L’Union Progressiste et la Réforme du système partisan : Notre combat, notre responsabilité, notre identité

L’élection des députés est une sélection, un test, une évaluation à plusieurs étapes interdépendantes et importantes dont la banalisation ne peut être que suicidaire pour un parti politique. L’Union Progressiste a tenu le pari de franchir avec succès les deux premières étapes de l’épreuve :
à la lumière de la Loi 2018-23 du 17 septembre 2018, son existence légale en tant que parti politique a été actée et sa participation aux élections législatives du 28 avril 2019 validée.

Les députés de la législature qui s’achève l’ont voulu dans leur ensemble. Ils y ont consacré des jours de séminaires, d’ateliers et de colloques, tant le diagnostic du système partisan en République du Bénin concluait à la négation du rôle des partis politiques dans l’animation de la vie publique et dans l’exercice de la gouvernance démocratique. Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 11 décembre 1990, aucun chef de l’Etat élu n’est sorti des entrailles des partis politiques, alors que ces derniers se définissent comme ayant vocation à conquérir et à exercer le pouvoir par la volonté du peuple et pour l’intérêt du peuple.
En votant la nouvelle Loi portant Charte des Partis politiques, les députés de la 7e législature entendaient clairement œuvrer à la clarification du paysage politique et à donner aux partis, les moyens de déployer tout le potentiel que la démocratie attend d’eux. Malheureusement, tout en étant d’accord sur la démarche unificatrice qui devrait les conduire à des regroupements plus lisibles au plan idéologique notamment, ils n’ont pas tous réussi à s’affranchir des considérations de détails (leadership politique, visibilité institutionnelle, logos) pour s’attaquer à l’essentiel du mal.

Ensemble, plus forts

L’Union Progressiste, forte de près d’une centaine de partis politiques et de plus de deux cents associations et mouvements politiques, a bénéficié de la grande couverture nationale de ses géniteurs pour relever le défi du sérieux et de la rigueur dans la constitution de ses dossiers administratifs :
les partis dits d’opposition ont aussi tenté de se regrouper, mais ils ont échoué faute d’encadrement et de coaching visant ce résultat.
L’Union Progressiste, à travers ses tout premiers 83 candidats titulaires et 83 suppléants, est fière de servir de cobaye pour l’expérience en cours dans le laboratoire démocratique béninois.
Certes, cette expérience se déroulera dans un contexte marqué par la méfiance, la suspicion, les invectives de tous genres, l’intoxication par voie de médias électroniques, l’hostilité, les appels à la désobéissance civile, à l’insurrection populaire, à la rébellion contre les décisions de justice, bref la remise en cause des acquis de notre République.
La particularité du contexte de campagne qui est le nôtre, impose une stratégie ciblant à la fois nos adversaires légaux et ceux qui ont échoué à le devenir. Avant d’affronter les premiers, il nous reviendra, partout où nous passerons, de déconstruire l’imaginaire véhiculé dans la société par les seconds dans le but d’empêcher la tenue de cette élection, et de nous plonger dans un vide juridique préjudiciable au fonctionnement harmonieux de nos institutions, de notre pays.
Face aux seconds, les candidats progressistes s’engagent à rétablir la vérité des faits politiques d’amener ceux qui, sans parti pris, sans interprétations tendancieuses, ont envie de comprendre comment l’opposition béninoise en est arrivée à s’éloigner de l’essentiel. L’Union Progressiste est convaincue que l’opposition a elle-même volontairement, mais savamment, planifié et exécuté son plan d’auto-exclusion de cette compétition politique dans le but d’arrêter les réformes initiées et de revenir au statu quo ante. Enchaînant chaises vides, comportements capricieux, volte-face, et reniements de signatures, l’opposition a fini par se suicider.
Comment comprendre, en effet, qu’après avoir participé aux travaux de la commission sur la réforme du système partisan, voté les mécanismes qui en ont découlé et échoué à se regrouper, elle dénonce tous ses engagements ? Comment expliquer le fait qu’elle porte plainte contre les structures chargées de l’organisation des législatives et refuse d’admettre les décisions découlant de ses propres requêtes ? Comment qualifier le fait qu’elle réclame la dissolution de toutes les institutions qui émettent des avis contraires aux siens, dans un Etat de droit ?

