Multiplication des actes d’insécurité au #Niger : Les groupes armés défient à nouveau les militaires au pouvoir à #Niamey

By VISAGES DU BÉNIN 4 Min Read
Multiplication des actes d’insécurité au Niger Les groupes armés défient à nouveau les militaires au pouvoir

Le samedi 30 septembre 2023, le général TIANI qui s’est installé à la tête de l’État nigérien à la suite du coup d’État intervenu deux mois auparavant à Niamey, a donné une interview exclusive à la Radio Télévision du Niger (RTN).

Au cours de cette interview, Abdourahamane TIANI devenu Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a fait savoir que le pouvoir de Bazoum devrait être renversé puisqu’il menait le Niger vers une dégradation de la sécurité et de l’économie nationale. 

En ligne de mire du premier volet de ce justificatif, la gestion de la lutte contre le terrorisme. Selon les accusations d’Abdourahamane TIANI, Mohamed Bazoum le Président élu en 2021 était complaisant dans ses méthodes et décisions faces aux terroristes. La France indexée comme complice de l’inefficience de la lutte anti-terroriste est aussi pointée du doigt puis chassée du Niger.

Une situation inchangée moins d’un an après !

À l’analyse, la situation sécuritaire au Niger, près d’un (01) an après l’installation de la junte militaire au pouvoir.

Aux groupes islamistes armés qui sévissaient dans le pays, sont venus s’ajouter d’autres constitués de nigériens, notamment le Front Patriotique pour la Libération (FPL) dirigé par Mahmoud Sallah et le Front Patriotique pour la Justice (FPJ), un groupe politico-militaire présidé par Mahamat Tori. 

Les principales revendications sont : 1- la libération du président Mohamed Bazoum et 2- le retour à l’ordre constitutionnel.

Ainsi, au cours du mois de mai 2024, le Front Patriotique pour la Libération (FPL) a revendiqué l’attaque d’une position militaire à Séguédine, dans le nord du pays, non loin de la frontière libyenne. Au cours de cette attaque, plusieurs soldats avaient été tués et le matériel du pipeline a été détruit. 

Dans la nuit samedi 15 au dimanche 16 juin 2024, jour de l’Aïd el-Kébir, la fête de Tabaski, un commando a fait sauter une partie du pipeline Niger-Lire + Bénin.  L’attaque confirmée par l’armée nigérienne est survenue à une dizaine de kilomètres du village de Salkam, dans la région de Dosso. Outre les dommages matériels sur le pipeline, cet acte revendiqué par le Front Patriotique pour la Libération et a fait six (06) victimes dans le rang des soldats engagés dans la surveillance et la sécurisation du pipeline reliant le pays au Lire + Bénin.  

Vendredi 21 juin dernier dans un communiqué le gouvernement militaire du Niger a confirmé l’enlèvement du Préfet du département de Bilma et de plusieurs de ses collaborateurs, dont le commandant de la brigade de gendarmerie et trois autres éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région d’Agadez. 

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Front Patriotique pour la Justice (FPJ) a revendiqué cet enlèvement qui est leur première action connue.

Selon armée Mahamat Tori, Président de ce nouveau groupe, cette action vise à restaurer le système démocratique au Niger, ainsi que la libération de l’ex-président détenu par la junte. « Nous continuerons cette lutte jusqu’à la libération du président Mohamed Bazoum », a annoncé le dirigeant du FPJ. 

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Francis Z. OKOYA

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