PRÉTENDUE GÉNÉRALISATION DE LA TENUE KAKI AU BÉNIN: D’AUTRES UNIFORMES TOUJOURS EN VIGUEUR DANS LE PRIVÉ

 PRÉTENDUE GÉNÉRALISATION DE LA TENUE KAKI AU BÉNIN: D’AUTRES UNIFORMES TOUJOURS EN VIGUEUR DANS LE PRIVÉ

tenues-scolairesLes rumeurs relatives à la généralisation de la tenue kaki désormais imposée dans les établissements publics et privés à compter de la rentrée scolaire prochaine s’est dissipée à quelques semaines de la rentrée 2016-2017. Ainsi, parents d’élèves et membres d’administration des écoles privées qui attendaient la décision du gouvernement pour savoir la tenue que doivent porter les enfants peuvent se calmer. Le gouvernement n’a pris aucune décision allant dans le sens d’imposer la tenue kaki aux établissements privés.

Fini le doute sur le port ou non des uniformes dans les établissements scolaires privés du Bénin ! A cause des rumeurs persistantes sur l’imposition du kaki à tous les établissements scolaires, les responsables de certaines écoles privées ont du mal à préciser depuis un moment aux parents la tenue que doivent porter leurs enfants.
Cécile Atinhounnon, secrétaire administrative à l’école primaire privée La Méthode à Cotonou confirme cette difficulté qu’elle lie au silence des pouvoirs publics. « C’est parce que nous espérons une décision gouvernementale que jusqu’à présent, nous n’avons pas commandé les tissus de l’uniforme », explique-elle.
Sortant des murs du complexe scolaire catholique Saint Augustin en compagnie de ses deux filles qu’il a inscrites, un parent dénonce les rumeurs et le mutisme des pouvoirs publics face à ce sujet. Toutes choses qui, estime-t-il, entrainent le retard accusé pour l’achat des uniformes à deux semaines de la rentrée.
Quant à Rogatien Minankpo, fondé du complexe scolaire L’Intelligent, il déclare qu’il n’a non plus reçu aucun arrêté officiel disant que c’est le kaki l’uniforme qu’il faut porter. «Personnellement depuis que la rumeur a commencé à circuler, je me suis gardé de commander les tissus pour l’uniforme», affirme-t-il. Pour lui, ces tissus reviennent très chers à l’école et commander des tissus qui ne vont pas servir aux enfants à la rentrée serait d’abord une perte sur le plan financier pour l’école. C’est aussi une perte pour les parents qui auraient déjà investi leurs sous dans l’achat de ces tissus. C’est à cause de cela que celui-ci n’a pas encore lancé la commande. «Mais je compte le faire à partir de cette semaine parce que je n’ai jusque-là aucune décision officielle qui m’empêche de commander ces tissus pour les enfants », insiste-t-il. Mieux, il fait savoir qu’il ne se conformerait pas à la décision du gouvernement si elle allait en faveur du kaki, vu le temps déjà avancé.

Aucun décret

Rogatien Minakpo ne conçoit pas que le gouvernement opte pour le port de kaki à deux semaines de la rentrée alors que les rumeurs circulent depuis trois mois environs. « Si on doit attendre une décision du gouvernement, on se donnera volontiers à l’indécision », soutient-t-il.
Pour sa part, Moïse Houinsou, directeur du Complexe scolaire la Bergerie de Dieu, dira qu’effectivement des rumeurs sur la généralisation du port obligatoire du kaki circulent. «J’ai appris sur les réseaux sociaux que le port du kaki sera effectif à la prochaine rentrée scolaire », indique-t-il. Et comme ses prédécesseurs, il a, à son tour, soutenu qu’aucun décret n’atteste le port obligatoire du kaki en milieu scolaire. Par conséquent, ils attendent du gouvernement une décision afin d’être mieux orientés. «J’ai appris aussi que le patronat aurait invité certains directeurs d’écoles privées qui leur ont révélé que plusieurs parents ont déjà commandé les uniformes. Cette éventuelle décision devra attendre la rentrée 2017-2018 pour entrer en vigueur » , explique Moïse Houinsou. Face à la situation, fait comprendre Moïse Houinsou, l’administration a lancé la commande des uniformes mais en petite quantité. Ce dernier mentionne aussi la résolution prise par les autorités dudit établissement de compenser les parents qui auraient déjà acheté les uniformes au cas où le port du kaki serait officialisé. « L’administration envisage de retourner à ces derniers leur sous par le moyen de la contribution», précise-t-il.
Mais pour mettre fin à cette intoxication, Charles Maximin Codjia, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, indique que cette rumeur qui a circulé sur les réseaux sociaux ne concerne pas le Bénin. « Si on doit prendre une décision pareille, elle devrait l’être dans mon bureau », soutient-il pour signifier que les apprenants des établissements privés peuvent continuer à porter leurs uniformes habituels?

Ramia GBENOU & R. ATCHADE (stagiaires Quotidien La Nation)

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