Projet de Budget 2021 : Les priorités du Ministère de l’Agriculture pour l’an prochain

 Projet de Budget 2021 : Les priorités du Ministère de l’Agriculture pour l’an prochain
Écoutez cet article en audio

La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a reçu dans l’après-midi du mercredi 11 Novembre 2020 le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Gaston Dossouhoui a présenté aux députés son projet de Budget gestion 2021.

C’est un montant global de 77 700 484 000  FCFA qui est prévu pour 2021 soit une augmentation de 10% par rapport à 2020 (70 906 669 000 FCFA).

Ce budget 2021 sera consacré à  sept (07) priorités (Voir fichier PDF ci-dessous) réparties dans les domaines tels que le Renforcement des capacités d’intervention des ATDA et DDAEP pour développement des filières prioritaires ; l’Investissements structurants pour accroissement des rendements et des productions ; la  Promotion entrepreneuriat agricole/rural ; la Professionnalisation des exploitations de type familial ; l’Assainissement des plans d’eau ; la Gestion de la transhumance ; la Recherche-développement en lien avec les PDA ; le Recensement National de l’Agriculture et les Enquêtes Statistiques Agricoles.

Voici la déclaration du Ministre Gaston Dossouhoui, au sujet du budget 2021 de son département

«…Le contexte  dans lequel le projet de budget 2021 du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a été soumis à la représentation nationale est caractérisé par le besoin de poursuivre et d’achever les différentes réformes sur divers chantiers entamés jusque là. Il s’agit avant tout de contribuer à améliorer la productivité et la production agricole au Bénin, de faciliter l’accès aux facteurs de production et de renforcer la résilience des exploitations et entreprises agricoles. Dans les facilitations, nous ne mettons pas sous boisseau, les marchés de placement de nos divers produits. Quelques priorités s’imposent au niveau du secteur agricole. D’abord, qu’est-ce qu’on fait pour garantir un nouveau type d’élevage qui garantit la sécurité et la rentabilité des exploitations ? Dans un second temps, qu’est-ce qu’on fait en matière d’irrigation, d’aménagement et de mécanisation de l’agriculture ? Troisième priorité, c’est la mise en œuvre du programme national de développement de la mécanisation de l’agriculture et surtout le renforcement du dispositif de maintenance parce qu’il faut donner une deuxième vie aux engins déjà amortis et maintenir ceux qui sont encore dans un état de praticabilité (…) Au niveau des filières agricoles, le cadre juridique réglementaire comme la loi d’orientation agricole et de sécurité alimentaire, la loi sur l’organisation des interprofessionnels agricoles pour que ça constitue une facette indispensable à la discussion et aux négociations avec le gouvernement sont envisagées. Nous n’oublions pas la facilitation pour la réalisation d’infrastructures marchandes, de stockage et la logistique. Au cours de l’année à venir, nous disposerons d’un quai fruitier. Enfin, nous prévoyons la transformation et le stockage pour la conservation de nos produits (…) Malgré la contrainte financière que nous avons cette année à cause du coronavirus et les effets de la fermeture des frontières avec le Nigéria, le Bénin a pu se tirer d’affaires pour avoir une agriculture résiliente ; une agriculture qui a permis à notre pays de ne pas importer des produits pour nourrir sa population. Ce faisant, si le secteur agricole a contribué sensiblement au Produit intérieur brut à hauteur de 38%, il va falloir que l’Etat ait aussi un regard bienveillant vis-à-vis de ce secteur en dépit de toutes nos faiblesses en matière de respect des procédures. Le projet de budget prévu cette année est de 77,9 milliards Fcfa. Il est en capital à 58% et en dépenses ordinaires à 42%; ce qui démontre la volonté de l’Etat d’investir, de mettre les moyens dans les structures qui résistent aux temps. Nous avons essayé de voir au niveau des différents programmes, la répartition relativement équitable qui permet de mettre à échelle les filières qui nous rassurent sur la sécurité alimentaire tout en dégageant des  surplus suffisamment importants pouvant faire l’objet de transactions au niveau régional. Nous ne manquerons pas de fouetter les produits qui sont en exportation comme l’ananas, le cajou, le karité, le soja qui complètent la culture cotonnière. C’est dans ce contexte que nous avons travaillé et le débat que j’ai fait  avec la représentation nationale a permis de démontrer une certaine prise en charge de l’équilibre entre les différents sous-secteurs de l’agriculture comme l’aquaculture-pêche, l’élevage avec des projets structurants et la production végétale (…) Nous avons abordé la question de toutes les vallées au Bénin comme la Vallée de la Pendjari, la Vallée de l’Ouémé, la Vallée du Mono et autres. Bref! Tous nos cours d’eau ont des vallées à exploiter. Le cas de l’Ouémé reste particulier dans la mesure où c’est le fleuve le plus long qui l’alimente avec une demande très forte des populations qui ne vivent que de ses produits (…) Nous étudions maintenant tous les espaces que nous pouvons aménager pour faire de l’agri-business…”

J-Marc Aurel AGOSSOU 
#ProjetdeBudget2021, #MinisteredelAgriculture, #Priorites2021, #VisBen, #Benin, #Wasexo

Laisser un commentaire

Commentaire(s)

VISAGES DU BÉNIN

Visages du Bénin est un média d’informations générales mis en ligne depuis 2009 et dirigé par le journaliste béninois Francis Z. OKOYA. La rédaction de Visages du Bénin animée par des professionnels et soutenue par ses différents correspondants, propose toute l'actualité sur le Bénin et ouvre une large fenêtre sur le reste du monde. Restez connecté avec nous, restez informé.

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Rejoignez notre liste de diffusion pour recevoir les dernières nouvelles et mises à jour de notre équipe.

You have Successfully Subscribed!

%d blogueurs aiment cette page :