Pour bâtir le Bénin de l’Unité et du Travail : Voici l’intégralité de l’émission « Moi Président » avec Pascal Irenée Koupaki

 Pour bâtir le Bénin de l’Unité et du Travail : Voici l’intégralité de l’émission « Moi Président » avec Pascal Irenée Koupaki

Ce mardi 1er mars 2016, le candidat Pascal Irenée Koupaki a, conformément à la nouvelle pratique médiatique instaurée, exposé pendant 52 minutes chrono sur les plateaux de la télévision nationale, tout le contenu de son concept «  La nouvelle conscience ». Voici en intégralité l’échange entre les confrères de l’Ortb et le porte flambeau de ce concept basé sur le CFA.

 Jonas MAKAMBIO

Journaliste : Le concept du changement n’a pas été bien élaboré, à travers peut-être la création d’une école du changement pour développer le concept. Pourquoi la nouvelle conscience, le CFA ?

PIK AffichePIK : Bien lancé en 2006, en chemin il y a eu quelques problèmes. Ce fut la même chose pour la refondation. Après 7 ans 4 mois au sein de l’équipe gouvernemental du Dr Boni Yayi. Tirant leçon du passé, j’ai développé le concept la NC qui n’est que l’incarnation des valeurs. Parce que j’ai observé que le renouveau des valeurs qui devait compléter le renouveau économique et le renouveau démocratique n’était pas au rendez-vous. Ce maillon manquait. Et par conséquent lorsque j’ai trouvé qu’il était indispensable d’élaborer le concept de la nouvelle conscience, j’ai aussitôt créé l’école de nouvelle conscience. Et dans cette école, il y a des formations qui se donnent pour pouvoir ancrer l’esprit de la nouvelle conscience dans le cœur des béninois. Donc j’ai tiré leçon de cette expérience pour m’engager dans cette voie, ce qui m’a permis de parcourir tout le territoire national.

Journaliste : Le temps mis pour constater qu’il y avait un chainon manquant et qu’il faillait une école ? Et qu’il fallait cette autorité…

PIK : Le chef de l’Etat, il est le chef du gouvernement. L’autorité administrative, c’est le chef de l’Etat. Chaque ministre du gouvernement nommé par lui se trouve sur son front de lutte avec son décret organisant le ministère. J’étais dans mon rôle en tant que ministre du développement d’abord, ministre d’Etat, premier ministre… etc. tant que le chef de l’Etat est chef du gouvernement, la relation de confiance qu’il doit y avoir entre les ministres n’était pas forcément au RDV. Par conséquent, chacun traitait directement avec le chef de l’Etat et donc dans les ministères où je suis passé, vous pouvez le vérifier, ce que je dis comme incarnation des valeurs, je l’ai imprimé.

Mais une seule hirondelle ne fait pas le printemps.

Journaliste : Pourquoi l’exemple n’a pas fait tache d’huile ?

PIK : Ça dépend de comment vous êtes élus. Tout le monde se plaint de la mauvaise gouvernance. Donc si tout se monde se plaint de la mauvaise gouvernance, c’est que tout le monde veut que la gouvernance change. Ça veut dire qu’il faut gouverner autrement. Mais pour gouverner autrement, pour ce que j’ai observé, c’est qu’il faut avoir été élu autrement. La manière dont on élit, la corruption électorale, vous impose des contraintes multiples inimaginables. Donc, moi j’étais dans mon rôle, les autres étaient dans leur rôle donc je ne pouvais pas, puisse que je n’étais pas chef de gouvernement, imprimer ceci ou cela ! Le chef de l’Etat me disait à l’époque de donner des exemples de ce que nous faisions comme modèle, je partageais cela. Tous les collègues… vous n’en trouveraient pas un aujourd’hui pour dire que je n’ai pas été quelqu’un de coopératif !

 

Journaliste : Comment vous vous sentez… ?

