Rencontre avec le monde enseignant à la présidence: Des résolutions pour l’intérêt de l’école

 Rencontre avec le monde enseignant à la présidence: Des résolutions pour l’intérêt de l’école
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Le président de la République, entouré de plusieurs de ses ministres, ce jeudi 8 octobre au palais de la Marina. En face, une délégation de responsables de centrales et confédérations syndicales ainsi que des représentants des enseignants aspirants. Plusieurs sujets ont meublé les échanges, principalement la question des trente heures de masse horaire pour les aspirants.

La rencontre de ce jeudi 8 octobre à la présidence de la République était attendue comme celle de tous les espoirs pour en finir avec les contestations autour des trente heures de masse horaire pour les enseignants aspirants. Le président Patrice Talon avait à ses côtés pour la circonstance, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, ainsi que les ministres Romuald Wadagni, Mahugnon Kakpo, Adidjatou Mathys, Eléonore Ladekan Yayi et Salimane Karimou.
Face aux membres du gouvernement, une délégation de responsables de centrales et confédérations syndicales, notamment la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), la Cgtb, la Cosi-Bénin, l’Unstb, la Csub et la Cspib, ainsi que des représentants des enseignants aspirants regroupés au sein de la Fénacepib. Principal sujet de discussion, la question des 30 h de masse horaire pour les aspirants, dont l’allègement est sollicité par les acteurs concernés.
Dans son propos liminaire, le président de la République a rappelé à ses hôtes les efforts engagés par son gouvernement, en organisant des évaluations de compétences, pour constituer une base de données, afin de disposer des profils les plus pertinents pour pallier les déficits d’enseignants observés dans nos écoles, notamment dans le secondaire général. Mais ces évaluations, dira-t-il, n’ont pas permis d’avoir le nombre suffisant de personnes qualifiées. « Nous avons décidé, pour le bien de nos enfants, de nous limiter exclusivement à la base de données afin de ne pas envoyer en classe des gens qui n’ont pas un niveau minimum », a expliqué le président Patrice Talon, soulignant que ce choix se justifie par le devoir de l’Etat de garantir un enseignement de qualité à tous les enfants du pays, à travers des enseignants qualifiés. Pour le chef de l’Etat, les enfants du Bénin, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, ont droit à l’éducation.
C’est donc dans le but de satisfaire ce droit de nos enfants, a-t-il poursuivi, que le gouvernement a retenu de solliciter un peu plus les aspirants pour faire passer leur masse horaire à trente heures par semaine tout en leur accordant des compensations financières au lieu de recourir à des personnes qui ne sont pas du tout qualifiées pour l’enseignement.

Des efforts salués

Pour leur part, les hôtes du chef de l’Etat vont reconnaître les efforts faits par le gouvernement pour améliorer les conditions des anciens enseignants vacataires en particulier et pour l’éducation en général. Seulement, passer à trente heures de cours par semaine et par enseignant ne permettra pas au gouvernement d’atteindre l’objectif de promouvoir un enseignement de qualité. Arguments à l’appui, ils soutiendront que le gouvernement n’a probablement pas eu les meilleures informations relativement à la base de données et à la situation de certaines catégories d’enseignants.
« Trente heures, c’est largement au-dessus de la norme, c’est demander pratiquement l’impossible aux aspirants », admettra le président Talon. Mais sachant que nombre d’enseignants font autant sinon plus en ajoutant les heures supplémentaires à leur masse horaire ordinaire, il opposera que cela n’est donc pas impossible. Pour lui, le rôle de l’Etat, c’est de régler l’ensemble des problèmes du pays avec les moyens disponibles car les ressources mobilisées doivent servir à satisfaire les besoins du plus grand nombre. Ouvert à la discussion, le chef de l’Etat a, en écoutant ses interlocuteurs, promis de les associer à un inventaire de la base de données et, si les trente heures s’avéraient irréalistes, de faire des accommodements puisque le sujet ne relève pas du fétichisme. Le seul souci, a-t-il martelé, c’est de rompre avec le fait que seuls les enfants de parents aisés peuvent aller à l’école dans des conditions convenables. Les enfants de pauvres ont aussi ce droit où qu’ils se trouvent dans le pays.
Au terme des échanges et tenant compte des explications et doléances de la délégation, le chef de l’Etat a tenu à rassurer ses hôtes. « Aucun aspirant déployé l’année dernière et figurant dans la base de données ne sera laissé sur le carreau », a-t-il notamment déclaré, précisant que si le calcul du gouvernement s’est opéré sur une base de données erronées, il sera repris.

Josué F. MEHOUENOU, La Nation

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