Le Pcb se mêle du dossier Adounsiba

 


Affaire de malversation autour des dons aux sinistrés d’Adjonohoun


Le Pcb se mêle du dossier Adounsiba


Le dossier Adounsiba c’est ainsi qu’il convient d’appeler désormais l’affaire de mauvaise gestion autour des dons aux sinistrés de la commune d’Adjohoun. Après la révolte des populations, les
intrigues de ceux qui lorgnent déjà le fauteuil du maire, c’est autour du Parti  Communiste du Bénin d’entrer dans la danse qui se déroule sur la
scène de la commune diriger par le maire Gérald Adounsiba. Voici le texte intégral de leur dernier communiqué.


Francis Z. OKOYA


COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE DU BENIN


LE VERITABLE VISAGE DES HOMMES QUI NOUS DIRIGENT.
 

1-Le monde
entier l’a appris avec horreur. Nous en parlions et l’écrivons avec tristesse et honte pour notre pays : un maire, le maire d’Adjohoun, Gérard ADOUNSIBA est attrapé en flagrant délit de vols des
produits destinés à ses administrés sinistrés sous les eaux. Et en regardant un peu, on se rend compte que l’on voit là, le véritable visage des hommes qui nous dirigent dans ce pays. Chaque
sinistre, chaque besoin des hommes et des femmes, au lieu de servir à élargir le marché et la production en vue des profits pour les entrepreneurs, sert plutôt d’occasion pour piller les biens et
les sous qui devraient aider à la production et soulager les hommes. Les populations ont besoin d’eau potable, de salles de classes bien équipées, de centres de santé, de routes et de pistes bien
entretenues, de marchés viables, d’installations électriques, de bons réseaux de communication, etc. Mais les ressources destinées à la satisfaction de ces besoins sont systématiquement pillées
et volées à la source. Alors, quelques jours après leurs constructions (si le chantier n’est pas abandonné avant), les points d’eau tombent en panne, les infrastructures sont lézardées, les
turbines électriques comme celles de Parakou qui devraient durer dix ans, éclatent et laissent les populations dans le noir. Les populations ont besoin de machines agricoles. Bien, on achète de
vieilles machines repeintes surfacturées.
 


L’extérieur le sait. C’est ainsi que KADDAFI a refusé de payer les surfactures de la CEN-SAD, qu’avant lui, le roi du Maroc a refusé de venir inaugurer la résidence Hassan 2 financée par son pays
et littéralement escamotée par le vol.
 
On nous dira
qu’il existe des dirigeants honnêtes et probes. Oui, c’est vrai, mais avec le système qui n’admet aucun contrôle direct et vérifiable par les populations, ils ne se trouvent pas dans l’obligation
de rendre compte aux travailleurs et à la population de leur gestion, non pas en terme synthétique dans le huis clos d’un conseil d’administration, mais régulièrement en une assemblée
représentative de travailleurs et d’usagers, des opérations entreprises avec un compte rendu des efforts physiques, matériels et financiers mis en œuvre. Alors on ne peut pas savoir. Les
dirigeants probes sont noyés, s’ils ne sont pas rejetés comme des “imbéciles” pour le règne sans partage des voleurs.
 

Et c’est avec
ces dirigeants qui vivent du sinistre de leurs populations que l’on demande, mon Dieu, de faire la paix. Mais peut-il y avoir la paix avec le voleur sans lui avoir au préalable arraché le pouvoir
dont il profite pour voler et sans avoir établi des barrières plus solides contre le vol, à savoir un système de surveillance générale par la population de ses biens publics ? Certainement non ;
autrement, c’est demander la soumission des populations à la dictature de brigands. Dans ce sens, nous disons que les populations d’Adjohoun ont bien fait d’arrêter le maire
voleur.
 

2- Et là, nous
en parlons et l’écrivons avec espoir. Nous disons bravo ! aux populations d’Adjohoun qui se sont organisées pour arrêter le convoi du butin, résister aux supplications et aux tentatives de
corruption du maire voleur, veiller jusqu’au petit matin pour que le monde entier sache ce qui s’est passé. Et le matin, elles sont parties reprendre possession de leur mairie en entourant les
locaux des rameaux symboliques et sacrés. Le peuple reprend sa mairie, le peuple reprend son pays.
 
Les
populations d’Adjohoun n’ont pas attendu une réunion du conseil municipal ; elles savent que le maire voleur Gérard ADOUNSIBA y compte certainement des compères du même acabit. Elles n’ont pas
dit qu’il faille attendre une quelconque enquête ; la justice jusqu’à ce jour, dans les dédales des procédures, finit toujours par donner raison aux puissants. Elles ne se sont pas dit qu’il
faille attendre des élections pour chasser le maire voleur ; elles savent que dans le système actuel, les élections sont gagnées par ceux-là qui ont accumulé par le pillage des butins à partager
et pour acheter les organes chargés de la gestion des élections. Les populations d’Adjohoun ont agi sur le champ, sans attendre, maintenant et aujourd’hui.
 

Et c’est cette
voie indiquée qui constitue la voie de l’espoir et du salut, l’unique dans la situation actuelle. Il y a dans chaque village, chaque quartier de ville, chaque marché, chaque administration et
entreprise publique des brimades, des signes et des preuves de vols, de pillage et de bradage du bien public. Les auteurs sont connus. Que maintenant et aujourd’hui, les populations, partout
demandent des comptes et prennent des décisions en conséquence et notre pays est sauvé. C’est cela le sens de la lutte quotidienne contre l’arbitraire, la confiscation et l’exercice personnel du
pouvoir, le pillage et les bradages des ressources nationales. Cette lutte quotidienne, c’est maintenant, c’est aujourd’hui.
 

Tout le monde
sait que Boni YAYI, avec le soutien encore actif de l’impérialisme français, prépare des élections frauduleuses et belliqueuses. Il envoie la troupe contre des manifestants pacifiques ; il fait
détruire les affiches des opposants, non seulement par des milices montées par lui, mais par des éléments de la force publique. Avec ou sans LEPI, il se proclamera vainqueur. Attendre des
élections, c’est nous condamner d’avance à perdre. C’est maintenant, c’est aujourd’hui qu’il faut chasser Boni YAYI du pouvoir si l’on veut demain des élections transparentes et dignes. Le
peuple, souverain, en a le droit. C’est maintenant, c’est aujourd’hui qu’il faut chasser les voleurs de la tête de notre pays. C’est maintenant, c’est aujourd’hui que les travailleurs et le
peuple doivent reprendre possession de leur pays en prenant le pouvoir.
 

Cotonou, le
1er novembre 2010
 

Le Parti
Communiste du Bénin

 

OKOYA F.

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