PIK : Lorsque vous n’avez pas pratiqué le militantisme dans des formations politiques, données, lorsque vous n’avez pas développé dès l’adolescence des relations de confiance, vous vous trouvez à un moment donné dans le cercle du pouvoir où il faut prendre des décisions concernant la nation ; vous pouvez jouer individuel ! Mais moi j’ai appris à jouer coopératif et collectif. Donc, l’expérience acquise ailleurs, je l’ai mise au service du président de la république. Mais on vient d’horizons différents et le système partisan ne permet pas de dégager la relation de confiance entre les hommes et les femmes pour être au service de la nation. C’est des choses que j’ai eu à découvrir. Mais quand on découvre, on en tire les leçons. Ça ne se passe comme cela ailleurs. C’est en tirant les leçons de cela que je me suis engagé dans une voie civique, c’est-à-dire parler avec les béninois de la nouvelle conscience, de cette incarnation de la valeur. Et quand vous allez à l’intérieur du pays, les populations vous en parlent ! Ils savent qu’en ville on est indiscipliné, on n’aime pas la justice, on préfère l’injustice… la corruption, ils vous en parlent. Et à Kalalé, un paysan m’a décrit le phénomène de la corruption, c’est inimaginable, ce que ce paysan-là m’a dit. Donc c’est chemin faisant que face à l’adversité, vous développez des réactions en terme d’analyse, en terme d’approche, et c’est ce qui a donné la nouvelle conscience.

Journaliste : La nouvelle conscience au plan politique : le dialogue, les réformes …

PIK : Rappelez-vous en mai/juin 2011, on avait engagé la préparation d’un forum sur la gouvernance. Le Pr A. T avait le leadership de cela, le gouvernement avait marqué son accord et pour une raison pour une autre non élucidé jusqu’aujourd’hui, ce forum a été reporté. Je pense que ce fut une erreur. Parce que les problèmes de gouvernance existaient déjà. J’en ai parlé dans des cercles restreints avec le chef de l’Etat et d’autres personnalités béninoises. Bon donc on a manqué cette occasion et vous avez vu par la suite que les problèmes de gouvernance se sont posées de façons cruciales. Alors moi je suis là pour tirer les leçons de tout ce que j’ai vécu. Et c’est pour ça que j’ai dit qu’il nous faut bâtir un Bénin nouveau. Et ce Bénin est celui de l’unité et du travail. Parce que j’ai vu des failles dans l’unité nationale, j’ai vu de grandes failles. J’ai vu des failles dans nos mécanismes d’emploi et de travail. Par conséquent, le Bénin nouveau à construire c’est le Bénin de l’unité et du travail, ce que j’appelle le BUT. Le projet de société que nous sommes en train de porter est un projet qui peut sortir notre pays de l’ornière. C’est un projet qui peut nous amener à réviser pas mal de choses concernant nos propres comportements puisse que nos comportements sont motivés par nos motivations. Vous savez combien ça coûte, le poste d’un directeur général au Bénin, je ne vais pas vous le dire, vous êtes des journalistes d’investigations, vous chercherez et vous trouverez. Je m’explique un peu, l’argent est le principal   mal   de notre pays.

 

Journalistes : Il faut quand même avoir de l’argent pour se faire élire ?

PIK :Je vous ai dit qu’il y a des bienfaiteurs individuels et j’ai dit ceci à mes compagnons, lorsqu’on vous propose un budget de campagne de 20 milliards de Francs CFA, de 20 milliards, vous tomber à 10 milliards, est-ce que vous avez un minimum de rigueur dans le traitement des choses. De 10 milliards vous tomber à 7 milliards, de 7 milliards vous tomber à 2,5 milliards.

Journalistes : Les 2,5 milliards, c’est votre budget de campagne ?

PIK :C’est notre budget de campagne et c’est ce que nous avions envoyé à la Cour suprême. Nous avons fait beaucoup de chose sur la base de volontariat parce que les idées à développer pour concevoir tout ce que nous avons conçu on n’a pas besoin d’argent pour ça.

Journalistes : Pascal Irénée Koupaki on a bien compris cet aspect. On voudrait savoir comment vous une fois Président vous allez assainir les finances publiques ? Vous aviez été ministre des finances, comment vous pensez faire ?

