Le Ministre Yahouédéhou fixe 03 résultats au nouveau bureau de l’ANCB

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L’entrée en fonction du nouveau bureau de l’Association nationale des communes du Lire + Bénin (ANCB), vendredi 2 octobre dernier à Lire + Cotonou, a été l’occasion parfaite pour le Ministre de la Lire + Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéhou, pour appeler les Conseils communaux à resserrer leur coopération et les citoyens, à s’impliquer davantage dans la vie de leurs communes.

S’adressant directement au nouveau président de l’ANCB, Janvier Yahouédéhou l’a invité à faire de l’association une institution qui « rassemble, propose, accompagne et aide nos communes à progresser ». Il a fixé trois résultats pour évaluer, au terme du mandat, le chemin parcouru : 1- une Lire + décentralisation qui franchit une nouvelle étape, 2- 77 communes plus efficaces et plus responsables, et 3- une amélioration tangible du quotidien des populations. « Car c’est finalement à cela que nous serons jugés ».

Pour le Ministre, l’isolement n’a plus sa place dans la gestion communale. État, communes, préfectures, pôles de développement territorial, ANCB : chacun porte des responsabilités distinctes, mais une seule finalité doit guider leur action. « Nous avons une même population à servir. C’est cela qui doit nous rassembler », a-t-il résumé. Dans cette architecture, l’ANCB doit accompagner les communes, multiplier les échanges d’expérience entre elles, et transformer la nouvelle organisation territoriale en véritable levier de développement local.

Des institutions solides ne suffisent pas

Le Ministre Yahouédéhou a consacré une bonne partie de son intervention à un autre sujet : la participation citoyenne. De bonnes institutions, des textes bien écrits, des projets bien ficelés… tous ces éléments ne garantissent pas, à eux seuls, un développement durable. Le citoyen doit connaître l’action de sa commune, pouvoir l’interroger, faire entendre ses préoccupations, et assumer sa propre part de responsabilité. Propreté des villes, respect des équipements publics, préservation du cadre de vie, règles collectives : sur chacun de ces terrains, l’action publique a besoin du renfort des comportements individuels.

Le Ministre a repris, pour illustrer son propos, l’image employée par le Président Romuald Wadagni lors de la présentation du cadrage des Pôles de développement territorial, le 23 septembre dernier, celle d’un simple sachet jeté sur la voie publique qu’un citoyen peut ramasser lui-même. Un geste minuscule, mais qui porte, selon Yahouédéhou, une idée bien plus large : l’intérêt collectif concerne chacun, et il n’est pas toujours nécessaire d’attendre que l’État ou la commune interviennent quand on peut agir soi-même.

« L’État, c’est d’abord moi »

C’est dans cet esprit que le Ministre a présenté un concept inscrit dans la feuille de route de son département : « L’État, c’est d’abord moi ». Le citoyen, a-t-il expliqué, n’est pas seulement le bénéficiaire de l’action publique — il en est aussi un acteur à part entière, au service du développement de sa commune et de son pays. Une responsabilité partagée à trois niveaux : l’État assume la sienne, la commune la sienne, le citoyen la sienne.

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Francis Z. OKOYA

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