Non installation du Cos 2017: Houngbédji a préservé les intérêts de la minorité parlementaire

 Non installation du Cos 2017: Houngbédji a préservé les intérêts de la minorité parlementaire

Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale

Le parlement vient d’être situé sur la question de l’installation du Cos 2017. Le président Adrien Houngbédji peut enfin se frotter les mains puisqu’il a désormais à sa disposition tous les éléments pouvant lui permettre d’installer le Cos-Lépi tout en préservant la cohésion de l’institution parlementaire surtout à travers le respect des intérêts de la minorité.

P.X

Me Adrien Houngbédji, président de l'Assemblée nationale
Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale

Pas question d’installer le Cos-Lépi sur la base de la configuration de l’Assemblée nationale au 20 mai 2015 lors de la composition du bureau de l’institution. Une configuration rendue désuète par la situation intervenue au lendemain du rejet du projet de révision de la constitution le 04 avril 2017. C’est la ligne défendue par le président Adrien Houngbédji lors de la présentation de son rapport d’activités en octobre dernier. Ce jour-là le président du parlement avait décidé de s’en remettre à l’arbitrage de la Cour constitutionnelle déjà saisie par un citoyen sur le sujet depuis début septembre. Un temps de réflexion très bénéfique pour la minorité parlementaire qui a mis le temps à profit afin de se structurer et de s’organiser au sein de l’hémicycle. 
Une installation du Cos en juillet aurait donc eu pour conséquence une marginalisation de la minorité parlementaire non encore constituée formellement. Ce qui pourrait avoir de graves répercussions sur la cohésion du parlement surtout après le vote du rejet du projet de révision constitutionnelle. A titre illustratif, le député Basile Ahossi encore membre du groupe parlementaire UN peut voir ses intérêts lésés dans un groupe où il est l’un des rares (à peine 3 élus) à avoir voté contre la révision de la constitution. Il en est de même de l’honorable Rosine Soglo, seule opposée à la révision contre les avis des 8 autres membres du groupe qu’elle présidait. Tous les autres députés non révisionnistes se trouvaient éparpillés dans des groupes présidés par des députés de la majorité parlementaire. La constitution du COS en ce moment-là allait trahir la représentativité de la majorité et de la minorité qui s’appréciait toujours à l’aune des 42 contre 41 ayant prévalu lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale en mai 2015.
Le président Houngbédji a alors décidé d’observer une réorganisation des groupes parlementaires en fonction de la nouvelle donne issue du vote du 04 avril. Une réorganisation qui a été très laborieuse. En effet, seul un groupe regroupant des députés désormais estampillés de la minorité a vu le jour sous la présidence du député Garba Yaya le 16 mai 2017. Le second groupe censé être de la même obédience à savoir le groupe présidé par le député Issa Salifou continue de rechercher son équilibre au sein du parlement jusqu’à ce jour. Des bouleversements qui n’ont pas épargné les groupes parlementaires de la majorité dont certains ont été perturbés par des démissions et des recompositions. 
Par contre, ces bouleversements n’ont pas eu d’effet sur la désignation des membres de la Commission nationale de supervision (CNS) dans le cadre du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (RAVIP) . A propos du Ravip, la loi parle de configuration politique qui s’entend par le nombre de groupe parlementaire et non la considération de majorité et de minorité comme dans le cadre du Cos.
Selon les explications du président Houngbédji, on en était à cette recomposition au sein de l’hémicycle lorsqu’en septembre est parvenu à son bureau une demande d’instruction de la Cour constitutionnelle au sujet de la non installation du Cos. Le parlement tout en fournissant tous les éléments de réponse aux préoccupations de la Cour a choisi d’attendre l’aboutissement de cette nouvelle procédure avant de poursuivre. Du fait de cette saisine de la Cour constitutionnelle, le parlement ne pouvait plus se permettre de poursuivre le processus de désignation sans attendre la décision finale. Ce n’est donc pas la faute du parlement si la procédure devant les sages a duré plus de deux mois. 
Parallèlement à tous ces remous se pose toujours l’épineux sujet du financement du Cos-Lépi depuis son avènement. Les différentes éditions ont cumulé d’importantes dettes vis-à-vis de leurs fournisseurs respectifs sans oublier les agents et autres membres des démembrements sur le terrain restés impayés depuis des années. La dernière édition du Cos a été confrontée aux mêmes difficultés.
La décision de la Cour constitutionnelle est donc venue rassurer tous les acteurs du processus à commencer par le président Adrien Houngbédji. Ce dernier a su éviter au parlement une crise interne qui aurait pu perturber la sérénité ayant caractérisé l’institution depuis mai 2015. Il revient à présent à la plénière de définir la démarche à suivre face à la décision de la Cour constitutionnelle.

Avec  Quotidien Nokoue www.visages-du-benin.com  Toute l’actualité du Bénin et d’ailleurs depuis 2009 ! Restez connecté avec nous,  restez informé!

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