L’éditorial de Arimi CHOUBADE: A la recherche du malheur…

L’éditorial de Arimi CHOUBADE: A la recherche du malheur…

Du feu pour la poudre. Que ne donnerait pas le docteur-président pour obtenir cette précieuse étincelle capable d’embraser tout ?
Après le rêve brisé de l’échec de la candidature unique de UN et celui de l’impossibilité de faire changer d’avis à Abt sur ses projets de 2011, il ne reste qu’à foutre une telle pagaille dans la
maison. Qui sait ? Un pourrissement pourrait hypothéquer la tenue des scrutins en 2011 ou plonger le pays dans une turbulence au lendemain incertain. A la Marina on peine à masquer les espoirs
fondés sur un enchaînement des escalades vers la fin de mandat. Ces fins limiers qui croient dur comme fer que le salut du régime passe obligatoirement par une déflagration générale. Attaquer
tous les fronts en même temps : les syndicalistes, les consommateurs, les acteurs politiques, la société civile voire les partenaires au développement.
 

Ils doivent enrager de voir tous leurs échafaudages s’écrouler à chaque fois. A l’instar de cette bulle surchauffée autour de la Lépi prête à s’exploser mais qui se dégonfle subitement après
l’appel du Cadre de concertation pour la sauvegarde de la démocratie (UN, G13, Amis de Abt) à une poursuite du recensement. Alors que jets de pierre, insultes, mauvais accueil commençaient à
pleuvoir sur les agents recenseurs, le mot d’ordre de boycott est levé sur l’effet conjugué de la médiation onusienne, des gages du président de la Cps/Lépi et de l’engagement des organisations
de la société civile. Déception donc pour le ministre de l’Intérieur aux aguets à l’aide de son communiqué interdisant toute manifestation publique durant la période du recensement à l’exception
notable du congrès fondateur d’un mouvement soutenant l’action du chef de l’Etat financé sur les rapines issues des faux frais au port de Cotonou. La répression d’opposants à la poursuite de la
Lépi n’aura pas lieu.  

Les consommateurs ont eu leur dose lorsque le ciment, l’électricité, le carburant ont flambé de prix presque simultanément. Pour en rajouter à la colère populaire, les émergents se sont appliqués
à supprimer de leur jargon l’éventualité de « mesures d’accompagnement » comme c’était souvent le cas à chaque fois que les prix devraient augmenter sous les régimes précédents. Malgré cela, la
maison tient et ne chancelle pas. Une avalanche d’augmentation sur les prix de plusieurs produits de première nécessité à la fois ne parvient pas à ébranler l’édifice. Ni émeute, ni bruyantes
humeurs sur la vie chère, ni débordements dans les rues. Même les descentes à l’improviste de Yayi et de sa garde dans les rues de Parakou, Godomey et Cotonou ne produisent pas le désordre
populaire souhaité. C’est pour 5 F sur le prix du pain que la paisible Algérie a replongé dans une spirale sans fin depuis la fin des années 80. On peut toucher un mot sur ce dessein de la quête
permanente du malheur à travers la non installation de certains conseils communaux deux ans après la proclamation des résultats au lieu des 15 jours prévus par la loi.  

Pan ! Sur les travailleurs dont plusieurs primes ont été gelées au motif que le ministre des Finances qui les a prévu n’avait pas eu l’accord du gouvernement. Une révolte du personnel de santé
entraîne des mois de blocage des centres de santé publics ; des morts, des lamentations, des souffrances, la détresse. Une fatalité admise comme si les malheurs qui frappaient le pays participent
d’un processus d’expiation lié à l’avènement du régime du Changement. Parallèlement au drame des hôpitaux se joue celui des écoles publiques sérieusement affectées par les grèves à répétition.
Disons que c’est tout l’appareil de l’administration publique qui s’est trouvé tétanisé par le goût très prononcé des émergents à entretenir la tension. Cerise sur le gâteau du pourrissement avec
la décision de défalquer les temps de grève sur les salaires quelques semaines seulement après la reprise du travail notamment par les enseignants.  

Et le malheur ne vient toujours pas. Jusqu’à quand ???  

arimi choubadé  

Rédigé le 30 avril 2010  

 

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