PIK : Sur le plan politique je crois que le système partisan est à revoir. Je vous indique aussi que dans le rayon politique, la gouvernance judiciaire est fondamentale puisse qu’il s’agit d’un secteur important, la justice. Nos propositions touchent ce secteur là pour renforcer l’indépendance de la justice

Journalistes : Quelles sont les propositions, les idées fortes ?

PIK : Premièrement, le Conseil Supérieur de la Magistrature doit être revue dans sa structuration. La façon de nommer le président de la cour suprême doit être revue. Nous voulons des institutions fortes par conséquent, moins d’ingérence dans les nominations ce sera déjà un début de sagesse du pouvoir exécutif. Les forces de sécurité et de défense ont besoin d’un renforcement extraordinaire. Vous connaissez les périls qu’il y a autour de nous, humain évident, moral évident, infrastructurel évident par conséquent, nous devoir revoir le mode de recrutement. Parce que l’armée est à la disposition de la nation, ce qui importe ce n’est pas l’origine des uns et des autres mais ce qui importe c’est le caractère citoyen de l’homme béninois qui doit gérer les forces de défense et de sécurité. Il y   a un ensemble de dispositions que nous envisageons et évidemment dans le cadre d’une émission comme ceci, nous ne pouvons pas tout aborder.

Journalistes : Est-ce que en un mot vous pouvez nous dire votre idée générale sur les institutions de la république où c’est le chef de l’Etat qui nomme le président de la Cour suprême

PIK :Tout cela sera revu de mon point de vue parce que quand on ne revoit pas cela, alors l’allégeance devient un geste normal. Alors nous ne pouvons pas être dans un système     d’allégeance et renforcer une institution. Il y a des propositions sur lesquelles on reviendra avec les amis dans le cadre d’autres émissions.

Journalistes : Dans le cadre des réformes administratives, vous aviez évoquez la qualité de la gouvernance de l’éthique, certains nombre de tares que notre administration continue de véhiculer. Comment est-ce que vous allez travailler pour l’administration soit une administration de développement ?

PIK :J’ai des exemples. Je suis arrivé en 2006 comme ministre du développement de l’Economie et des Finances. Vous savez que la situation économique et financière n’était pas bonne. Je suis arrivé dans ce ministère, premier jour, premier contact avec le personnel, je leur ai dit que je l’ai maintien à leur poste. Ils ont été nommés par le ministre Sèhlin avant mon arrivée. Quand j’ai vu les profils, ils avaient le profil du métier et ils ont été maintenus à leur poste. Mais c’est avec ces collaborateurs que nous avions redressé les finances publiques de notre pays en huit mois au lieu de deux ans. Le chef de l’Etat m’a donné deux pour redresser les finances publiques mais j’ai fait ça en huit mois. Cela veut dire que la tête c’est important, l’exemple, le modèle. Donc moi je suis convaincu puisse que j’ai fait beaucoup de ministères que nous nous avons des ressources humaines puissantes dans notre pays, il faut les mettre là où il faut entre temps on a développé la ‘’médiocratie’’ alors que pour que l’administration soit une administration de développement, il faut la ‘’méritocratie’’. Les ressources sont là, il faut les affecter de façon efficiente et c’est pour ça qu’il y a un décret qui organise les fonctions. Il y a des fonctions techniques, il y a des fonctions techniques. Le décret est là il faut l’appliquer et les règles d’application ne sont pas sorcière, on les connait il faut les appliquer et c’est pour cela que le système partisan doit être revu.

Journalistes : Pour qu’il y ait   la méritocratie, il faut qu’il y ait la lutte contre la corruption

PIK :J’avais dit que le mal profond de notre pays, c’est le rôle de l’argent et le rôle de l’argent commence en politique et c’est ce que j’ai dit c’est ce que j’ai décrit et je veux que ça s’arrête parce qu’il faut donner la chance aux béninois qui ont l’esprit, qui ont des idées qui ont des projets, il faut leur donner la chance de laisser exploser leur talents or la nouvelle conscience permet d’exploser ces talents donc moi je n’aurai pas de difficultés extraordinaire au Bénin. On a besoin d’exemples et il y en a dans ce pays, il faut les sortir.

