Journée internationale de la femme africaine: Appel à la renaissance

 Journée internationale de la femme africaine: Appel à la renaissance
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Il y a 58 ans, la Journée internationale de la femme africaine (Jifa) a été instituée. Depuis 1962 où le coup d’envoi de cette célébration a été donné, à Dar es Salam, en Tanzanie, les Africaines n’ont eu de cesse de marquer l’histoire du continent. Mais, l’évènement reste tout de même peu connu du grand monde.

Elle semble connaître moins de retentissement que les autres journées dédiées aux femmes. Pourtant, sa
genèse remonte à 1962 à l’échelle internationale. Célébrée le 31 juillet de chaque année, la Journée internationale de la Femme africaine (Jifa) rappelle le rôle historique joué par les femmes en Afrique à une période où le continent se libérait peu à peu du joug de la domination coloniale. Elle témoigne de la capacité des femmes à réaliser et à conduire les changements sur le continent.

La libération totale du continent africain, l’élimination de l’apartheid et l’instauration d’une justice commune qui défend les droits de l’Homme en tant qu’être humain, devenaient alors les objectifs prioritaires du mouvement des femmes africaines.
Quelles soient princesses, défenderesses des droits humains, prophétesses, politiques ou actrices de la société civile, elles étaient nombreuses à s’impliquer dans la lutte anticoloniale après les tout premiers contacts entre les Européens et les Africains jusqu’aux années 1960.
Près de 60 ans après la première édition de la Jifa, le rôle des femmes battantes africaines reste permanent et déterminant dans l’histoire des peuples et se fait davantage ressentir dans un contexte de crise sanitaire mondiale. En témoigne le thème retenu pour cette édition : «Renaître de ses cendres », en référence à la crise sanitaire mondiale du Covid-19.
Là-dessus, des personnalités politiques reconnaissent le rôle prépondérant que joue la femme dans la reconstruction de l’édifice social et économique.
« Par ces temps de pandémie, elles contribuent inlassablement à la résilience de nos familles. Elles sont aussi les actrices incontestables de la marche de notre continent vers de meilleurs horizons », relève Faure Gnassingbé, président du Togo dans un message sur les réseaux sociaux.
Selon Sidonie Flore Ouwé, présidente fondatrice du Réseau des femmes leaders inspirantes d’Afrique (Reflai), la Jifa est un évènement qui « renforce l’idée de ce que les femmes ont vraiment besoin de cadres d’expression pour leur célébration. Elle est d’une importance en ce sens qu’elle a été instituée par les Nations Unies qui regroupent la totalité des pays du monde. Cette reconnaissance est particulière parce qu’elle se focalise sur la femme africaine et il importe à chaque femme africaine d’en prendre conscience en se l’appropriant par les actions fortes et pérennes ».

En tant que femme africaine, elle vit cette journée comme une véritable reconnaissance de l’africanité féminine par le concert des Nations. « Il revient à nous les femmes d’en mettre le contenu pour que cette journée ne soit pas juste un rappel de l’engagement de nos aînées. La flamme doit être maintenue afin de passer le flambeau à nos enfants », indique-t-elle.
Michelle Piardon Bah, présidente fondatrice du Réseau des femmes africaines (Réfa), pense que la Jifa doit mobiliser toutes les énergies. « La Jifa est utile pour mobiliser l’opinion publique et trouver les voies et moyens pour améliorer le sort des femmes ».
Ce défi implique, par ailleurs, la solidarité entre les femmes, la volonté politique des dirigeants de prendre des lois et décrets forts pour améliorer les conditions de vie par la santé et l’éducation, la participation de la femme dans les instances de décisions, des projets générateurs de revenus pour son autonomie.
Ces deux leaders africaines pensent qu’il faut œuvrer pour faire connaître la Jifa à tous. «La Journée internationale de la femme africaine est complètement méconnue. Il faudrait d’autres journées pour magnifier la femme encore considérée comme un être inférieur à l’homme dans plusieurs domaines. Il faut appliquer les résolutions prises dans les institutions internationales et sensibiliser la population féminine sur ses droits », suggère la Fondatrice du Réfa.
Son homologue du Reflai s’attarde sur les défis de l’éducation et de l’autonomisation des femmes pour prêter main forte à une Afrique qui peine à prendre ses marques. « Il incombe pour les femmes de sortir des schémas classiques africains où elles continuent d’être chosifiées. Cela revient à ce qu’elles prennent conscience de ce qu’elles sont un sujet de droit à part entière. Cette prise de conscience passe par l’éducation, la communication et l’autonomisation économique des femmes », insiste-t-elle.

Par Maryse ASSOGBADJO, La Nation

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