Obsèques de Jean-Christophe Hougbo: Mort et inhumé comme il a vécu

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Jean-Christophe Houngbo précédemment Chroniqueur Parlementaire pour le compte de “Le Matinal” a été inhumé ce samedi 26 novembre 2011. Ces obsèques pleines de
fortes émotions ont été à l’image de la vie et de la mort subite de ce natif Dangbo qui a grandi à Porto-Novo, a parcouru, pour des raisons professionnelles ou privées, les villes de Ouidah,
Grand-Popo, Lokossa, Bohicon, Abomey, Parakou, Djougou, Ouaké au Bénin ; Kara, Kpalimé, Lomé ( Togo) Abidjan ( Côte d’ivoire), Niamey( Niger ), Copenhague ( Danemark), Genève ( Suisse) Paris
( France), Pékin ( Chine)…. Je le revois encore dans tous états pris de panique dans les falaises d’Alédjo au nord Togo. D’une bonté et amitié sans bornes, Christophe, le petit jésus comme l’aime
l’appeler l’ancien député Michel Missikpodé est méconnaissable quand il passe à l’autre extrémité. La vie de Christophe a été faite de contradictions ( bonnes ou mauvaises). Quelques morceaux
choisis.

Il y a quelques mois, au cours d’une cérémonie ayant réuni le personnel administratif autour du Président Nago, ce dernier a passé de longues minutes a savonné la
presse en général et Jean-Christophe Houngbo en particulier. La scène était devenue tellement gênante aussi bien pour les professionnels des médias présents que pour les agents et cadres de
l’Assemblée que tous les regards se tournaient vers Christophe pour voir non pas son état mais s’il n’allait pas réagi violemment comme il en avait l’habitude. Presque impassible et à la
stupéfaction générale, il a été l’un des premiers à aller saluer Mathurin Nago lorsque le protocole invita l’assistance à faire à accomplir ce geste de fin de cérémonie.

Qui pourrait croire par exemple que Christophe se réclamait à juste titre d’ailleurs, comme étant parmi ceux qui ont milité au plan communicationnel pour
l’avènement de Boni Yayi en 2006 quand on regarde la virulence des ses articles critiques envers le changement et ses acteurs ?

Habitué à faire des manchettes explosives placardées en grandes lettres à la Une de “Le Matinal”, Christophe ne supportait point la vitesse quand il se déplace à
moto ou en voiture.

Passionné de son travail de journaliste, il l’est aussi de la bonne vie, de la bonne ambiance. Sa phrase fétiche était : ” les hommes les plus intelligents
sont ceux qui ont inventé la presse et la bière….”. Le journaliste pour son travail, a ses sources mais Christophe pour beaucoup de ses confrères et amis de la presse, était LA source.

Mort comme il a vécu

Tous ses amis et confrères le croyaient sur un autre front durant toute la journée du jeudi 30 juin 2011 parce qu’ayant  partagé la journée de la
veille avec lui à Ouidah pour une couverture médiatique de l’Union fait la Nation. Erreur ! Christophe était très mal en point et toute sa famille avec lui dans la nouvelle maison qu’il a
intégrée au prix de mille et un sacrifices. Quand las de le rechercher et d’essayer de le joindre en vain, il fut décidé de défoncer les  portes de sa nouvelle résidence,
l’horreur était là grandeur nature : Un homme, notre cher Christophe agonisant, sa femme enceinte de huit mois, son garçon de deux ans et sa belle sœur étendus sans vie. La gendarmerie venue
sur les lieux a commencé une enquête. La Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée ( Dana) a fait les prélèvements sur le reste de leur nourriture pour analyses, les médecins du
Centre Hospitalier Départemental de l’Ouémé ont fait aussi des prélèvements sur Christophe pour les analyses. Leurs collègues du CHNU Hubert Maga ont fait pareille. Le Procureur a aussi ouvert
une enquête nous-a-t-on dit. Hélas jusqu’à ce samedi 26 novembre où Christophe était mis sous terre dans sa maison paternelle, aucune de ses structures sus citées n’a pu donné la moindre réponse
à toutes les interrogations sur les cause de ce drame qui a emporté, père, mère, fils, fœtus, et belle sœur. L’on s’interrogeait sur les actions et réactions de Christophe, on continuera à
s’interroger sur les causes de sa mort.

Inhumé comme il a vécu

Christophe que je n’ai pas connu Catholique fervent pour ne l’avoir jamais vu à la catéchèse et presque jamais à l’Eglise, a eu droit à deux prêtres célébrants pour
une messe corps présent qui a rassemblé un monde fou à la Cathédrale Notre Dame. A la cérémonie d’hommages et de recueillement organisée quelques minutes avant à la Maison Internationale de la
Culture de Porto-Novo, il a fallu interrompre les interventions pour ramener le corps à l’église. Christophe n’était pas certainement amis ou parent à tous ceux qui étaient présents samedi
dernier, mais tous ont ressenti le devoir de le raccompagner pour son dernier voyage.

Jean Christophe Houngbo a été enterré en grand come il a vécu emportant avec lui dans sa tombe tout le mystère de sa mort et de sa vie tant agitées.

Allez Christophe ” feu ! feu ! feu ! » et dors en paix

Francis Z. OKOYA

 

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