Un feat et on en parle plus… Dommage !

 Un feat et on en parle plus… Dommage !

FeatUne demande de featuring, puis un an après, elle n’est toujours pas exaucée. Sa majesté l’artiste se fait toujours prier. Le tableau a l’air amusant mais en réalité, il ne fait pas rire du tout. Ailleurs, la collaboration entre stars ne nécessite pas autant de protocole. Et on dirait que ça marche. Combien de disques vendent-ils en ce moment ? Combien de concerts donnent-ils dans le monde, les Yemi Alade , les Flavour Na’bania, les P-Square- The Official Page, les DJ Arafat, les Toofan, les IamDavido, qui empilent les feat comme des chaussures dans un prêt-à-porter ? A défaut d’engranger des millions, ces collaborations qui créent la rencontre et la fusion des horizons artistiques divers, permet à ces artistes de conquérir de nouveaux publics. Or, tout le monde sait, l’artiste vit de son public. Et plus celui-ci est grand, divers et varié, plus l’artiste est connu. Dans le monde du Showbiz, être populaire, ne vous fait pas de l’ombre mais au contraire, vous apporte la lumière, cette lumière nécessaire pour le rayonnement de votre carrière. Trêve de démonstration car au 229, les acteurs de la chaîne de production, de promotion et de diffusion de la culture ne sont pas si abrutis que ça ! Ils connaissent cette théorie. Ils ne l’appliquent pas parce qu’aider l’autre se révèle être un fardeau qui nous pèse souvent. S’unir pour s’élever davantage est compliqué à mettre en œuvre pour nous. Il paraît que la faute reviendrait à Behanzin qui nous aurait maudit. Raison pour laquelle, deux béninois ne peuvent s’entendre pour travailler ensemble. J’éprouve du respect pour Behanzin et notre patrimoine historique mais je refuse de comprendre qu’il nous est si difficile de copier et de dupliquer ce qui se fait de mieux ailleurs. Magic System est devenu une référence mondiale du Zouglou en faisant featuring sur featuring avec des artistes et des groupes d’artistes de par le monde. S’il nous est possible de copier la musique des autres, pourquoi ne copions-nous pas en même temps la stratégie qui fait leurs succès au-delà de leurs frontières? Après avoir découvert le circuit international, Asalfo et ses amis d’Anoumambo ont tendu l’échelle à beaucoup d’autres ivoiriens comme Bagnon. Ici, personne ne veut montrer son circuit de diffusion internationale à l’autre. Conséquence, nous sommes très peu connus. Et parmi le peu qui arrive à sortir la tête de l’eau à l’international, impossible de s’entraider. Pitoyable ! Et c’est un euphémisme. Je pensais que comme nous savons que nous n’avons quasiment pas de producteurs, pas de label de disques dignes du nom, nous devrions nous entraider pour conquérir le monde. Dommage !

Ezin Pierre DOGNON : Médiateur Culturel / Auteur

Laisser un commentaire

Commentaire(s)

VISAGES DU BÉNIN

Visages du Bénin est un média d’informations générales mis en ligne depuis 2009 et dirigé par le journaliste béninois Francis Z. OKOYA. La rédaction de Visages du Bénin animée par des professionnels et soutenue par ses différents correspondants, propose toute l'actualité sur le Bénin et ouvre une large fenêtre sur le reste du monde. Restez connecté avec nous, restez informé.

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Rejoignez notre liste de diffusion pour recevoir les dernières nouvelles et mises à jour de notre équipe.

You have Successfully Subscribed!

%d blogueurs aiment cette page :