Des questions

A quoi relier le fait qu’elle affirme son attachement au consensus, à la paix tout en diabolisant tous les acteurs clefs du dialogue social ? A quoi rattacher enfin sa revendication de participation aux élections du 28 avril et sa réclamation d’assises nationales pour discuter de cette participation ? Cette chaîne de comportements de l’opposition qui relèvent d’un véritable dilatoire n’est pas naïve : elle était réfléchie mais hélas peu mûrie pour que sa mise en œuvre arrête la marche de notre pays vers la transparence, la justice, le progrès.
Les populations béninoises, à l’écoute des candidats de l’Union Progressiste ont fini par dire : « On a tout compris ! ». L’opposition s’est auto-exclue pour empêcher notre marche irréversible vers le respect de la République, de la Constitution, de la dignité humaine, en vue de l’épanouissement de nos populations. L’enjeu majeur des élections législatives du 28 avril 2019 est biface : la victoire écrasante du parti et le taux de participation.
A ceux qui ont prédit que sans l’opposition, l’Union Progressiste va vaincre sans péril et va gagner sans combattre ; que l’élection annoncée est un match amical, parce que les deux partis candidats sont soutenus par le Président de la République, les candidats progressistes répondent que l’Union Progressiste n’est pas un agrégat de partis sans identité ni sensibilités ; qu’elle n’est pas un assemblage mécanique d’entités sans affinités et à la solde du pouvoir ; qu’elle n’est pas non plus la propriété de l’homme d’Etat auquel elle entend s’imposer pour donner un contenu humain aux réformes et aux projets en cours, là où les faux partis d’hier ont échoué.

Avec le peuple

L’Union Progressiste est un parti de seconde gauche. Un parti d’obédience sociale-démocrate. Un parti de masse qui se fond dans le peuple et accueille tous ceux et celles qui partagent ses valeurs. L’identité du parti ; son âme, est dans ses textes. Ceux de l’Union Progressiste la distinguent de son adversaire politique du 28 avril 2019 et lui imposent de combattre sans complaisance pour le triomphe de ses idéaux.
L’Union Progressiste se bat avec le peuple et pour le peuple en vue du triomphe de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la justice sociale, de l’égalité et de la fraternité. A ceux qui, dans certaines contrées du pays nous font passer pour un « parti des étrangers », notre réponse sera de faire du rejet de l’exclusion, notre combat majeur et notre combat de tous les jours.
C’est pourquoi pour l’Union Progressiste, tout citoyen béninois, quelle que soit sa position sociale, son statut ou sa condition, est une fin en soi et non un moyen. Nous protégeons et protégerons partout les faibles, les pauvres, les personnes diminuées et les handicapés. Nous nous battrons pour que chaque Béninois se sente chez lui, partout au Bénin. A l’heure où partout, les manques et les besoins poussent à des replis identitaires de tous genres, marchepied vers des extrémismes de tout acabit et de tous les dangers, l’Union Progressiste promet à tout Béninois la protection, la défense, et l’accompagnement social.
Quand tout devient difficile pour tous et qu’il faut redéfinir les conditions du vivre et du construire ensemble, l’homme a plus besoin de solidarité que de compétitivité, d’entraide que de concurrence, d’Union pour Progresser que d’un Bloc de Roc pour se barricader et pour se protéger des autres .

Par Mariam CHABI TALATA, Inspectrice de l’Enseignement Secondaire en Philosophie,

Candidate de l’Union Progressiste dans la 8e circonscription électorale

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