- Premier de l’UEMOA et deuxième africain en transparence budgétaire, le Lire + Bénin plaide pour une réforme du mécanisme d’examen de l’ONU
- Lire l’intégralité de la déclaration de HCPC à la tribune de la CoSP11
Dans le cadre majestueux de la capitale qatarie, la onzième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la Lire + Corruption (CoSP11) s’est ouverte ce dimanche pour cinq jours d’échanges stratégiques sur l’un des fléaux majeurs du développement mondial. Le Lire + Bénin, représenté par une délégation conduite par Jacques Acheffon MIGAN, Haut-Commissaire à la Prévention de la Lire + Corruption, participe activement à cette grand-messe internationale forte d’un bilan remarquable et d’une vision réformatrice pour renforcer l’efficacité de la lutte mondiale contre la Lire + corruption.
La représentation béninoise à cette conférence majeure témoigne de l’importance accordée par le pays à la lutte anti-corruption. Aux côtés de Jacques Acheffon MIGAN, chef de délégation, figure Madame Gratias Gwladys GNACADJA HOUESSOU, Procureur du Tribunal de Première Instance de Première Classe de Porto-Novo, incarnant ainsi la double dimension institutionnelle de cette lutte : la prévention et la répression.
La CoSP11, qui succède à la dixième session tenue à Atlanta en décembre 2023, aborde des thématiques cruciales pour l’efficacité de la lutte mondiale contre la Lire + corruption. L’examen de l’application de la Convention, le recouvrement d’avoirs spoliés, la coopération internationale, les stratégies de prévention, l’assistance technique et le suivi des recommandations de la session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée à la Lire + corruption (2-4 juin 2021) constituent l’agenda ambitieux de ces cinq journées de travaux.
Pour le Lire + Bénin représenté par le HCPC, cette participation revêt une dimension stratégique multiple. Il s’agit d’abord d’évaluer la mise en œuvre des recommandations issues de la session extraordinaire de 2021, puis de réaffirmer l’engagement politique national dans ce combat, tout en partageant les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la résolution phare de la CoSP10 centrée sur l’intégrité, la redevabilité et la transparence.
Cette conférence constitue également une opportunité précieuse de mobiliser davantage de coopération technique et financière pour renforcer les institutions nationales de prévention et de lutte contre la Lire + corruption, tout en contribuant activement à l’élaboration des nouvelles résolutions qui guideront l’action internationale dans les années à venir.
Des résultats probants partagés avec la communauté internationale
Le Lire + Bénin n’est pas allé à Doha les mains vides. Le pays peut se prévaloir d’avancées remarquables qui positionnent favorablement sur l’échiquier international de la lutte anti-corruption et de la gouvernance ouverte. Et le HCPC Jacques Acheffon MIGAN ne s’est pas fait prier pour exposer ces avancées notables que sont :
En matière de transparence budgétaire, le Lire + Bénin occupe une position enviable : deuxième rang sur le continent africain et premier dans l’espace francophone mondial, selon l’Enquête sur le Budget Ouvert 2023, avec une note impressionnante de 79/100. Cette performance témoigne des efforts substantiels consentis pour rendre accessibles et compréhensibles les informations budgétaires, permettant ainsi un contrôle citoyen effectif sur les finances publiques.
S’agissant de la perception de la Lire + corruption, le rapport 2024 de Transparency International publié en février 2025 classe le Lire + Bénin au premier rang dans l’espace UEMOA et à la 7ème place au niveau continental. Cette progression dans les indices internationaux reflète l’efficacité des politiques mises en œuvre et l’engagement résolu des autorités béninoises dans ce combat.
Le HCPC : Une institution récente mais déjà performante
L’opérationnalisation en 2024 du Haut-Commissariat à la Prévention de la Lire + Corruption (HCPC) constitue l’une des réformes institutionnelles majeures du dispositif national de lutte anti-corruption. Cette institution, qui se concentre sur les missions de prévention, de détection et de signalement d’actes corruptifs, a été conçue dans “un format qui en privilégie l’efficacité”, comme le souligne la déclaration officielle du Lire + Bénin.
