Conseil pédagogique du CIFAF a retenu des modules de droit processuel savoir, « Le contentieux de la saisie immobilière »,  « Les actualités jurisprudentielles du droit OHADA »,  de pratique professionnelle, notamment « La pratique professionnelle de l’Avocat à l’ère du numérique », « La négociation des contrats extractifs », « La rédaction des contrats extractifs », « Le règlement des différends découlant des contrats extractifs… ».  

Le Directeur du Cifaf, au cours de son adresse aux participants, a remercié le Bâtonnier Sèdjro Koffi DOGBEAVOU pour sa réponse favorable et spontanée en vue de l’organisation de cette session de formation en collaboration avec le Barreau du Togo.   Il a aussi remercié aussi tous les formateurs venus d’horizons différents qui ont spontanément accepté de partager leur expérience et leur savoir avec nous.

 

Entretien avec le Bâtonnier Jacques Migan Directeur du Cifaf

Monsieur le Bâtonnier Jacques Migan, le CIFAF était à Brazzaville il a quelques semaines, il est présent actuellement à Lomé pour une nouvelle session de formation continue. Apparemment la crise mondiale de la Covid 19 n’a eu aucun impact sur les activités du CIFAF. Que répondez-vous à ce constat?

Le Bâtonnier Jacques Migan Directeur du Cifaf
Le Bâtonnier Jacques Migan Directeur du Cifaf

Merci monsieur le journaliste. Votre constat est réel, mais il est apparent. A la vérité, le CIFAF s’est rapidement adapté dans ses acticités aux contraintes qu’imposent la crise sanitaire mondiale de la COVID 19. Pour contourner ces contraintes liées à la mobilité internationale et aux gestes barrières, le CIFAF a dû recourir  à la visio-conférence comme modalité pour accompagner la formation présentielle traditionnelle. Vous vous souviendrez notamment que la session de formation initiale s’est tenue courant septembre en bimodale et a regroupé les participants de plus de 18 Barreaux dont deux barreaux en présentiel. Cette formation bimodale a également été mise en œuvre avec succès lors des sessions de formations délocalisées à Kigali (Rwanda), à Brazzaville (Congo) et actuellement à Lomé (Togo).

Monsieur le Bâtonnier, en analysant les différents modules programmés, on réalise que le CIFAF reprend à peu près les mêmes thématiques. Qu’est ce qui justifie cet état de choses.

Le Conseil pédagogique du CIFAF programme les différents modules en fonction des besoins en termes de formation des Barreaux mais aussi en fonction des exigences dictées par l’actualité de la pratique professionnelle de l’Avocat.

Pour cette dernière raison, certaines thématiques en lien avec le droit numérique, les contrats publics, les transactions commerciales complexes, sont très demandées par les Avocats des barreaux francophones d’Afrique parce que ces thématiques sont nouvelles et cristallisent de gros enjeux en termes de pratique professionnelle. Vous comprendrez que le CIFAF ne puisse programmer des modules en s’affranchissant d’une part, des tendances actuelles, d’autre part, des demandes formulées par les Barreaux. C’est ainsi qu’en bonne intelligence avec le Barreau du Togo, le Conseil pédagogique du CIFAF a retenu des modules de droit processuel savoir, « Le contentieux de la saisie immobilière »,  « Les actualités jurisprudentielles du droit OHADA »,  de pratique professionnelle, notamment « La pratique professionnelle de l’Avocat à l’ère du numérique », « La négociation des contrats extractifs », « La rédaction des contrats extractifs », « Le règlement des différends découlant des contrats extractifs ». 

Ces différents modules seront animés par des formateurs expérimentés d’Europe et d’Afrique choisis par le CIFAF et le Barreau du Togo.

 Monsieur le Bâtonnier Jacques Migan, cette session de formation à Lomé est-elle la dernière de l’année ?

Non, après Lomé, le CIFAF sera présent à Libreville (Gabon), les 3 et 4 décembre pour y organiser en collaboration avec la Conférence Internationale des Barreaux de l’OHADA et le Barreau du Gabon, une session de formation délocalisée à l’intention de tous les Avocats francophones. Des thématiques intéressantes y seront développées. Je saisis cette occasion pour inviter les avocats de l’espace francophone à saisir cette opportunité de formation, les formations organisées par le CIFAF étant gratuites et accessibles à tous.

Merci Monsieur le Bâtonnier pour ces précisions.

C’est moi qui vous remercie monsieur le journaliste.

Réalisé par la Rédaction de www.visages-du-benin.com 
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