Journalistes : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle de 2016, nous allons vous demander de bien vouloir présenter aux téléspectateurs votre logo et votre positionnement sur le bulletin unique

PIK : Je vous remercie beaucoup. Mon logo est celui-ci : c’est mon portrait, vous me reprochez de ne jamais sourire, pour une fois je souris et puis ce symbole du Rassemblement Nouvelle Conscience représente la société traditionnelle qu’il faut respecter parce qu’il y a un pouvoir traditionnel au Bénin, je suis chef traditionnel moi-même. Au-dessus du siège traditionnel, vous avez le logo du soleil et du globe terrestre en jaune. A l’intérieur du logo, la carte de notre pays, couverte un peu par deux plumes en sautoir. Cela veut dire quoi ? Ça veut dire que tous les fils et filles du Bénin doivent protéger notre pays. Le Bénin d’abord. Je veux dire ça en Fongbé : L’oiseau grandit dans son plumage ‘’Hèfoun min wèhè non sou dé’’. Donc si tous les béninois sont unis, si tous sont déterminés à travailler, alors le Bénin grandira. La couleur jaune c’est une couleur de sagesse, une couleur de prospérité, une couleur d’abondance et je l’ai tiré de notre hymne national.

Journalistes : Où est-ce qu’on peut vous retrouver sur le bulletin unique ?

PIK : Je suis dans le premier tiers. Si vous prenez le bulletin unique, il y a un premier tiers de candidats, un deuxième tiers et un troisième tiers de candidats. Je suis dans le premier tiers en bas en jaune, c’est la couleur dominante sur le   bulletin et vous verrez je suis le dernier sur cette ligne là mais je serai premier.

Journalistes : Nous allons parler du volet économique. Quand on parcourt votre projet de société ce qui est intéressant, vous parler de réformes du processus de décentralisation. Vous dites qu’il serait bien de parvenir à un développement équilibré du territoire en passant du territoire réceptacle au territoire acteur. Qu’est-ce que vous y mettez ?

PIK : Territoire réceptacle et territoire acteur. J’ai circulé dans tout le pays, je connais les routes du Bénin, je ne connais pas encore les 5290 villages mais j’en connais pas mal. J’ai été au contact des populations, j’ai entendu ce que les populations ont dit. Je sais comment on fonctionne depuis la capitale économique, je sais comment l’administration est gérée et je me dis ah non ! La façon dont on gère le développement économique depuis Cotonou, parce que c’est la meilleur façon d’aggraver la pauvreté parce que ceux que nous sommes censés sortir de la pauvreté n’ont pas d’administration de proximité. La loi sur la décentralisation et la déconcentration n’est pas appliquée. Le transfert des ressources humaines n’a pas lieu, le transfert des ressources financières est limité. Je sais et j’ai déjà des salles de classes réalisées à 4 millions de francs CFA, depuis Cotonou, on réalise des salles de classes à 11 millions de francs CFA, je vois la déperdition des ressources lorsqu’on gère les problèmes à distance particulièrement les programmes de développement. Donc il faut rapprocher l’administration des administrés, il faut des emplois de proximité, et toutes nos régions au Bénin sont des zones économiques viables à potentiels économiques extraordinaires. Il faut le développement à la base soit une réalité appuyée par la mise en œuvre de loi sur la décentralisation et  la déconcentration. Donc le développement du Bénin ne viendra pas des villes vers les villages mais le développement du Bénin partira des villages vers les villes. A partir de là, nous n’avons pas besoin de territoire réceptacles mais nous avons besoin des territoires acteurs et je vous garantis que il y a des projets de construction de constructions économiques dans nos villages, les gens nous en parle mais les réaliser depuis Cotonou, ce n’est pas possible donc…

Je vous remercie pour avoir lu mon projet de société pour m’interroger aussi finement donc un milliard au titre du miel milliard économique local pour chaque commune. Il y a des ballons dans nos communes il y en a dans nos villages. On ne peut pas rester à Cotonou et penser le développement du village de Tchoumi Tchoumi depuis Cotonou c’est complètement faux nous allons tromper les populations et donc sur cette base sur de ce que j’ai vécu et des échanges que j’ai eu avec les populations la dernière rupture ou la deuxième rupture en dehors du système partisan viendra de ça. le développement à la base reviendra à la base bien entendu, il y a l’assistance conseil de l’Etat pour aider les communes qui n’ont pas les compétences professionnelles requises dans l’élaboration de leur plan de développement

Mais malheureusement on n’est pas encore arrivé au développement équilibré de tout le territoire national?