En l’espace d’une année d’existence, le HCPC a déployé une activité intense et diversifiée. Plusieurs actions pertinentes ont été réalisées : sensibilisation de différents groupes-cibles, participation à des rencontres aux niveaux sous-régional, régional et international, renforcement de capacités d’acteurs, contribution à la manifestation de la vérité dans des affaires de Lire + corruption ou infractions assimilées. Et l’initiative la plus remarquable concerne la vaste campagne de sensibilisation lancée par le HCPC sur la Lire + corruption et les fraudes électorales. Dans le contexte de la préparation et de la tenue prochaine des élections générales de 2026, le Haut-Commissariat a déployé cette campagne dans tous les départements et toutes les communes du pays, touchant plusieurs parties prenantes nationales. Cette action préventive témoigne de la volonté d’ancrer l’intégrité électorale comme fondement de la démocratie béninoise.
L’ANRACS : Un dispositif innovant de recouvrement d’avoirs
Dans le domaine crucial du recouvrement d’avoirs, le Lire + Bénin s’est doté d’un instrument institutionnel spécifique : l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (ANRACS). Cette agence a pour mission d’assurer, sur l’ensemble du territoire national et sur mandat de justice, le recouvrement de tous avoirs, quelle que soit leur nature, saisis, confisqués ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire dans le cadre d’une procédure pénale.
L’ANRACS intervient également dans le recouvrement de tous biens criminels saisis ou confisqués en exécution de décisions judiciaires liées aux affaires de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération des armes de destruction massive. Cette compétence élargie en fait un acteur central du dispositif national de lutte contre la criminalité économique et financière.
La création de cette agence spécialisée témoigne de la volonté du Lire + Bénin de se doter d’outils institutionnels performants pour ne plus se contenter de condamner la Lire + corruption, mais aussi de récupérer effectivement les fruits des malversations.
Une vision réformatrice pour le mécanisme d’examen
Dans sa déclaration officielle, le Haut-Commissaire Jacques Acheffon MIGAN a exprimé avec clarté la position béninoise sur l’évolution nécessaire du mécanisme d’examen de l’application de la Convention : ” Le lancement d’un nouveau cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention constitue une étape cruciale de notre session à laquelle le Lire + Bénin voudra activement contribuer “, a déclaré M. MIGAN, avant d’ajouter : ” Nous croyons fermement qu’une réforme de ce mécanisme est non seulement possible, mais nécessaire pour en maximiser l’efficacité. “
Cette position réformatrice s’accompagne de propositions concrètes. Le Lire + Bénin plaide pour ” une réforme qui accorderait une plus grande place à la transparence, au suivi rigoureux des recommandations, à la participation de diverses parties prenantes nationales, à l’assistance technique, et à l’impartialité des examens.”
Selon Jacques Acheffon MIGAN, une telle réforme ” contribuerait de manière significative à renforcer la lutte mondiale contre la Lire + corruption.” Cette prise de position place le Lire + Bénin non plus seulement comme bénéficiaire du système international de lutte anti-corruption, mais comme contributeur actif à son amélioration.
Des partenariats stratégiques noués à Doha
Au-delà des sessions plénières et des déclarations officielles, la CoSP11 constitue une opportunité précieuse de tissage de partenariats bilatéraux. Dans ce cadre, la délégation béninoise a noué des partenariats avec plusieurs pays majeurs : l’Inde, le Maroc et la Lire + Chine. Ces trois puissances, aux expériences diverses en matière de lutte anti-corruption, ont exprimé leur désir de partager leurs expériences avec le Lire + Bénin. Ces partenariats potentiels s’inscrivent dans la logique de coopération Sud-Sud et de mutualisation des bonnes pratiques.
Un engagement réitéré avec détermination
Dans sa déclaration à la conférence, le Haut-Commissaire Jacques Acheffon MIGAN a conclu par une réaffirmation solennelle : “ Le Lire + Bénin réitère, avec détermination, son engagement à œuvrer pour le renforcement de la coopération internationale et pour le recouvrement des avoirs volés.”.
Cette déclaration résume parfaitement la philosophie qui anime la participation béninoise à la CoSP11 : un engagement national résolu, une volonté de coopération internationale active, et une détermination à obtenir des résultats concrets, notamment dans le recouvrement des avoirs spoliés par la Lire + corruption.
La CoSP11 se poursuit jusqu’au 19 décembre 2025 à Doha, Qatar. Le Lire + Bénin participera activement à toutes les sessions thématiques et contribuera à l’élaboration des résolutions finales de cette conférence mondiale.
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Francis Z. OKOYA
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