On en arrivera là, au développement équilibré à partir de la base. Maintenant il y a d’autres infrastructures qui ne relèvent pas d’une commune, les grandes infrastructures du Bénin continueront par être prises en charge par l’Etat. Qu’est ce que l’Etat a à chercher dans le marché Dantokpa. il y a autre chose à faire donc les structures à la base seront gérées par la base

Est ce que vous voulez dire qu’avec vous le marché de Dantokpa sera transféré à la mairie de Cotonou?

L’Etat n’a rien avoir au marché Dantokpa

Donc le marché de Dantokpa sort du girond de l’Etat au profit de la commune de Cotonou?

Dites ça sur tous les toits mais je veux que ça soit clair que l’Etat n’a rien à voir au marché Dantokpa

Vous savez que l’agriculture préoccupe bon nombre de nos concitoyens quelles sont vos idées sur ce secteur phare?

Nous avons longtemps pensé qu’en mettant en œuvre des projets agricoles administrés par le ministère de l’Agriculture on allait impulser le développement agricole du Bénin. C’est faux. Regardez tous les projets gérés le gouvernement et l’impact sur le terrain; l’impact est la dégradation des collectivités locales, l’impact sur l’environnement est notre exposition aux changements climatiques et don par conséquent il faut revoir tout ça et donc pour faire court puisque vous me pressez un projet de développement agricole sera pris en charge par des agents de développement. J’ai dit que nous avons huit zones économiques au Bénin ça ne gêne pas du tout d’avoir une agence de développement de la vallée de l’ouémé, ça ne gêne pas du tout d’avoir hum huit agence de développement. J’ai dit qu’il y a huit et vous savez qu’il y a des travaux actuellement nous n’allons pas superposer des structures mais nous allons rechanger les structures elles assureront la relation entre les agences de développement que nous envisageons et les Cader c’est quand on aura le pouvoir exécutif qu’on évaluera le rôle des cader

Mais sur les papiers, les Cader doivent jouer un rôle?

Je suis passé dans les départements, je ne vois pas ce rôle là ça veut dire qu’il y a un problème et les agriculteurs en parle et il y en a qui m’ont dire et j’ai été sidéré à quoi sert le ministère de l’Agriculture? et moi je lui réponds si le ministère de l’agriculture c’est que vous lui reprochez des choses. On a parlé, moi je sais que ce qu’il a dit est juste et je dis quelle conclusion nous tirons de cela? Et il me dit le ministère de l’Agriculture est là pour nous tuer et si nous on se cache est ce que vous pouvez manger en ville. ça veut dire que le paysan sent bien qu’il y a un problème et nous devons donner des réponses à cela. ça ne sera pas sans les associations professionnelles du monde agricole. J’ai vu des compétences, j’ai vu des agronomes dans le monde rural et donc il s’agit de recadrer l’action de l’Etat et de laisser des structures faire éclore les compétences de ces messieurs à travers les agences, à travers l’organisation des structures d’encadrement et l’organisation de leurs associations professionnelles

Mais souvent les producteurs manquent de moyens financiers pour d’entreprendre?

Ecoutez, je dis que dans les communes, il y a des ressources qui vont y aller. Il y a le milliard culturel. Et donc certains m’ont demandé et j’ai accepté l’idée d’un fond communal de micro finance pour ne pas descendre de Cotonou. Donc ils ont des idées. Quand on veut développer un pays il faut écouter les acteurs de développement et je peux même vous dire que le projet de société que nous avons élaboré n’est pas un projet de Pascal Iérénée Koukpaki c’est le projet de société des communes que j’ai visité et j’ai beaucoup tenu compte de leurs idées la dessus. Le monde agricole se prendra en charge avec l’appui de l’Etat en conseil, appui en financement et l’idée de la banque nationale de l’Agriculture a été développé dans le monde paysan. Je sais qu’on est entrain de mettre en place un Fond National de Développement Agricole mais il faut trouver avant un mécanisme de financement bancaire approprié. Mais nous n’allons répéter l’expérience en cours au Bénin

Que pensez-vous des produits

Ça aussi c’est l’agro-industrie. je sais que le gouvernement a construit des unités de transformation. Je suis passé dans ces unités de transformation et certainement ça n’a pas été bien pensé avec les acteurs. Et donc voilà des projets qui sont là, il faut les évaluer, il faut les achever et il faut les mettre en exercice. Il faut concentrer les efforts sur le développement à la base, il faut être certain que le développement à la base c’est avec l’administration de proximité et on y arrivera

Mais les autres acteurs de développement se sont les partenaires sociaux et à un moment donné lors de votre parcours au gouvernement vous avez eu à gérer le dialogue social. Mais on n’a pas l’impression que le dialogue social a bien marché ces dernières années dans notre pays.

Que comptez-vous faire pour un apaisement social une fois que vous serez Président?

Oui c’est vrai, la situation sociale n’est pas bien posée. Je crois que dans les conditions d’un dialogue efficace on retrouve le respect mutuel c’est une règle de base. Je dois respecter les syndicats, les syndicats doivent respecter l’autorité et quand j’étais resté avec eux, on a respecté ce principe fondamental. Il y a encore quelque chose quand on est en concertation il nous absolument être des hommes de vérité on ne construit pas une nation sur une fondation de mensonge, on se dit la vérité, je dis la vérité, les syndicats me disent la vérité

Et c’est le cas?

Je ne me juge pas, je ne me juge pas, je ne juge pas mon action il appartient aux syndicats de me juger mais ce que je dis c’est que quand vous avez eu des saisons de relation de travail et que c’est important on peu toujours trouver des solutions idoines aux problèmes ok; il est indispensable qu’on s’écoute et c’est le minimum. On s’est écouté, on s’est compris sur un certain nombre de chose d’autres chantiers restent ouverts et je pense que le gouvernement actuel est entrain de travailler puisqu’il un apaisement sur le plan social mais les mécanismes de dialogue doivent aussi comprendre des aspects de prévention. N’attendons pas toujours

Mais quelles sont les actions que vous allez déployer dans ce secteur une fois que vous serez élu président

D’abord le cadre de dialogue et entre en lien avec les partenaires sociaux même en temps de paix sur les problèmes de la Nation ou bien prendre en compte les pools ce que vous appelez les contingences particulière, la régularité n’a pas été observée

Comment vous faites pour que l’école puisse transmettre cette nouvelle conscience aux élèves?

Il faut revoir tout le système éducatif au Bénin. Ecoutez, pourquoi j’ai dit que le Bénin a de problème ce n’est pas du hasard. Qui enseigne les savoirs endogènes au Bénin; il y a des savoirs endogènes au Bénin, c’est notre culture ça. Mais personne ne l’enseigne. Nous avons banalisé l’éthique, Nous avons presque banalisé la culture et voilà où nous en sommes !

 

JOURNALISTE : Quelle sera la forme ?

PIK : Mais le Bénin apprenant, tout le monde à l’école, ce n’est pas seulement les enfants à l’école. Vous aussi à l’école, moi aussi à l’école.

JOURNALISTE : A l’école de la nouvelle conscience ?

PIK : (sourires) L’école du Bénin nouveau. Pourquoi ? Un peuple ne développe pas un autre peuple ; un peuple ne se développe pas avec la langue d’un autre peuple. Observez tous les pays développés.

Journaliste : Est-ce à dire qu’il faut introduire les langues nationales à l’école ?

PIK : Ce n’est pas une affaire d’introduction des langues nationales. C’est le savoir dans les langues nationales. C’est fondamental. Il faut laisser tomber l’idée d’alphabétisation, non. Il faut apprendre le fon, il faut apprendre à l’écrire, il faut apprendre à le parler, il faut apprendre à le lire. Moi je ne sais pas lire le fon, c’est maintenant que j’ai commencé. Je ne sais pas l’écrire, c’est maintenant que j’ai commencé et de tout ce que j’ai vu, je trouve que les bases structurelles de notre développement doivent être recherchées ; donc le système éducatif doit être recadré pour en tenir compte. Donc faisons attention. Le développement, la conscience et la science ; la paix et la culture, c’est ces piliers fondamentaux du Bénin apprenant.

JOURNALISTE : Les écoles privées n’ont pas l’appui de l’Etat alors que ces écoles contribuent beaucoup au succès du système éducatif. Qu’est-ce que le candidat Pascal Irénée Koupaki , une fois Président entend faire dans ce sens ?

PIK : Vous avez raison. Il y a des écoles privées qui sont performantes. J’ai eu des entretiens avec eux au cours de ce pèlerinage sur les routes nouvelles. Je sais que j’ai en tête que en 2010-2011, il y avait eu un partenariat entre l’Etat et les établissements privés. L’importance de l’éducation nationale est telle que l’Etat doit être présent à la fois dans le secteur public et sur des formes à concevoir dans le secteur privé. Il s’agit de l’éducation nationale. Que vous soyez d’une école privée ou d’une école publique, la base fondamentale, c’est la nation béninoise et donc l’Etat va être présent. Evidemment, dans ce partenariat, mais il faut s’asseoir. Il ne s’agit pas de prendre en charge tout. Je sais qu’il y a des manières de faire. Ça existe dans d’autres pays de la sous région. Il faut s’en inspirer.

JOURNALISTE : Pascal Irénée Koupaki, vous avez à peu près une minute trente pour parler aux béninois, aux électeurs béninois et en profiter une fois encore pour présenter votre positionnement sur le bulletin unique ?

PIK : Je vous remercie. Si vous regardez la démarche qui a été empruntée pour élaborer le projet de société, vous allez tout simplement constater que ça n’a pas été simple du tout. C’est l’expérience du terrain et l’expérience administrative qui nous ont permis d’élaborer ce projet. Tous les problèmes évoqués par les béninois sont dans ce document et les solutions pour y faire face sont également dans ce document. C’est comme si vous aviez un moteur, qui a besoin d’être rechemisé ou des pièces qui ont besoin d’être changées et les cent pièces nécessaires pour changer ce qui ne va pas dans le moteur sont dans ce projet de société. Et ben compris que je suis le mécano en chef de ce garage-là et que je suis en mesure de changer. Donc l’orientation que nous avons prise est une orientation de rupture qui permettra demain d’avoir zéro tolérance pour l’impunité, zéro tolérance pour la corruption, zéro tolérance pour les concours mal organisés ; zéro tolérance pour les contre-valeurs. Et donc je dis qu’il faut apprendre pour être entreprenant et pour être innovant. Donc j’invite le peuple béninois à être attentif à ce qui va se passer dans les prochains mois dans notre pays. Et le logo, je reviens encore, que vous avez le sourire du candidat Makandjou Pascal Irénée Koupaki et son portrait ; vous avez aussi le logo du rassemblement nouvelle conscience qui est la synthèse entre la tradition et le moderne.

JOURNALISTE : Et votre position ?

PIK : Ma position sur le bulletin, je disais tantôt que je me retrouve dans premier tiers du bulletin, à la dernière ligne et ceci c’est bien Pascal Irénée Koupaki avec le logo de la nouvelle conscience et tout est en jaune ; un jaune de bonheur, de sagesse, de prospérité, d’abondance et surtout d’espérance.

JOURNALISTE : Merci à vous Pascal Irénée Koupaki. Et chers téléspectateurs, vous avez suivis 52 minutes durant en compagnie de Pascal Irénée Koupaki, les idées de ce candidat. Merci et bonne soirée.

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VISAGES DU BÉNIN

Visages du Bénin est un média d’informations générales mis en ligne depuis 2009 et dirigé par le journaliste béninois Francis Z. OKOYA. La rédaction de Visages du Bénin animée par des professionnels et soutenue par ses différents correspondants, propose toute l'actualité sur le Bénin et ouvre une large fenêtre sur le reste du monde. Restez connecté avec nous, restez informé.

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